Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

21 novembre 2009

Les candidatures sont ouvertes

L'autre fois je me suis offert un sourire de bon matin. Je sais pas pourquoi, en me préparant pour ma douche, d'un coup, un souvenir est revenu subitement. Il s'agissait d'un mail que Naboo avait envoyé à ses amis pour savoir s'ils n'avaient pas une charmante lesbienne célibataire dans leur relation à présenter à une de ses amies, c'est-à-dire moi ! Bien entendu, certains ont pensé qu'elle faisait un coming-out déguisé. Trop bon. Inutile de te dire que la vie est mal faite et que les amis de Naboo ne m'ont servi à rien puisque les lesbiennes ils ne les côtoient pas !
T'en connais beaucoup toi des gens qui prendraient le temps, voire même le risque de faire ça ? Hmm ? Donc, il est temps que j'agisse à mon tour. Grâce à mon blog adoré que je vénère puisque c'est le mien. Bon, tu me diras, mes lecteurs sont surtout des lectrices donc c'est pas gagné mais on sait jamais ! Peut-être qu'il y a tout de même l'élu caché derrière une adresse IP.

Alors, à toi, futur homme de Naboo, il est temps de te manifester. Ne fais pas ton timide, c'est pas la peine avec Naboo Chou. Pour qu'elle t'aime pas faut vraiment que tu sois le roi des connards. Et tu ne l'es pas n'est-ce pas ? Non, toi tu es beau, 25 30 ans, tu es calme mais pas mou, drôle mais pas lourd, intelligent mais pas hautain. Tu as de la classe, tu es tendre mais viril aussi, sensible sans être une flippette. Tu as la cool attitude, tu te poses, tu écoutes, tu rigoles et puis c'est tout. On ne t'en demande pas plus. C'est pas bien compliqué, t'en conviens. Ah et tu éviteras les déclarations à 2 balles, elle aime pas trop je pense. Sois un peu original, dis lui des trucs qu'on n'entend pas dans les films, tu seras bien gentil.
Je crois que c'est à peu près tout. On va pas trop rentrer dans les détails, tu verras ça directement avec elle ensuite. Je te donne les grandes lignes déjà. Bien entendu, faut que je valide tout ça. Les petits amis de mes amies sont un peu mes petits amis à moi aussi (si t'as compris cette phrase c'est que t'es pas trop con) mais sans les relations sexuelles et l'échange de salive. Ouais, y'a des limites quand même à tout partager entre amies !

Bon, bah voilà, je crois que je t'ai tout dit. T'es mignon, tu laisses un petit commentaire pour lui déclarer ta flamme ou alors tu m'envoies un mail et je ferai suivre si je vois que tes mots en valent la peine.

Sur-ce, je te laisse je vais à la crémaillère de Cat et Naboo. Non, ne t'en fais pas, pour mon plus grand désespoir, Naboo n'es pas devenue lesbienne, elle est juste en colocation. Mais si tu continues à faire ton farouche, peut-être qu'un jour, par dépit, elle finira dans mon lit ! 

Posté par Ginette parfaite à 18:26 - La tribu - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2009

Ca fait une semaine

Oui une semaine ! Que je ne me reconnais plus. Je m'horripile. Appelle-moi Ginette la Guimauve. Non, mais vas-y, fais-toi plaisir, pour une fois que je t'autorise à te foutre de ma gueule. Profites-en.

Non. Je ne suis pas amoureuse, c'est pas ça, mais il n'empêche que je suis un peu un choubidou. Ouais, j'invente mes petits noms débiles moi aussi. J'en ai beaucoup, si tu savais. Je pourrais faire 14 volumes d'Universalis avec mes petits mots ridicules.

Donc, qu'est-ce que je disais ? Ah ouais, trop la guimauve. Pourquoi, je ne sais pas. 
En ce moment, je ne peste pas. Les gens qui ne suivent pas leur ligne sur le trottoir et viennent chercher mon contact, je les contourne sans lever les yeux au ciel et les traiter de connards. Les valises à roulettes je serais tenter de leur dire bonjour en souriant sans les insulter d'invention de merde, les tarées psychopathes avec leur poussette qui veulent te tuer ou tuer leur bébé, je les évite en rigolant et même les parapluies dans Paris je les tolère aisément.

Mais le pire reste à venir : je propose gratuitement mon aide à mon prochain. Et vas-y que j'aide la petite vieille à monter les escaliers, et regarde moi porter le gros sac de cette jeune femme, écoute moi proposer mon siège à la femme enceinte, oui, là c'est encore moi qui aide un aveugle à trouver son chemin. Et j'en passe. Après ma bonne action, j'en suis toute étonnée, surtout quand on me dit "vous êtes gentille...c'est adorable...oh c'est chic..." Je me demande à chaque fois de qui ils parlent et je me rends compte que c'est de moi et j'ai envie de vomir.

Je ne me reconnais pas. Ca m'inquiète. Je réfléchis, je tente de trouver une raison. D'habitude je suis dans cet état un lendemain de nuit d'amour ou alors après la lecture d'un texto enflammé. Toi-même tu sais que ces choses là ne font pas partie de mon quotidien pour le moment. Tu penses bien que je t'aurais fait une annonce en Arial corps 72 pour t'annoncer la nouvelle. En plus, ça dure ce truc. Que je sois sympa 1h avec les inconnus, passe encore mais là...une semaine. C'est énorme. Où suis-je ? Moi grosse connasse et fière de l'être que suis-je devenue ? Je m'aime pas du tout comme ça. Il me manque ma hargne. Limite si bientôt je vais pas aimer le monde entier. Je médite longuement. Je vais bien trouver une raison à cet état lamentable...

Ca doit être ma semaine de solidarité. Ou alors c'est mon âme de super héroïne qui se révèle. Gigi la sauveuse d'un monde en perdition. En fait, je crois qu'on pourrait même me prendre comme emblème de l'identité nationale pendant qu'on y est ? Attends, laisse-moi rire, j'en peux plus. Ahahahahahahahah, ça y est j'ai ri, on peut reprendre. Ah, attends de nouveau...identité nationale ? Ah bah voilà, je suis plus du tout en mode choubidou. En 30 secondes, rien que d'écrire ça par mégarde, je deviens Ginette la grosse flippette. Ca me fait peur tout ça, tu sais. Mais je vais m'arrêter là, sinon on change sujet. Il est plus question de qu'est-ce que je suis en train de devenir mais de ce que la France va devenir. Et c'est pas drôle. Et c'est triste. Et du coup, je me suis mise en dépression en 2 mots : identité nationale. Gigi en mode choubidou, c'est terminé.   

Posté par Ginette parfaite à 23:54 - MOI - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2009

Vulnérabilité

T'as remarqué que c'est quasiment l'hiver. Il fait nuit à 17h30 ! Tristesse.

Tu vois, c'est la période de l'année où je me sens vulnérable. Il fait frais, il fait gris, tout ceci ne me donne qu'une envie : me blottir à côté d'un corps chaud. Ne plus bouger. Rester dans mon lit, nue de préférence, avec une jolie demoiselle, nue aussi, c'est mieux ainsi.

Je sens bien que je suis tendue, que je ne pense quasiment qu'à ça. T'as pu te rendre compte que le monde est mal fait et que donc, de fille nue dans mon lit il n'y a point. Attends, je regarde, juste par acquis de conscience, on sait jamais...non, non, non, mon lit n'attend que moi. Désespoir.

Je vois bien que mon ordi me fait de l'oeil. Il me murmure de me connecter. Je lutte. Non, je n'irai pas sur Gayvox. Là tu te dis que je suis vraiment trop conne et c'est pas faux. Mais il y a une logique, bien à moi. Je sais que je suis dans mon état limite, par conséquent je m'abstiens. En effet, quand je suis comme ça, je perds toute lucidité, toute objectivité. Mauvais. C'est pas bon. Ca signifie que la première qui me dit bonsoir, je peux jeter mon dévolu sur elle. Danger. Qu'elle soit belle ou pas, conne ou pas, tarée ou pas, paumée ou pas, il est possible que mon envie de chaleur, m'amène à faire des mauvais choix. Tu comprends sans doute pourquoi j'hiberne avec moi-même. Je ne souhaite pas faire n'importe quoi avec n'importe qui.

Puis, bon, faut dire qu'hier un regard m'a bouleversée. Ca ne mènera à rien mais quand même. L'intensité du moment mérite d'être racontée.
Je rentrais chez moi. Il était minuit. Je vois une jeune fille qui entre dans mon immeuble. De dos, je pense que c'est une ado. Elle a une veste en cuir, un slim, des cheveux longs attachés un peu n'importe comment. Bref, je crois avoir à faire à une "teenager". Ouais, parfois, je peux te sortir un mot anglais !
Je la rejoins dans le hall, en attendant l'ascenseur je ne prête pas attention à elle. Nous montons. Elle va au 3e et moi au 7. Elle me demande si mon pass pour entrer dans l'immeuble fonctionne bien. Je lui réponds oui en cherchant mes clés dans mon sac et sans la regarder. Elle me dit que le sien ne fonctionne pas. Je réponds par un "ah" en cherchant toujours mes clés. Nous arrivons à son étage. Les portes s'ouvrent. Je relève la tête, elle se tourne vers moi. Je constate alors que ce n'est pas du tout une ado. Elle doit avoir mon âge. Elle a un regard magnifique. Elle est brune et tu sais que j'ai un faible pour les brunes. Ses yeux bleus fixent les miens et avec un charmant sourire elle me souhaite une bonne nuit. Le temps que je me remette de ma charmante surprise et que je bredouille un lamentable bonsoir, les portes se sont refermées.

Alors, je n'ai pas du tout de gaydar donc je suis incapable de te dire si cette demoiselle est potentiellement homo. Ce n'est pas ça l'important. C'est son regard. Il était franc et doux, il m'a transpercée et ça, c'est pas tous les jours que ça arrive. En ouvrant la porte de chez moi, je chantonnais "elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue blablabla" et c'est en ayant Marc Lavoine dans la tête que j'ai pensé ça y est, je suis encore amoureuse et c'est aussi à ce moment que je me suis dit que j'étais vraiment dans un état de manque pitoyable et donc une proie facile.
Tu comprends...ou pas (moi je me comprends c'est le principal) pourquoi je décide de me cloîtrer chez moi sans me connecter sur Gayvox. Je suis capable de tomber amoureuse d'un simple pseudo et peu importe qui est derrière ! Ouais, je sais, ça fait peur.

Posté par Ginette parfaite à 23:49 - MOI - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2009

Défouloir

Je tape. Avec toute ma force et toute ma rage. Je transpire, exulte, souffle. Je tends les bras, plie les jambes, étire mon corps entier. Je frappe le volant avec toute ma force.
Oui, je joue au badminton une fois par semaine. Entre 20 et 22h. Je me vide. Je m’exténue. J’ai envie de me fatiguer, d’éprouver mes muscles. Ensuite, je rentre à pieds. De grandes enjambées rapides. The Do, Patrice, Camille, Wax Taylor, ACDC… dans les oreilles. Le matin, mes jambes et mes bras demandent une trêve que je ne leur accorde pas.

Pas de pensées. Je privilégie le corps. Une douleur saine, bienfaisante. Je prends des résolutions, j’enterre des déceptions, je rature des ambitions. Je me défoule pour faire le point. Puisque mes larmes ne coulent pas, je laisse la sueur évaporer mes doutes, mes peurs, mes tristesses.
Je m’épuise pour me retrouver. Je m’apaise. C’est comme si je me libérais. Je tente de tuer le peu de naïveté qu’il me reste. Je fais le ménage, le tri. Je ne recycle pas. J’essaie de chasser mes incompréhensions. Je veux balayer tout ce qui me dégoûte : ces paroles insensées, ces actes irraisonnés.

Me réécouter, ne pas tergiverser. Il me faut reprendre ma route, celle que je veux tracer seule. Je suis restée quelques mois sur le bas-côté, ne sachant plus dans quelle direction aller. Ou plutôt si, je savais, mais je n’en avais pas l’énergie. J’ai entendu mes souffrances, je les ai comprises. J’en ai fait le tour, je crois. Elles décident peu à peu de m’abandonner. Terminé les sourires forcés, les yeux dans le vague à regarder le plafond pour tenter de trouver des réponses à des questions qui n’en ont pas.

J’admets qu’il est temps de laisser les peines derrière moi. Une page se tourne. J’apprends, je grandis et je m’endurcis aussi, encore un peu plus.

Posté par Ginette parfaite à 20:39 - Divagations - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2009

Il était gros

Que dis-je ! ENORME ! Je pensais même que c'était un faux. Impressionnant. Et puis, elles étaient belles aussi les 3 brunes qui dansaient. Et cet homme avec ses propos si justes...

Je suis entrée dans le monde de l'image, j'ai cru à quelques mirages. Ta gueule, je tente de me faire poète alors même si la rime est pauvre, tu fais comme si c'était de la grande prose.

Tu comprends rien de ce que je te dis. C'est bien le but mon amour. Allez, redevenons terre à terre et explicite. J'étais au salon de la photo. Un vrai plaisir. Les exposants voient les choses en grand, ils sont là pour vendre des petits appareils qui coûtent une fortune alors ils ne lésinent pas sur les coûts. Des grands écrans partout, de belles affiches, des vitrines qui exposent avec goût des reflex plus beaux les uns que les autres. Même si tu connais rien à la photo, que tu pratiques pas, comme moi, t'as envie d'acheter ces bijoux de technologie.

Tu entends de la musique. Beyoncé. Tu vas voir et là 3 jolies brunes se trémoussent. Elles dansent bien, le corset est serré faisant sortir les seins, la jupe est très courte surtout quand elles se penchent. Les flashs crépitent, "Pan taxe" est content, ça attire les gens sur leur stand. J'ai même applaudi car, quand même, c'était beau à voir.
Oh, un autre attroupement. Pourquoi ? J'y vais et là je vois une jolie fille habillée en tarzan qui pose avec un gros python. Elle maîtrise, elle est à l'aise. Je vois derrière elle un très beau perroquet qui, sûrement jaloux de l'attention portée au serpent, pousse des cris. Une chose attire mon regard. Ca bouge pas, c'est gros, ça doit être empaillé. Non. Il se tourne ouvre des gros yeux ronds. Orange. Captivant. Un hibou. Alors, c'est énorme, vraiment. Des serres à faire rougir un aigle royal. Un regard intense. Un mouvement de tête de gauche à droite puis de droite à gauche qui le rend un peu con. Mais, tout de même, magnifique ! "Lu mixe" est ravi, le décor bestial ça attire aussi.

Passons ces frivolités veux-tu et parlons de Raymond. Raymond Depardon. Comment tu connais pas ?! Mais quelle inculte tu fais ! Non, je déconne, oh ça va. Moi non plus, avant aujourd'hui je ne savais pas qui il était. Est-ce une honte ou pas ? On s'en fout ! Le principal c'est que maintenant je le connais. C'est un photographe réputé. Il est aussi cinéaste. Je l'ai entendu parler de son métier, il est humble. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a dit, j'ai été touché. C'est un homme, comment dit-on ? ah oui ! d'un certain âge. Je peux être politiquement correct quand je veux, tu remarques j'espère. J'aime beaucoup ses photos de la France, de la Bretagne. Il a aussi beaucoup travaillé en Afrique. Il a dit, qu'aujourd'hui, avec les très bons appareils, on pouvait vraiment faire de jolies photos, en sortir une qui rend l'image telle qu'on la voit et que du coup, grâce à ça, quand il allait faire des photos en Afrique, il ne rajoutait pas de la misère à la misère. Il l'a expliqué mieux que je ne suis en train de le faire et c'est quelque chose qui a marqué mon petit esprit limité. Il a aussi donné son avis sur son art, une vision claire, simple et personnelle : la photo c'est le temps. Ca le retient, ça le fige, ça en témoigne. C'est simple, efficace. Tu vois, je suis frustrée en ce moment même car je peux pas te redonner l'impression que m'a fait cet homme. Il avait beaucoup de passion, de recul, de sagesse aussi, je pense. Que veux-tu, il m'a émue cet homme.

Bon, j'ai aussi assisté à une 2e conférence d'un autre grand photographe mais il se la racontait un peu, du coup, j'en parle pas, je le cite pas. Etre sur mon blog ça se mérite, je mélange pas les tampax et les serviettes (ahahahahah toujours l'humour raffiné, ça me perdra). Bon, c'est pas tout ça mais faut que je te laisse, on va honorer une dernière fois l'appart de Calorine et rien que d'y penser limite si j'ai pas une petite larme de nostalgie qui coule.

Posté par Ginette parfaite à 18:45 - Se culturer - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2009

Dossier

Oui, ce soir, ouvrons ensemble un dossier. Du lourd, du bien lourd. Lequel est-ce ? Attends, je regarde. Vévé n°347. Vévé c'est mon ex. n°347 ça correspond à son énième histoire de coeur compliquée.

Vévé n'aime pas la lesbienne facile. Elle préfère, en général, les hétéros qu'elle détourne pour pleurer 6 mois après, en me disant qu'elle ne baise plus car sa meuf doit préférer les hommes. Bien. Là, on a de la chance, elle a tapé dans la lesbienne. Y'a du mieux me diras-tu ! Ne t'enflamme pas ! Nous parlons de Vévé.

Vévé, qui, après sa dernière rupture, a quand même couché avec un mec rencontré en boîte histoire de tuer son 1% de doute sur sa sexualité. Oui, ce sont ses propos et ma foi, ils ne sont pas dénués de sens. Bon, j'ai gueulé un peu, pas parce qu'elle a couché avec un homme, mais parce que c'était un inconnu et que donc ça aurait pu être un calvaire. Il n'en fut rien heureusement et Vévé est désormais sûre à 100% qu'elle est lesbienne. Ca c'est fait.
Tu me diras, moi aussi j'ai ramené des inconnues chez moi, ce à quoi je réponds que c'était des femmes et même si j'ai l'air d'une crevette, il y a peu de chance qu'une fille arrive à me maîtriser par la force, un homme si.

Histoire de s'assurer qu'elle était vraiment homo, elle recoucha avec son ex : Dédé. Là, j'ai pas gueulé, je le savais avant elle qu'elle tirerait ce coup facile (oui, je m'exprime toujours avec élégance, c'est bien connu). Quelques jours de répit. Jusqu'à ce texto : "et merde, je crois que je suis amoureuse". J'étais au boulot. J'ai lu. J'ai soupiré. Mon dieu ! Quel spécimen a-t-elle choisi cette fois -ci ?

Une jeune infirmière stagiaire. Ca donne envie. Qui est homo. Ca donne encore plus envie, limite si j'aimerais  pas être à la place de Vévé. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais nous ne sommes pas Candide ! Bah non.
Alors la petite infirmière a une copine. Ca se complique. Depuis 8 mois. Jusque là, j'dis rien. Ca arrive d'être avec une femme et de la plaquer pour une autre. Seulement, la demoiselle passe des nuits chez mon ex, elles se font des petits bisous, des câlins chastes. En écoutant ça, j'ai froncé les sourcils et j'ai demandé à Vévé : "et sa meuf ? Elle y pense". Bien sûr que non ! Visiblement y'avait pas de problème dans ce comportement ambigu. Forcément, j'ai donc conclu que la jeune infirmière je l'aimais pas. Ca a duré 2, 3 semaines. Puis, récemment, la demoiselle a réalisé qu'elle avait quand même une copine. Bien, elle a tout de même une conscience. J'y croyais plus ! Donc, elle passe toujours des nuits avec mon ex mais terminé les petits bisous et tout. Y'a quand même les textos, environ 258 par jour.
Elle n'est pas amoureuse de sa copine. Elle l'a dit. Dans ce cas, j'ai demandé pourquoi elle restait avec. Tout simplement parce que la demoiselle a enchaîné pas mal de filles et que là, elle aimerait être sage. Mon dieu ! Encore une qui est d'une complexité désarmante. Elle a le droit de se taper une multitude de filles si c'est ça qui lui convient. Elle a pas besoin de rester avec une fille qu'elle n'aime pas et de passer des nuits avec une autre.
Bref.

Tu vois, c'est pas gagné. Vévé ne sait plus trop quoi penser et moi non plus. Nous avons de longs soupirs au téléphone pour savoir si Vévé doit être plus entreprenante. C'est délicat. Je suis le dossier avec beaucoup d'intérêt. Je vois bien que mon ex tombe amoureuse. Elle s'en défend mais je la connais mieux qu'elle-même ne se connaît (putain, elle m'a fait mal à la tête cette phrase). Elle adore jouer et là, elle est tombée sur une grande joueuse. La question fondamentale, la problématique évidente dans cette histoire est de savoir ce que souhaite cette fille. Veut-elle simplement allumer Vévé ? Cherche-t-elle uniquement à plaire ou à séduire ? Ou est-elle attirée réellement par Vévé ? A-t-elle des sentiments ? Désire-t-elle un coup d'un soir ou le début d'une histoire ? Toutes ces questions sont, pour le moment, sans réponse mais ça peut changer d'une minute à l'autre. Le dossier Vévé n°357 n'est donc pas clos ! Régulièrement j'envoie un texto à mon ex pour savoir si elle a couché. Oui, cette saloperie serait capable d'oublier de me tenir au courant d'un tel événement, je dois donc être vigilante.

C'est pas simple les filles, l'amour, le sexe. Ah, en parlant de ça, la jeune infirmière stagiaire a dit qu'elle n'aimait pas le sexe. Quand j'ai entendu ça, je me suis dit qu'on avait touché le fond. Vévé a encore une fois jeté son dévolu sur un cas. Je n'ai pas d'objection. Je lui ai dit ce que j'en pensais, à savoir une histoire compliquée et pas forcément épanouissante, mais comme d'habitude elle ne m'écoute pas et elle a bien raison. Après tout, cette fille la rend heureuse pour l'instant, elle obsède son esprit et sûrement un peu son coeur et c'est tout ce qui compte. Si je pouvais ne pas ouvrir le dossier Vévé n°358 : la-déprime-à-cause-de-l'infirmière-stagiaire-qui-avait-une-copine-et-n'aimait-pas-le-sexe, j'en serais bien aise.   

Posté par Ginette parfaite à 22:21 - La tribu - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2009

Ah ?

Ah oui ! J'ai un blog ! Je n'aime pas le délaisser ainsi. Donc, ce soir, je t'écris. Histoire d'embellir un peu ta soirée car ta vie est morne sans moi. Je sais.

Dans ma bonté, je fais l'effort. Mais l'effort pour te dire quoi ? Bah rien. Oh ! Déjà je te signale que j'existe toujours, je vais pas, en plus, trouver un vrai sujet ! On te donne un doigt et t'en veux deux ! (Grande classe je sais, mon dieu que c'est trash, pardonnez-moi, mais ça s'est écrit tout seul à l'insu de mon plein gré). Qu'est-ce qu'on rigole quand même ! Enfin, moi oui et c'est le principal.

Alors, comment combler ce creux, ce vide des mots. Bah je sais pas. Ma vie est un enfer. Ouais, si, je te jure. J'ai des soucis tu sais. 2 en fait. Tu choisiras par toi-même lequel est le plus problématique.

Le premier c'est que j'ai un bégonia transgénique. Parfaitement ! Il était tout minuscule il y a quelques mois. Il tenait dans un petit pot. Il était léger, transportable, avait 10 feuilles. Je l'aimais bien. Lui aussi et c'est tout mon problème. Pour me témoigner son adoration envers moi-même, qu'a-t-il fait ? Il a grossi. Mais quand je dis grossi, c'est un euphémisme. C'est comme si un bébé de 3kg arrivait à 300kg en 6 mois. Chaque jour au mois 3 nouvelles feuilles. Et vas-y que j'explose mon petit pot. Alors, j'ai été obligée de lui changer son pot. Un truc énorme de 30cm que j'ai du remplir de 12 litres de terreau. Avec ça, il a le pot adapté à sa taille. Mais j'ai peur. J'ai peur qu'il devienne encore plus énorme du coup. Donc, depuis 2 jours, je le supplie. Je le supplie d'arrêter de m'aimer toujours plus fort. Je lui demande d'arrêter sa croissance. Et comme ce bégonia est un peu con puisque c'est le mien bah aujourd'hui j'ai vu 5 nouvelles feuilles ! Une angoisse. C'est comme si, son but c'était d'envahir mon appartement pour que je ne vois que lui ! Tu peux constater que mon souci est énorme quand même !

Bon, le 2e, c'est que je suis célibataire. Ouais, ouais, ouais. Me demande pas pourquoi. Même moi je ne me l'explique pas très bien. C'est mon choix. Je me demande si j'ai pas un coeur de flippette en fait. Je sais pas. Toujours est-il que j'ai préféré arrêter parce que ça m'a fait peur. Quand j'aime pas assez ça va pas et quand j'aime trop bah ça va pas non plus. Ah ! Je suis bien une meuf ! Compliquée à souhait. Pourtant, ça me ressemble pas, je fais pas partie des angoissées et des flippées. Bah là si. Enfin, bref, tu vois, la vie c'est vraiment pas simple.

Voilà. Tu jugeras par toi-même quel est le drame de ma vie que je dois méditer en 1er. Tu me diras, le bégonia, je peux toujours le raser ou le jeter de mon balcon...avec mon coeur je peux pas faire ça. Crois-moi, des fois, je le regrette.

Posté par Ginette parfaite à 23:30 - MOI - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 septembre 2009

Ma question

Ah, tu peux pas savoir comme ça me perturbe. J'y ai pensé avant de m'endormir et ça a continué toute la journée. C'est rare que mon cerveau soit si longtemps occupé.

J'ai réfléchi, médité, mais je ne trouve pas la réponse, je vois pas l'intérêt.
Je t'assure, j'ai tenté de me projeter, comme d'habitude, pour avoir plus de chances de comprendre. Mais rien. J'y arrive pas.
Non, non, non, vraiment...je me demande comme tu peux être motivé par ça.
Ca quoi ? Ah pardon ! J'oublie souvent que tu peux pas deviner de quoi je parle si je te détaille pas tout. J'adore faire languir tu sais. Limite si ça m'excite pas un peu. Oui, il m'en faut peu.

Alors, rentrons dans le vif du sujet. Assez de tergiversations (comme je te case des mots intellos des fois). Hier, je suis rentrée tard. Tu t'en fous et moi aussi. J'ai allumé ma télé et une cigarette. J'étais sur la 6, à la fin d'un dîner presque parfait. Et c'est à ce moment que j'ai été bouleversée au point de suspendre mon geste et de laisser ma cigarette se consumer.
Sais-tu que y'a un jeu auquel tu peux participer. Je sais plus ce qu'il faut que tu fasses et ce n'est pas ça l'important. C'est la récompense. Si t'as la chance de gagner, d'être l'élue, qu'est-ce que tu gagnes ? Tu sais pas ! Bah je vais te le dire. Attention, t'es toute ouie ? Assieds-toi. Tu vas pas t'en remettre. Finis ta clope (oh faute ! clope c'est masculin, pas féminin, mais je m'en fous, c'est plus joli de dire ça) avant de lire ce qui suit sinon elle va se fumer toute seule et ce sera de l'argent gaspillé. C'est bon, t'as écrasé le mégot.
Donc, si tu gagnes au jeu d'un dîner presque parfait tu auras le droit à : UN AN DE PRODUIT VAISSELLE ! Si ! Je te jure. Et comme ils disent, tu pourras essayer tous les parfums ! GENIAL ! Et ils disent ça avec tellement d'excitation que tu te demandes si tu vas pas te mettre à danser nue sur ton lit en balançant string et soutif.

Rassure-toi, je ne l'ai pas fait. Je suis restée enfumée, immobile et pensant. Qui ? Oui, qui pourrait se ruer sur ce jeu grâce aux produits vaisselle.
Déjà, c'est discriminatoire, ça élimine ceux qui ont une machine à laver et c'est dégueulasse ! Ensuite, imaginons que t'es comme moi. T'es seule. Ta vaisselle se résume donc bien souvent à 1 tasse, 1 assiette, des couverts et un verre. Ce qui signifie que ton produit vaisselle il te dure longtemps. Si t'en achètes 3 par an c'est le grand maximum alors qu'est-ce que t'en as à foutre de gagner 1 an de ça ? C'est pas ce qui va sauver ton pouvoir d'achat.
A la rigueur, 1 an de tampax bon ça pourrait être un peu plus intéressant et encore ça vire les hommes et c'est pas équitable ! Mais un an de produit vaisselle ! J'en reviens toujours pas. Quelle bande de radins. Je crois que c'est MIR qui propose ça et bah j'ai décidé de ne plus jamais en acheter ? Voilà. Ils m'ont perdue. Je déteste les avares. C'est comme ça. Une honte, une infamie, que dis-je ! Un scandale. Révoltant.
Et en plus, quand même, ça m'interpelle. Ca revient toujours. Qui, mais qui bordel de merde de bite à queue (là, tu noteras, c'est plus du tout intello) peut être motivé par ça !
J'aimerais savoir, vraiment. Je pense même à leur écrire pour savoir combien de gens ont participé. Allez, si t'as joué, dis-le moi et explique-moi pourquoi.

Tu vois, j'ai des questions existentielles. Je me demande si je vais réussir à surmonter cette pensée qui me taraude (pas mal comme mot aussi) l'esprit. Y'a des chances pour que ça m'empêche même de trouver le sommeil car je trouve pas la clé à cette réponse : qui peut désirer gagner 1 an de produit vaisselle ?

Posté par Ginette parfaite à 21:46 - Vue sur le monde - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2009

Je ne peux pas résister

Cloclo c'est plus fort que moi.

Oui, oui, je vais te parler du cloporte. Tu croyais que je plaisantais quand je te disais qu'il méritait bien un peu de ma prose ? Comment peux-tu croire que je dis les choses à la légère.

Oh mais ça va ! Je sais que je devais te montrer l'humour breton, bah t'attendras. Puis, là, ce soir, ça me dit rien. Et j'écris jamais quand je suis pas motivée.

En revanche, Cloclo, il m'inspire.

Ah le cloporte ! J'en reviens pas qu'un si petit truc tout moche puisse être si intéressant.
Bon, tu sais que je l'ai vraiment regardé en Bretagne. Oui, des cloportes y'en a partout. Donc, ça n'a jamais attiré trop mon attention. Seulement, en Bretagne, y'en avait un qui voulait vraiment habiter avec nous alors du coup, pour mieux le comprendre, je me suis documentée et je vais te faire part de mes découvertes. Tu me remercieras. Et tu sauras désormais apprécier le cloporte à sa juste valeur.

Donc, Cloclo, tu peux aussi l'appeler bibitte à bois ! C'est pas joli ce petit surnom. Je n'invente rien, c'est le jargon scientifique. Donc, bibitte, comment j'ai su que c'était un cloporte. Je te le redis, c'est moche et donc une horreur rampante comme ça tu la reconnais.
Photo pour les incultes :

Cloporte1_1_

Ouais, je sais, on a pas envie de l'avoir dans son lit. Alors, j'étais certaine que j'étais en présence de Cloclo car quand il s'est invité dans la véranda, que Cat lui a soufflé dessus sans méchanceté, il s'est mis en boule. Et, pas de doute, c'est bibitte qui peut faire ça. Je te montre ce que ça donne, comme ça tu sauras à quoi ressemble un Cloclo qui se sent en danger :

untitled


Comment lui dire ? Certes, il sait se mettre en boule mais il a l'air un peu con. C'est pas du tout dissuasif, ça ne le rend pas invisible. Je doute que cela soit efficace, enfin, en même temps, chacun fait comme il peut.

Alors, Cloclo, il s'est mis en boule devant nos yeux. Ca nous a fait rire. On l'a regardé en attendant qu'il se remette sur ses pattes. On a attendu longtemps. Ouais on était en vacances et on pouvait se permettre le luxe d'admirer un cloporte pendant quelques minutes. Mon dieu ! C'était laborieux. En fait, il a jamais réussi. Il a bien essayé mais il a oublié que le carrelage c'est pas fait pour les bibittes et que du coup y'a pas de prise pour prendre appui et se retourner. Oui, il était sur le dos et fallait le voir se contracter pour tenter de se mettre sur le ventre. Ridicule.
Parce que j'étais en vacances et donc de bonne humeur, j'ai attrapé ma tong. Je me suis accroupie auprès de Cloclo et j'ai pensé : tu vois, t'as l'air crétin même en boule. Je pourrais t'écraser comme un vulgaire cloporte ! J'ai approché ma tong délicatement de ses pattes en l'air. Il a agrippé ma semelle et c'était bon, il a retrouvé sa dignité dans l'herbe. Ah ! Ne va pas croire que j'ai un coeur ! J'étais en vacances, c'est tout, y'avait aucun sentiment, pas de compassion ou je sais pas quel autre truc attendrissant.

Cloclo, il a dû nous trouver sympathiques Cat et moi et sûrement bonnasses aussi, alors il est revenu 5mn après. Il s'est pas mis en boule, ni rien. Il était à nos côtés. Je me suis dit que j'allais lui offrir un verre. Je me suis documentée pour voir ce que ça buvait un cloporte. Et là, là, j'ai découvert le secret de bibitte. Bon, il boit pas du coca ni rien, il est à l'eau. Assez logique. En fait, c'est pas ce qu'il boit qui est intéressant mais comment il le boit. T'es ready ? Attention, il boit pas comme tout le monde. Même s'il a une bouche, bah il préfère boire par l'anus ! Voilà. En plus d'être moche, il est dégueulasse, pas du tout civilisé. Du coup, je lui ai pas offert à boire, j'invite pas n'importe qui à ma table, faut pas déconner.

Voilà. C'est tout pour Cloclo et c'est déjà beaucoup d'honneur que je lui fais. Bon, je pourrais rajouter que certains cloportes sont des travestis. Ce sont des mâles qui deviennent femelles à cause d'une bactérie qui les transforme mais j'ai décrété qu'on s'en foutait un peu.

Comment ? On s'en fout de tout ce qui concerne bibitte ? Hmm...c'est pas faux !

Posté par Ginette parfaite à 21:55 - Biodiversité - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 août 2009

La suite

En connasse assumée, passons à mon activité favorite : la critique.

Avec Cat nous avons décidé d'aller voir le Mont Saint-Michel. On n'était pas à côté. Il a fallu 3 heures de route avec Jojo la Peugeot qui était belle, économe, silencieuse, nerveuse (limite si j'ai pas eu envie de la prendre pour femme) et qui d'ailleurs mérite une photo :

Vacances_Finistere_Nord_067

Donc, qu'est-ce que je disais ? Ah ouais, on a fait 3 heures de route pour le Mont et nous sommes restées 15mn ! Pas du tout rentable, il est vrai, mais nous avons tout de même profité de la beauté du lieu en nous promenant autour du Mont et non pas dedans.
Mais pourquoi donc avons-nous quitté les lieux si vite? Du monde ! Une horreur. Pire que Disney Land. Quoi ? Oui, ça va, je sais que c'était pas la meilleure idée d'aller se promener là-bas durant les grandes vacances. On y a réfléchit, faut pas croire. On s'est dit que c'était maintenant ou peut-être jamais. Qui sait si nous aurons l'occasion d'y retourner ? Tu sais lire l'avenir toi ? Non. Bah voilà, nous non plus.

Bon, quand même, le Mont c'est beau. Quand tu le vois apparaître après un virage t'as l'impression d'être un peu dans Harry Potter. Une vision fantastique. Un truc qui s'élève de nulle part, qui s'impose au milieu du sable et te défie de loin, fier d'être ainsi planté. Tu contemples avec tes yeux brillants d'admiration, tu ouvres la bouche pour témoigner ton ébahissement et d'un coup tu la refermes en fronçant les sourcils. Plus tu t'approches, plus tu sens l'énervement monter. Que vois-tu au pied du Mont ? Un parking avec forcément des voitures. Ah, ça t'agresse la vue. Le Mont et sa grande étendue de sable violée par un immonde parking. Oui, faut bien que les gens viennent au Mont mais était-il nécessaire de foutre ce putain de parking à ses pieds ? Il y a beaucoup de champs autour du Mont, il aurait été facile de réserver un emplacement  aux bagnoles un peu plus loin. Ok, il aurait fallu ensuite marcher à pieds pendant 10mn pour entrer au sein du Mont et alors ?! C'est criminel tout ça, regarde comme t'as une vue toute moche :

Vacances_Finistere_Nord_121


Tristesse. Mais ma critique n'est pas finie. Tu vas au parking, tu paies 4 euros et tu veux prendre une photo du Mont avant d'y entrer. Tu feras avec les touristes. Look, ces petits être ridicules, chiants et qui osent venir au même endroit que toi !

Vacances_Finistere_Nord_120


Des gens, des vélos, des voitures...du coup t'arrives pas à apprécier la beauté du monument. Mais c'est pas fini. Que crois-tu ? Je t'ai dit que là je critiquais du coup, je m'éclate, je suis prolixe. J'exerce ma passion !
Tu entres enfin à l'intérieur du Mont et t'as qu'une envie c'est de te casser. Tu peux pas t'imprégner du lieu car tu ne vois rien, il n'y a aucune émotion. Des gens agglutinés autour des stands de gaufres et de la Mère Poulard ! D'un seul coup, tu sens que tu stresses, t'as qu'une envie c'est de t'enfuir. Cat et moi nous frayons un chemin avec notre air pas aimable. Nous recherchons les petits escaliers les moins fréquentés pour monter. Nous optons toujours pour ceux qui sont cachés et dons pas encombrés. On arrive à avoir quelques instants paisibles pour profiter du paysage.
Photos :

Vacances_Finistere_Nord_123

Vacances_Finistere_Nord_124

Vacances_Finistere_Nord_125

Vacances_Finistere_Nord_126

Cat et moi étions très énervées de voir le Mont transformé en parc touristique. Alors, attends, je dis ça car je touche pas d'argent mais si je pouvais m'enrichir grâce au Mont je peux te dire que j'aurais fait pire : j'aurais fait un MacDo, une grande roue dans le sable, un manège pour les gosses, un Franprix, un crédit agricole, une société générale, une BNP, La poste, une télé-réalité Koh Michel avec pour règle traverser les alentours du Mont et comme récompense la vie pour les meilleurs et la mort pour les cons qui ont fini dans les sables mouvants dévorés par des petits crabes microscopiques...et même une tour Eiffel rebaptisée tour Poulard. Mais étant donné que le Mont n'est pas à moi (et tu te dis heureusement) bah je me révolte contre le capitalisme et notre société de consommation !

Ah, comme c'est bon de cracher sur quelque chose en ce lundi. Je commence bien ma semaine. Je me sens en forme. Tu sais, j'ai encore des photos. Oui, oui, j'avais dit que je te montrerai qu'encore une fois les Bretons ne manquent pas d'humour. T'as trop envie de voir ça, je te passionne, je sais ! Mais ce sera pas pour ce soir. Non, attends, faut pas déconner, mes photos je les rentabilise, je fais 3 posts avec ! Qu'est-ce qu'il y a ? T'as une réclamation ? T'en as marre de mes vacances en Bretagne ? Ouais bah tu fais avec, tu te tais et tu t'agenouilles devant ta reine (moi). 

Posté par Ginette parfaite à 22:09 - MOI - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »