Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

26 juin 2009

Ma quête

Tu penses à la quête du Graal ? C'est que tu me connais mal. Ou alors tu penses à la quête d'une femme, là tu me connais déjà mieux. Ou bien tu penses pas du tout et c'est pas mal aussi.

De quoi vais-je parler ? D'une recherche bien spécifique. Aujourd'hui j'aurais dû être la plus heureuse du monde. Mais c'est pas le cas. Je suis frustrée. Enervée. Désespérée. C'est bon, tu situes mon état ?

Bon, ça va, je ne vais pas me pendre non plus. Ce fut une bonne journée. Déjà parce que j'étais en RTT. Joie. Attends, je prends pas des jours de repos pour mon plaisir. J'avais une obligation. Les soldes. Bah ouais, c'est important. Bon, je ne vais pas te parler de ma tranquillité dans les magasins pour acheter mes fringues qui était jouissive. Ok, j'ai claqué 200 euros mais c'était budgété, donc tout va bien, pas de drame bancaire. Ensuite, j'avais prévu de trouver Batwoman.

Batwoman ? Interrogation de toi-même. Ouais Batwoman lesbienne même. Tu comprends pourquoi je voulais tant la trouver. Mais de quoi je te parle bordel de merde ? Figure-toi, que j'ai lu dans un magazine que le N° de juin de Detective Comics était sur Batwoman et qu'elle était homo. C'est pas tomber dans les yeux d'une aveugle. J'ai noté dans mon petit cerveau cette information. Ca fait 3 mois que j'attends juin avec impatience. Et quel mois sommes-nous ? Bah ouais, juin ! Et tu crois que j'ai trouvé ce putain de comics ? Bah non ! Ca m'agace. Pas faute d'avoir cherché mais que dalle. Bon, ok, en comics j'y connais rien alors peut-être que j'ai mal cherché, c'est possible.

Oui, j'avoue les comics et moi on se connaît pas. Pas parce que j'ai des préjugés dessus mais y'a tellement de trucs que je ne sais par quoi commencer. C'est important la 1e fois tu sais, quand tu découvres un nouveau genre. Si tu choisis une merde, t'auras du mal à vouloir continuer l'initiation. Par exemple, ça m'a fait ça pour la SF. A 15 ans j'ai lu un truc pourri. J'ai donc pensé que SF = merde.  Oui, mon cerveau aime faire des raccourcis très rapides. Il a fallu attendre 4 ans plus tard pour qu'on me fasse découvrir les perles de la science-fiction. Depuis, c'est l'amour fou.
Donc, pour les comics, me suis dit qu'en commençant par Batwoman lesbienne je partais déjà bien. J'étais trop ravie de pouvoir m'identifier à Batwoman. Batwoman s'envole. Batwoman se bat avec des méchants. Batwoman sauve une jolie fille. Batwoman récolte sa récompense, la fille se met nue. Batwoman fait l'amour. Batwoman se transforme en chauve-souris...ah ouais, là non, c'est pas possible car Batwoman n'est pas un vampire.
Tu vois, je me voyais déjà vivre par procuration la vie mouvementée et sexuelle de Batwoman. Que la fiction remplace ma réalité, c'était mieux que rien. Même ça, on me le refuse. Je suis certaine qu'il y a complot contre moi-même c'est pas possible. Je suis trop énervée après le monde entier qui conspire contre moi. Je me dis aussi que si ça se trouve c'est un signe. Ouais, ouais, ouais. Je me dis que si j'avais trouvé ma Batwoman bah en ce moment je serais en tête à tête avec elle. Au lieu de ça, qui va me tenir compagnie ? Mais si tu sais, réfléchis un peu...T'as trouvé ? Oui, ce sont mes adresses excel de merde. J'ai décidé de me cloîtrer chez moi ce soir pour avancer un peu car c'est trop le désastre.

Du coup, tu m'excuses, je te laisse. Je vais remplir mon petit tableau en fantasmant sur ma Batwoman, ça me fera peut-être avancer plus vite. 

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24 juin 2009

Pourquoi je tombe toujours amoureuse...

... des serveuses ? Voici la question existentielle que je me pose à moi-même ce soir.

Hier midi je suis tombée sous le charme d'une jeune femme. La vingtaine, une peau blanche, des cheveux châtain ondulés, un corps longiligne et un sourire indescriptible tellement il est beau ! Mon coeur a chaviré.
Si Cat avait été là, elle aurait deviné mon désir bien avant que je ne le formule. Elle m'aurait regardé avec son sourire amusé, attendant ma confession "ah je suis amoureuse". J'aurais usé de mauvaise foi, comme d'habitude, juste pour la faire rire, en lui disant : "attends, c'est pas tous les jours que je suis in love". Ce à quoi elle m'aurait répondu : "tu plaisantes ! Tu tombes amoureuse toutes les 5 minutes !"
Pas ma faute si je suis une faible femme.

Ah qu'elle est jolie cette serveuse. Et ce sourire ! Je ne sais pas si je vais m'en remettre. Vois-tu, j'ai pris sur moi cependant. J'ai ravalé mon sourire niais, j'ai tenté de camoufler mon regard qui brillait d'envie. Cela ne m'a tout de même pas empêchée de l'observer pour admirer sa fine silhouette. Ravissement, émerveillement.

Mais ne crois pas que je vais tenter quoique ce soit pour la séduire. Là, tu te dis que je suis une flippette, une petite joueuse. Tu as tort. Parfaitement. Sache que je ne vais rien faire tout simplement parce que j'ai déjà donné et je n'aime pas que les histoires se répètent. T'avais-je raconté mon audace avec une autre serveuse ? Non, je ne crois pas. A l'époque on ne se connaissait pas. Comme tu devais avoir une vie misérable sans moi ! Mais passons, il n'est jamais trop tard pour rigoler un peu de soi-même alors je vais te raconter.

C'était en 2005 je crois. J'ai eu un coup de coeur pour une serveuse dans une crêperie. Un beau sourire aussi, un doux visage angélique. Je l'imaginais très bien lovée dans mes bras. Elle m'obsédait un peu. J'en ai parlé à mon ex qui n'a rien trouvé de mieux que de me convaincre d'aller lui parler. Quelle fourbasse mon ex quand même. Donc un soir, mon ex se planta devant le resto en me donnant de bons arguments pour que j'ose. Bien. Juste pour lui faire fermer sa gueule, j'ai décidé de me lancer. J'ai trouvé un plan. Je lui ai passé mon foulard et je lui ai demandé de m'attendre.

Je suis entrée dans le resto. Il était très tôt, il n'y avait personne à part ma serveuse qui m'accueillit de son merveilleux sourire en s'approchant de moi. Etant donné que je l'avais vue le midi, j'ai sorti mon plan. "Bonsoir, j'ai perdu mon foulard. Je me demandais si vous ne l'avez pas trouvé". Ahahahahahah attends que je me remette de ce scénario de merde ! A l'époque je l'avais trouvé parfait. Aujourd'hui, je le trouve lamentable. Bref, donc elle cherche et bien évidemment elle trouve rien du tout. Là j'enchaîne sans transition en lui demandant son prénom car depuis le temps que je viens, ce serait sympa de savoir. Là, elle me le dit. Attention, t'es prête : Sidonie ! J'ai eu un temps d'arrêt. Je me demande même si je n'ai pas fait la grimace. En tous les cas, ce que j'ai répondu je m'en souviens : "ah ! C'est...particulier". Quelle conne !
Elle me retourna la question. J'étais contente de son intérêt. Ensuite, j'ai continué dans mon élan en lui demandant immédiatement son n° de tél. Là, je me disais que j'abusais un peu. A ma grande surprise elle a sorti un stylo et m'a noté son n° sur un bout de papier. J'en pouvais plus ! J'ai pris le papier tendu et je suis sortie en lui disant merci et au revoir.

Mon coeur battait fort et vite. J'ai aperçu mon ex et je me souviens parfaitement de ma fierté en lui montrant le bout de papier. J'ai vu toute son admiration. Elle m'a dit "c'est L-wordien ce que t'as fait". Bah ouais. J'avais les joues roses, mes jambes tremblaient un peu, à tel point que j'ai dû m'accrocher au bras de mon ex pour pouvoir marcher correctement.

Et la suite ? La suite c'est pas comme dans les films ! Je lui ai envoyé un texto le lendemain en lui disant je ne sais plus trop quoi. Elle m'a répondu qu'elle aimait bien faire la connaissance de nouvelles personnes mais qu'elle allait se marier ! Je lui ai renvoyé un texto en lui disant merci pour sa réponse. Il est évident que je ne l'ai jamais revue. Je ne voulais pas d'elle comme amie, quel intérêt ? J'ai ce qu'il faut de côté là.
Tu vois, dans un monde parfait, ça se serait passé comme dans les films ou les séries. Elle aurait été bouleversée par mon texto, elle m'aurait fixé rendez-vous, elle aurait succombé à mon charme en résistant un tout petit peu contre son attirance pour moi, et nous aurions fait l'amour passionnément.

La vie est mal faite, combien de fois je vais te le dire ! Mais bon, pour le coup, c'est pas le résultat qui compte quand j'y repense. Non. Ce qui compte c'est la fierté que j'en retire encore aujourd'hui. Quand j'y pense, je me dis "je l'ai fait !". Je suis heureuse d'avoir osé. J'ai fait preuve de courage car c'est bien du courage qu'il faut pour faire un truc comme ça. Je n'ai pas de regret. Je me souviens de ma peur, de mon audace. Je me souviens aussi du soulagement éprouvé quand je suis sortie de ce resto.
Bien entendu, je me dis que cette serveuse devait être mentalement limitée finalement car pour me refuser faut pas être très très intelligente tellement je suis magnifique !

Tu comprendras qu'avec ma serveuse actuelle je vais m'abstenir de réitérer. Se prendre un râteau dans sa vie c'est suffisant, on va pas non plus se faire complètement labourer dans son orgueil. Toujours est-il que, j'insiste, y'a que dans les films qu'une telle histoire peut se conclure au lit. Alors, attention, si toi tu as réussi à concrétiser avec une serveuse hétéro, t'es gentille de la fermer et de pas venir me narguer. Mon ego ne le supporterait pas. Je te remercie de ta compréhension ! Et aussi, le coup du foulard perdu faut croire que c'est pas un bon plan, vaut mieux pas que tu réutilises cette idée. Tu pourras tenter avec ton portable égaré, ce sera peut-être plus glamour, ça donnera peut-être plus envie.

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17 juin 2009

Excel...

... ça pourrait rimer avec sexuel, sensuel. Mais en fait non. Y'a consensuel aussi. Ca, ça peut aller à la rigueur, surtout le con qu'il y a dans ce mot.
 
Oh si je vais te parler de ce magnifique logiciel. Oh oui tu vas te faire chier en me lisant. Poufiasse je suis et donc je partage avec toi mon malheur. Mais quel est-il ? J'aime croire que tu te poses la question.

Vois-tu, j'ai accepté une mission familiale. Ma belle-soeur a un fichier d'adresses qui sont très confidentielles. Elles sont sur papier. Faut les saisir pour faire un publipostage. Elle ne veut pas les sous-traiter car ça vaut de l'or. A qui elle a pensé ? A moi. Une personne de confiance. Une personne qui a besoin d'argent. Une personne pas trop conne qui sait comment faire un beau fichier utilisable. J'ai accepté. La famille passe avant tout, on ne dit jamais non. Seulement voilà, je savais pas. Je savais pas qu'il y avait des centaines de feuilles ! En plus, il est hors de question que j'accepte son fric. La famille je te dis !

Bon, je suis assez enthousiaste comme fille. Si, je t'assure. Quand j'ai vu ces centaines de feuilles, j'ai pas eu peur. J'étais heureuse de rendre cet immense service. Je le confesse, j'étais même assez excitée en ouvrant Excel. Pleine d'énergie, le sourire aux lèvres.
Avec dynamisme j'ai préparé mon document. J'ai fait mes petites colonnes : civilité, nom, prénom, adresse, complément d'adresse, boite postale, code postal, ville, téléphone.
Heureuse j'étais. J'ai commencé à remplir les lignes.

Ligne 1 à 50 : 10 minutes. Efficacité.
Ligne 51 à 100 : 15 minutes. Comme je vais vite !
Ligne 101 à 120 : 15 minutes. C'est fou comme Excel c'est répétitif.
Ligne 121 à 139 : 20 minutes. C'est dingue comme Excel c'est chiant.
Ligne 140 à 152 : 25 minutes. Quand tu tapes les adresses tu penses à rien. Surprenant. Pas besoin de réfléchir, c'est mécanique. Tu es juste devenue des doigts qui tapent.
Ligne 153 à 160 : 10 minutes. Ah putain, Excel ça te fait réaliser que t'as quand même une vie pas passionnante.
Ligne 161 à 165 : 10 minutes. Il faut que tu fasses une pause car là tu penses que ta vie c'est de la merde.

30 minutes après.

Ligne 165 à 170 : 5 minutes. Là, tu te dis que la famille c'est pas si bien que ça.
Ligne 171 à 173 : 5 minutes. Tu rajoutes aussi que t'es vraiment trop conne de dire oui à tout.
Ligne 173 à 174 : 5 minutes. Tu réalises que tu as énormément envie de smarties. Faut que t'ailles en prendre dans le placard.

15 minutes après car finalement t'en as profité pour pisser, te laver les mains, boire, te démaquiller, t'admirer et...prendre tes smarties.

Ligne 174 à 175 : 5 minutes. T'as décidé de t'enfiler toute la petite boite de smarties d'un coup. En basculant la tête en arrière pour recevoir tous les bonbons dans la bouche, tu te dis que limite tu simules un suicide en avalant des petites pilules.
Ligne 175 à 177 : 5 minutes. C'est bon les smarties mais ça te fait pas avancer plus vite.
Ligne 178 à 180 : 5 minutes. Tu regardes ton lit. Il est vide.
Ligne 180 à 180 : 4 minutes. Là tu bloques. Tu tapes plus. Tu regardes l'écran sans le voir. Ton lit est vide. Comme tous les soirs depuis, depuis...bien trop longtemps ! Tristesse.
Ligne 181 à 183 : 5 minutes. Tu penses toujours. Les filles c'est nul de toute façon. Sert à rien.
Ligne 183 à 184 : 10 minutes. Ta pensée s'intensifie. Pfff, être en couple, c'est nul. Sert encore plus à rien à part à baiser. Ouais, ça c'est bien. Faire l'amour aussi. Bref, fille = lit pas vide.
Ligne 185 à 187 : 15 minutes. Tu sombres. Faut que tu te trouves une femme. Pas conne, pas chiante, jolie, qui t'admire, t'idolâtre, se prosterne devant ton corps nu.
Ligne 187 à 188 : 10 minutes. T'as une idée, d'un coup, la solution. Faut que tu te clones. Ouais, ça ce serait parfait. Toi avec Toi. L'amour fou. Une dévotion sans faille pour toi-même.
Ligne 189 à 190 : 5 minutes. Oh putain ! Ca te fait de plus en plus chier cette merde ! Il est temps que tu ailles chercher une cannette de coca.

Ligne 191 à 194 : 5 minutes. Le coca qui pétille ça réveille un peu. Tu penses que c'est bien dommage de ne pas aimer l'alcool. Là, tout de suite, t'aimerais bien avoir une bouteille de Whisky pour te bourrer la gueule. Ca te ferait oublier toutes ces lignes, toutes ces colonnes, tout ces noms, ces numéros, ces villes !
Ligne 195 à 196 : 1 seconde. Un doublon ! Tu es la plus heureuse du monde ! Ca te fait une adresse en moins à taper. Là, t'es pas loin de penser que dieu existe réellement.

Ligne 194 à 200 : 15 minutes. Tu conclues que finalement dieu n'existe pas du tout. Il est 1h du matin. C'est l'heure d'arrêter. Ta vie est pourrie. Toi, t'es nulle. T'es bonne à rien. T'es lente en plus, tu peux pas taper sans penser. Vas-y tu peux rejoindre ton lit VIDE ! Du coup, cette nuit, t'es trop une rebelle. Tu vas dormir nue. Ouais, parfaitement. T'aimes pas d'habitude mais là, tu te révoltes. Faut dire aussi que t'as pas la force d'aller mettre ton pyjama. Tu te lèves. Tu retires tout, tu jettes n'importe où tes fringues car tu t'en fous et tu te jettes NUE sur ton lit VIDE. Avant de t'endormir, t'as quand même le temps de conclure que tu n'es qu'une larve insipide, inutile et que ta vie est un enfer.

Voilà. C'est ça Excel. Je pourrais t'en faire un poème bien dépressif ou alors une rime du style "sur Excel j'excelle" mais non, je vais m'abstenir. Tu crois que j'ai fini avec mes adresses ? Tu rêves ! Des centaines de feuilles je t'ai dit, j'ai même pas fait un dixième ! Faut pas que j'y pense sinon je tombe en dépression. Je vais y passer des semaines. Le mieux serait que je trouve un esclave. Je vais regarder sur E-bay. Attends, on trouve bien des gosses et des femmes, j'ai le droit de rêver quand même, ne brise pas mes illusions ! 

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10 juin 2009

Affaire d'Etat

Ah tu le sens rien qu'à mon titre que la prise de la Bastille n'est pas un événement du passé. Tu sais que ce soir c'est le coup d'Etat sur mon blog. Mais tu sais pas pourquoi et t'aimerais bien savoir car ma vie t'importe.
Alors, déjà, faut que tu saches que je vais pas te cracher le morceau de suite. Non, ce serait nul, trop simple. Tu me connais maintenant, j'aime bien mettre du suspens, que tu me supplies mentalement de tout te révéler, t'as même envie d'aller immédiatement à la fin de mon article pour tout savoir. Non ? Non ! Je te déteste, t'as le chic pour casser l'ambiance. Merde, putain, puisque c'est ça, ce soir on fait pas l'amour. Quoique, en fait, si t'as envie, je peux passer outre. Non ? Encore non ! Bah tu m'emmerdes. Puisque c'est ça, il suffit de mots inutiles, j'arrive dans le vif du sujet.

Ca m'est venu vendredi soir cette révolte et j'ai pas eu le temps depuis de l'écrire, tu m'excuseras. Mieux vaut tard que jamais.
Donc, vendredi soir, je passais une soirée avec mes amies. Dans l'ordre on a fait un bar PMU car ça a son charme, faudrait que t'essaies. Non, c'est pas moins cher mais c'est bien pourri. A tel point que, finalement, c'est pas mal. Ensuite une crêperie et enfin, un café en face de la comédie française pour oublier le bar PMU. 
Durant cette soirée où Calorine était présente, son blog est venu plusieurs fois dans les conversations. Son arrêt aussi. C'est pas la 1e fois qu'on s'insurge de cela. Non.
Faut que tu saches que nous, les amies réelles de Calorine, on a découvert en même temps que toi sa décision. Je me revois, stupide, devant mon écran. J'avais envie de l'appeler pour l'engueuler : "quoi ?! T'arrêtes et tu préviens même pas ! C'est ça pour toi notre amitié ? Tu prends des décisions personnelles sans nous consulter maintenant ! Tu nous laisses découvrir ça en même temps que tout le monde ! Je te hais, te déteste, t'es plus mon amie, on n'a jamais fait l'amour et je peux te dire, qu'avec ce que tu viens de faire, on le fera jamais. Quoi, t'en es bien contente ! Je te re hais et re déteste. A jamais !" Voilà. Ca aurait pu donner ça. Mais j'ai pris sur moi, je me suis dit que j'étais un peu psychopathe sur ce coup là. Je pensais que j'étais la seule à mal le vivre.

Mais.

Quelques jours plus tard, Naboo s'insurgea également. Elle tempêta son mécontentement auprès de Calorine. A côté d'elle, je me fis écho, Ciloo aussi. Ah ah ah ! Je ne suis pas si psychopathe que ça finalement. Je suis même plutôt normale. Enfin, je me compare à Naboo et Ciloo alors je ne garantis pas la normalité...normale.
Bien, peu de temps après, Cat, qui ne lit pas nos blogs, en apprenant cette nouvelle, n'était pas contente non plus. Ok, elle lit pas donc t'as envie de dire "qu'est-ce qu'elle s'en fout ?" mais c'est le fait de ne pas avoir été consultée. Ouais, on a nos sensibilités quand même. Et enfin, vendredi, Anne fit part aussi de son incompréhension à l'intéressée, si t'as toujours pas compris je me répète : Calorine. Et ouais, je fais des liens partout parce que ça me fait rire, on s'amuse comme on peut.

Donc, vendredi soir, place du Louvre, entourée de mes amies et écoutant un air de violoncelle charmant, j'ai regardé Calorine et j'ai su. J'ai su qu'elle n'allait pas s'en tirer si facilement. Genre, je vais pas gueuler en public ma tristesse. Attends, on la gueule bien pour une rupture, je peux bien la dire pour la mort d'un blog. De plus, il faut dire que ces derniers temps CALORINE (ouais je peux mettre en lien même quand c'est en majuscules, je m'éclate trop ce soir) me cherche.
Non contente de ne pas avoir émis un avis à ses amies pour les préparer psychologiquement, elle ose spammer mon blog. D'abord avec les petits chats. Alors, que je tentais péniblement de caser les miens (t'as pas aidé : 5 sont morts je te le redis pour que tu te détestes), elle arriva en disant : "gnagnagnagna moi aussi gnagnagnagna 5 chats gnagnagnagna on les tue pas nous gnagnagnagna je t'en donne un si t'en veux gnagnagnagna..." Fourbasse.
Mais elle persiste en postant des commentaires désobligeants avec des sous-entendus comme quoi je ferais une mauvaise marraine, que ce serait la catastrophe. Franchement, je ne vois pas pourquoi. Je lui ai bien dit que, pour ses enfants, je m'en occuperai en leur apprenant toutes les insultes à balancer à leur mère quand elle sera chiante, en leur expliquant comment on importe des filles dans son lit et aussi comment on les exporte mais pas avant 40 ans car je veux pas être la marraine d'une catin ou d'un gigolo.
Quelle saloperie quand j'y pense. Elle est insolente, ne fait pas profil bas. Le pire c'est que ce fameux vendredi elle nous sort "mais depuis que j'ai arrêté je me rends compte que j'ai trop de choses à raconter". Bah voilà ! Elle a arrêté sans nous demander. Erreur. Nous aurions pu lui dire qu'il y a des périodes avec et des périodes sans.

Donc, moi je dis, attention, tu lis bien ce que j'écris : un blog ça s'ouvre n'importe comment. Mais ça ne ferme pas sans un minimum de classe. Et surtout, surtout, ça ne se ferme pas sans prévenir ses vraies amies ! C'est une règle qui vient d'être faite pas moi, ce soir. Donc, étant donné que cette règle n'a pas été respectée, la fermeture du blog de Calorine est nulle et non avenue.
Voilà. Je mets le tampon : REFUS. Hop, on fait comme si elle nous avait pas dit adieu. Oui, je dis "on" car t'es d'accord avec moi. D'ailleurs, t'es gentille, tu laisses un com pour le dire. Ce sera la pétition web 2.0. Au lieu d'une signature tu dis que t'es pour moi. Quoi ? Tu lisais pas le blog de Calorine ? On s'en fout ! Tu mets juste "Je suis d'accord avec Ginette". Tu vois, t'as juste à faire copier/coller en plus. Calorine a un grand coeur. Je t'assure. C'est bien pour ça que je fais ça. Elle va pas résister. Au pire, si ça lui suffit pas, je vais chialer devant elle et là, c'est certain, elle craque. Mais bon, j'aimerais bien garder un minimum de dignité alors si je pouvais éviter ce serait bien.

J'ai écrit ce truc hier à minuit. N'étant pas fraîche spirituellement, j'ai attendu maintenant pour le publier. Et qui a envoyé un mail ce midi juste pour me faire chier ? Calorine ! Et elle disait quoi dans ce mail, bah lis : "Bon, comme je me suis faite engueuler la dernière fois, je voulais vous prévenir qu'à cause de ma chef, j'ai rouvert mon blog. Parce qu'un blog, c'est mieux qu'une psychanalyse...Et c'est moins cher."
Quand je te dis que c'est une fourbasse ! Je mens pas et genre c'est à cause de sa chef ! Ouais, c'est ça, c'est surtout parce que c'était une mauvaise décision.
Du coup ma révolte est avortée, enfin presque...je garde une certaine rancune, faudra me faire un truc à bouffer pour que j'oublie ! Sinon, la pétition web 2.0, elle tient toujours mais on l'adapte : "Ginette tu as raison (comme toujours). Calorine a fait une erreur, elle te doit un gâteau". 

Calorine : oui, je t'aime encore, ça va !

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04 juin 2009

La rencontre

Elle a eu lieu ce week-end. J'ai fait la connaissance de Camille. Petite fille de 4 ans.

Quand j'ai su qu'au barbecue familial et amical il y aurait une gosse, j'ai fait la moue. "Tu verras, elle est trop mignonne". Ouais, c'est ça ! A chaque fois c'est pareil : ils sont chiants, cons, insolents, inintéressants. Il est évident que je n'aime pas les enfants d'aujourd'hui, ces petits rois mal éduqués victimes de la cool attitude des parents. Un bon congélateur géant ça résoudrait le problème de l'humanité !

Bref, donc Camille. Je suis arrivée, elle était déjà là. Ah ! Je n'ai pas eu le temps de me préparer psychologiquement. Je me penche pour lui faire la bise. Elle tend son petit cou pour faire de même et sa voix aiguë me dit "bonjouuuuuuuuuur". Oh surprise ! Elle a les bases de la politesse. Ok, un bon point mais on va pas s'enflammer. Faut attendre pour se faire une vraie opinion.

Apéro. Pas un mot. Elle joue toute seule, demande poliment à ses parents quand elle a besoin, ne hurle pas, répond quand on lui pose une question. Bien. J'observe. Je vois bien qu'elle me regarde de temps en temps. Je détourne la tête. Faudrait pas qu'elle pense que je l'aime bien. Je joue avec les chiens. Elle s'approche et me fixe. Je sens que je vais craquer. Ses yeux bleus, sa coiffure hirsute qui lui donne l'air d'une petite sauvageonne...je lui envoie la balle. Un sourire et voilà, je suis foutue. Je joue 10mn avec elle avant de passer à table. Nous mangeons, elle ne me colle pas, fait sa vie et moi la mienne. Je m'isole fumer. Je savoure la chaleur sur ma peau, j'écoute les conversations lointaines, je contemple la nature. Je sens une main se glisser discrètement dans la mienne, avec douceur. Je referme mes doigts sur elle. Quelle main petite ! Elle me pose des questions, j'y réponds. Je l'emmène faire un tour dans le jardin en jouant avec les chiens. "Oh il fait son fou fou ! " "C'est mon amour !" Limite si j'ai pas été attendrie par ces exclamations enjouées. Elle ne s'impose pas. Quand nous retournons à table, elle ne me harcèle pas. Elle est juste attentive à mes occupations. Dès que je m'éloigne, elle vient, me prend la main.

Alors que j'étais accroupie dans l'herbe pour caresser le chien, elle me rejoint. Et, toujours avec délicatesse, elle s'assoit sur ma cuisse. Je l'enlace pour ne pas qu'elle tombe. Machinalement, je lui caresse le bras. Elle me caresse le dos. C'était doux, tendre. Elle frotte sa joue contre la mienne. Cette attention me touche. Je lui fais un bisou. Elle y répond toute contente en s'accrochant à mon cou. Je la soulève. Elle ne pèse rien, encore plus légère que le chien. Je la regarde et dis : "tu sais que tu es vraiment mignonne toi". Elle me répond par un grand sourire, me regarde droit dans les yeux. En fait, dès le début, j'ai apprécié son regard franc qui cherche les yeux de son interlocuteur et n'a pas peur de le soutenir. Elle est peut-être petite mais elle dégage quelque chose...je ne sais pas quoi exactement, une assurance, une confiance en elle, envers les autres ? Elle me fit face donc et me dit, un peu timide : "tu veux bien être ma copine ?". Sans réfléchir, je lui dis oui. Elle est toute heureuse de cette acceptation. Il lui en faut peu...ou beaucoup remarque car pour que j'accepte une amitié, faut avoir un haut niveau.

J'étais assez fière et flattée qu'elle recherche ma compagnie et mon affection. Je n'en reviens toujours pas. Comment, moi, j'ai pu me faire avoir ? Mon coeur a été atteint, ma sensibilité aussi. Elle m'a bien eue cette petite. Mais n'allez pas croire que j'aime les enfants. Camille est l'exception. J'aime déjà les femmes, c'est un handicap assez grand, je vais pas en rajouter avec les gosses.

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28 mai 2009

Ne pas juger

J'ai entendu des ragots, des rumeurs. Je n'y ai pas prêté attention au début. J'ai même combattu ce que je croyais être des divagations. "N'importe quoi !", "ça ne veut rien dire !" Puis, avec le temps, en constatant que plusieurs personnes différentes qui ne se côtoyaient pas me disaient la même chose, j'ai fini par douter.

J'ai donc observé, sans trop y croire. Je trouvais toujours des raisons pour tout expliquer. Enfin, il fut un jour où j'ai dû me rendre à l'évidence. Tout était vrai. J'ai été surprise évidemment. Elle, mère de famille, si aimante envers son mari (du moins c'était l'impression qu'elle donnait), si fragile aussi, ce n'était pas possible qu'elle arrive à gérer un amant. Je croyais qu'elle n'en avait pas la force ni l'énergie. Mais si. Elle l'a fait, elle le fait. Une double vie depuis 2 ans. Ses proches savent et ses collègues se doutent, en fait ils ne doutent plus, ils en sont persuadés. Son mari est au courant.
Bien. Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Ca ne change rien. Non, ce n'est pas une salope. Elle aime son mari et ses enfants. Elle aime aussi son amant. Bien entendu, comme ça, on se dit qu'elle doit faire un choix. C'est facile de déclarer cette évidence mais je suppose que c'est plus complexe que cela, qu'en le vivant, ce choix est impossible.

J'ai été obligée de lui en parler. De cela, je me suis dégoûtée. J'ai longtemps tergiversé avec moi-même. Qui étais-je pour lui balancer sa liaison dans la gueule ? Puis, elle ne s'est pas confiée à moi. A d'autres oui, pas les meilleurs d'ailleurs, mais à moi non. Alors, j'estimais que je n'avais pas l'autorisation de m'immiscer dans son histoire privée. Seulement je sentais la distance que j'installais dans notre relation. Je sentais que j'étais à 2 doigts de la rayer de mon existence. Pas parce qu'elle avait un amant mais parce que quand elle me parlait de sa vie en pensant que j'ignorais tout, je me demandais si elle ne me prenait pas pour une conne en me cachant certaines choses, en occultant certains événements.
Je n'ai pas voulu l'exclure de ma vie. J'ai réfléchi et je me suis dit que c'était sans doute aux personnes que tu aimes le plus que tu caches les choses car voir la désapprobation, la condamnation de tes actes dans les yeux de ceux que tu aimes, ça doit être difficile à supporter. Oui, mais comment a-t-elle pu imaginer que je faisais partie de ces gens qui condamnent ceux qu'ils aiment ? 

Bref, j'ai décidé de lui dire car, en plus de sentir que ce silence nous éloignait, j'entendais les allusions, les moqueries, les quolibets (joli ce mot, je suis contente de le caser). Je ne pouvais pas prendre sa défense. A quoi bon ? Mais je voyais qu'elle ne se doutait de rien, ne voyait pas la médisance. Et ça, je ne pouvais plus le supporter. Je me suis mise à sa place, j'aurais aimé être alertée. Je lui ai donc parlé. Les bras croisés pour empêcher mes mains de trembler. Non, j'étais pas fière. J'ai eu du mal à la regarder en face. J'avais l'impression de dépasser les limites qu'elle avait fixées.
Je lui ai dit "j'entends dire des choses. Ca te concerne." Je n'ai pas eu le temps de poursuivre car elle m'a demandé "tu veux une confirmation ?" Là, je l'ai regardée en face. Mon ton fût doux, enfin je crois. "Non, je ne te demande rien. Que tu me dises ou non, ce n'est pas pour ça que je t'en parle. Je veux que tu saches que les gens parlent et je préfère te le dire même si j'en ai pas envie. Je ne veux pas que ça se retourne contre toi, qu'ils s'en servent pour te faire mal". Elle a compris, a souri. Soulagée j'étais et elle aussi. Elle m'a raconté. Sa dépression, ses consultations depuis un an...Elle m'a demandé ce que j'en pensais. C'est sorti tout seul "que tu sois heureuse comme tu peux, enfin si c'est possible". Sa réponse "bah non, c'est ça le problème, je peux pas être heureuse". Bien entendu. Moi de poursuivre, me retrouvant, nous retrouvant : "et ça va à la maison, ton mari il te fait pas trop chier ?" Elle a ri, m'a dit merci de le prendre comme ça. Nous avons parlé. Sourire aux lèvres. Tout est redevenu comme avant, enfin presque.

Il y a mon orgueil. Oui, je sais, il a rien à faire dans cette histoire mais il s'invite pourtant et gueule. Je suis blessée. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle n'est pas venue chercher mon oreille pour y délivrer ses secrets. De ça aussi, il faudra que je lui parle, pour définitivement renouer notre lien. Je me doute bien de ses raisons. Il y en a 2 : la peur de mon jugement, de mon incompréhension et aussi le fait que j'ai 25 ans, que je n'ai jamais vécu en couple et que je n'ai jamais trompé. Mon "expérience" ne lui aurait été d'aucune utilité. Je n'ose pas imaginer la 3e option : le manque de confiance en moi. Non. Elle me connaît mieux que ça quand même !

Ce qui est surprenant aussi dans cette histoire c'est ma phrase  "et ça va à la maison, ton mari il te fait pas trop chier ?" Si elle avait été à la place de son mari, j'aurais sans doute dit : quel salaud ! J'aurais eu de la compassion pour elle. Là, j'en ai pas pour son mari. J'aimerais pas être à sa place, certes, mais je ne me soucie pas de sa souffrance, je n'y pense même pas. Tout ce qui m'importe c'est elle. Son bonheur, son bien-être. Ca doit être ça l'amitié : ne pas juger et toujours soutenir l'autre même si dans l'histoire et aux yeux des gens, il est coupable.

La vie est quand même compliquée des fois. Bon, je vais descendre une canette de coca pour méditer sur cette dernière phrase.

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23 mai 2009

Pourquoi ?

Pourquoi quand je vais dans un bar pour les filles qui aiment les filles il n'y a que des moches ? C'est la question que je me pose, l'observation que je me fais.
Non, mais attends, quand je dis moche, c'est pas une question de style. Non, non, non. Vraiment. Ce n'est pas une histoire de goût. Tu comprendras pourquoi j'y vais qu'une fois par an, grand maximum. Tristesse et désespoir.
Puis, en plus, tu as des bouts de conversation qui te parviennent car faut qu'elles gueulent. Elles ont besoin que tu les remarques. "Un trans ne peut pas être lesbienne à 100%". Tristesse je t'ai dit. C'est quoi cette certitude à 2 balles ? Comme si je disais, une lesbienne ne peut pas coucher avec un homme. Dans l'idée c'est exact, dans les faits on sait pas. Ok, moi j'ai ne pourrai plus coucher avec un mec. Mais une autre homo ? Qu'est-ce que j'en sais ? Note que j'ai ma petite idée puisque j'ai déjà été trompée avec un mec et même plusieurs ! Je sais, j'ai beaucoup de chance. Bref, donc un trans il peut être lesbienne à 100%...ou pas. Un peu de nuance ne fait pas de mal.

Passons. Vois-tu, hier, j'étais avec Pas. Ouais, j'ai eu l'honneur de découvrir SA serveuse qui fait battre son coeur. T'as lu cette phrase, bah ne t'imagine pas que je suis romantique pour autant ! On a parlé de...filles principalement. J'ai bu des cocktails sans alcool. C'était bon. J'ai ri quand je voyais son regard quitter mes yeux pour diverger vers sa jolie serveuse. C'est arrivé souvent. Ah, l'amour...J'ai fait des blagues bien grasses, pas du tout délicates, je n'en reviens pas des horreurs qui peuvent sortir de ma bouche. Enfin, je ne vais pas me refaire. Nous avons refait le monde un peu. Comme 2 lesbiennes célibataires nous attendons LA femme. Bon, on ne fait pas que attendre, on cherche aussi. On se raconte nos entretiens sur Gayvox. Ca m'a rassurée. Pas aussi attire les tarées ! "On se connaît pas et elle me dit déjà qu'elle a bien dormi car elle a pensé à moi. Que je lui manque et tout..." Mon dieu ! Psychopathe !

C'est pas facile en fait. En même temps, si tu trouvais celle qu'il te faut de suite ce ne serait pas drôle et tu ne savourerais pas la chance que tu as. Oui, c'est bon, c'est ce que je me dis pour rester motivée, garder mon objectif et ne pas me contenter d'une relation sans saveur.
Je me dis aussi que la vie est des fois mal faite. Ca, j'y pense quand je m'endors en me rappelant de ma jolie brunette. Dommage. C'est toujours ce mot qui revient. Je ne suis pas triste mais je regrette juste qu'elle soit en couple. J'évite de refaire l'histoire avec des si...si elle avait été libre, si elle avait quitté sa copine, si je l'avais embrassée. Je ne finis jamais ces phrases qui ne sont que des hypothèses. Ca ne sert à rien. Je ne peux pas réécrire l'histoire. Ca ne m'aide pas. J'ai déjà tourné la page de toute façon mais parfois j'y reviens pour me rappeler ce que tu ressens quand on te bouleverse avec un regard, des mots, un geste.

T'as peur que ce post glisse vers la déprime ? Rassure-toi, ce n'est pas mon état d'esprit. Je ne déprime pas pour les filles. Enfin, pas souvent et peut-être même plus jamais. Non. Y'a des choses plus graves. Puis, en fait, c'est assez excitant cette quête. Limite si t'as pas l'impression d'être dans un livre de SF. Sauf que toi, tu cherches pas à trouver le moyen de combattre les forces du mal ou découvrir la clé de la vérité. Tu recherches juste celle qui s'emboîtera dans ta vie comme une évidence. Petite précision pour toi-même, le verbe emboîter n'a pas été choisi au hasard...S'emboîter je trouve ça pas mal et mon corps acquiesce. Qu'est-ce que je t'ai dit ? Je ne suis pas romantique bordel de merde.
Sur-ce, tu m'excuseras mais c'est le week-end et je ne suis pas une no life alors je t'abandonne mais je ne doute pas que tu survivras.

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21 mai 2009

Mon jour de la femme

Ouais c'était hier. Le jour de ma féminité. Faudra penser à l'inscrire dans le calendrier et à en faire un jour férié. Une belle commémoration pour moi car je le vaux bien. D'autant plus qu'il s'agit de l'Oréal. Parfaitement.

Je t'ai perdue adorable lectrice ? J'oublie souvent que tu n'es pas dans ma tête.
Sache que je me suis maquillée. Bon, c'est pas la 1e fois, je suis déjà passée par la spatule mais pour les grandes occasions, comme les mariages, le nouvel an...Bref, 5 fois dans ma vie au grand maximum.

J'avais prévu qu'à 25 ans, je participerais au massacre des baleines pour accentuer ma beauté. Tu savais pas que la graisse de baleine était parfaite pour que ton maquillage colle sur ta gueule ? Bah maintenant tu sais. Donc, j'ai bientôt 26 ans et il était temps que je passe à l'étape de base : le mascara. Noir. Pour faire ressortir mes yeux bleus.
Bien entendu, étant novice, Naboo me conseilla. Et j'ai envie de te dire heureusement. T'as le mascara pour les longs cils volume 3D, le regard de braise, le super waterproof que même si on te jette un seau d'eau dans la gueule ça coule pas, le méga long, le méga long super allongeant, le mascara à 7€, à 12 €, à 13,29 €, à 15€, à 26 €...le mascara double effect, le mascara double couleur... T'as envie de dire : je veux JUSTE du mascara.

Bref, j'ai pris mascara sans paquet. Tu sais, celui d'Eva Longoria. La loose. Mais d'après le test de Naboo qui a acheté le même, il est pas mal. Bon rapport qualité, prix. Il est évident que Naboo me fit un cours sur comment en mettre. C'est pas bien chiant en fait. Faut juste que j'ai un entretien individuel avec mes paupières pour fixer leur objectif de fin d'année : ne pas trembler quand j'usite (oui, ça va, je sais, usiter comme verbe n'existe pas mais on n'est pas à l'académie française alors j'impose ma liberté d'expression) le pinceau.
Alors attention, après essais, Naboo et moi avons convenu qu'il ne fallait pas que je m'attarde sur les cils du bas. Non car vois-tu, mes cils du bas sont petits et parsemés alors si je leur mets du mascara ça fait ridicule : t'as 3 cils qui se battent en duel et sont collés ensemble et t'as l'impression que je n'ai qu'un seul et unique poil. Le maquillage c'est fait pour t'embellir, pas pour t'enlaidir alors du coup les cils du bas, je les ignore.
Ce que je préfère c'est le crayon. Là aussi, il a fallu tester et la conclusion fut la suivante : je ne passe qu'un trait sur l'intérieur de ma paupière du bas sinon ça fait trop obscur, trop fardé. Pas facile d'être une femme quand même.
Tu sais, ce que je préfère c'est le crayon. Je sais pas pourquoi, c'est comme ça. J'aime ce moment où je trace un petit trait. C'est le geste final, l'ultime touche discrète et pourtant révélatrice de mon regard. Je suis tellement "in love" du crayon qu'il a trouvé sa place dans mon sac. Si, je t'assure. Pour en remettre quand ça disparaît. On sait jamais, une jolie femme peut se présenter devant moi à l'improviste et il faut donc que mon regard lui exprime toute mon adoration pour elle.

Bien. J'étais prévenue que ma 1e journée de maquillage ne passerait pas inaperçue. En effet. "Hè ! Ginette ! Tu t'es maquillée !", "T'as mis du mascara ! Ca te va super bien", "Mais t'as maquillé tes yeux ?! Ca te fait une regard !" Blablabla. C'était pas désagréable. Au moins, j'ai pu constater que je ne me faisais pas chier pour rien et que ça révélait encore plus ma beauté légendaire. Oui, je suis une connasse prétentieuse et je ne m'en lasserai jamais.

Mon regard justement, parlons-en. Durant quelques mois, j'ai évité de faire un face-à-face avec mon miroir. Je ne voulais pas croiser mes yeux. Ce que j'y voyais me rendait vulnérable. Il y avait de la rage, de l'agressivité, de la mélancolie, beaucoup, et de la douleur. Je devais donc m'éviter et laisser faire le temps.
Hier, je me suis admirée. J'ai soutenu mon propre regard. J'ai souri. Pas de doutes, j'ai une nouvelle vision sur moi et sur ma vie. Et je dois t'avouer que je n'en suis pas peu fière. I love me encore plus qu'avant.
Bon, faut pas déconner, faut pas penser que j'ai perdu mon regard de fille qui fait peur, je ne transpire toujours pas l'amabilité ! Mais on s'en fout, le principal étant que je me plaise.

Quel post futile, un vrai post de fille. Si ça continue, bientôt je vais m'habiller en rose et mettre des robes. Si cela arrive un jour, promis, j'irai dans ma baignoire pour faire une tentative de noyade. En attendant, vous m'excuserez mais faut que j'aille observer mes nouvelles chaussures pour m'habituer à elles...oui, j'ai acheté des espèces de ballerines ! Mon dieu, comme ça fait féminin, une vraie gonzesse. Je vire vraiment pétasse. De plus, une question m'obsède : déjà sans maquillage je ne faisais pas homo mais là c'est de pire en pire. Donc, comment veux-tu que la jolie lesbienne de la rue m'identifie et m'accoste ? C'est impossible. C'est le drame de ma vie.
Bon, j'ai toujours un espoir, je compte sur toi pour faire dans le social et me ramener ici même la femme de ma vie. Tu ne m'as servi à rien pour les petits chats (pour te faire culpabiliser : 5 ont été tués et il n'y a eu qu'un rescapé) alors j'espère bien que, pour me témoigner ta dévotion, tu vas partir en quête de la lesbienne jolie et célibataire et pas trop conne histoire que j'occupe mes nuits autrement qu'en lisant. Je compte sur toi, j'attends !

       

Posté par Ginette parfaite à 11:36 - MOI - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mai 2009

Miyazaki

Tu connais pas ? Bah moi non plus je ne le connaissais pas ! Faut dire aussi que je n'ai aucune culture cinématographique. C'est une horreur. Tu comprends, mon cerveau, il est limité. Même quand j'ai vu un film, je ne me souviens plus quel est le titre...et c'est quand on me raconte l'histoire que je percute que je connais. Bon, c'est pas dramatique. Là où ça devient plus gênant c'est quand je ne me rappelle le prénom des filles avec qui je suis sortie.

Bref, on s'en fout j'ai envie de te dire. Donc, Miyazaki. Je ne le connaissais pas. Jamais vu un de ses films et c'est grâce à ce blog que j'ai connu. Parfaitement. C'est une lectrice (très sympathique, que j'ai vu en vrai et qui, même si elle ne s'est pas évanouie devant ma beauté légendaire, est tout de même fort agréable alors je lui pardonne) qui m'a parlé de son dernier film. Ponyo. Elle m'a montré la bande-annonce et là, j'ai fondu. J'ai vu ce petit machin trop chou dénommé Ponyo donc et j'ai été amoureuse immédiatement. Il fallait que je le vois absolument et je n'ai pas été déçue. En dehors de Ponyo, il y a les dessins. C'est magique. T'en prends plein la vue. Alors, des fois, les dessins animés tu accroches grâce aux images. Le scénario est secondaire. Il n'est pas toujours bien monté mais tu pardonnes car le graphisme rattrape les lacunes des dialogues. Seulement, avec Ponyo, même l'histoire est soignée, elle tient la route. Tu te laisses emporter. C'est attendrissant, reposant, émouvant, impressionnant. Ouais, t'as vu, j'en connais des mots qui finissent par "ant". Quand je suis sortie, en plus du fou-rire que j'ai eu en entendant la musique du générique, je me suis dit que ce mec était un génie, un artiste, un vrai. Il a réussi à faire revivre mon âme d'enfant et ça, c'est un exploit qui mériterait d'être récompensé. J'étais comme une gamine de 5 ans devant de film. Je me retenais de pousser des "ohhhhhhhh" et des "ahhhhhhhh". Vous comprenez, j'ai ma dignité, mon image de poufiasse insensible et violente à entretenir...

Suite à cette découverte, j'ai parlé de Miyazaki autour de moi. Visiblement, j'étais la seule au monde à ne pas connaître ce type. Ceux qui sont fans sont quasiment unanimes pour dire que Ponyo est assez "décevant" par rapport à ses autres films. J'ai failli m'évanouir en entendant cela. Comment ? Il aurait fait de meilleurs films ? Calorine (qui a, sans préavis, arrêté son blog, honte à elle) m'a donc filé 2 DVD pour combler mes lacunes : le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké.
Je savoure d'avance le plaisir que je vais avoir de me plonger dans son univers imaginaire. J'ai aussi un peu peur d'être déçue mais d'après ce que j'ai compris, le risque est faible. 

Posté par Ginette parfaite à 20:23 - Se culturer - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2009

US Air Force

J'aurais pu vous expliquer ma haine des limaces, surnommées par mes soins "triple salopes" car quand t'arraches l'herbe et que ces connes s'écrasent dans ta main c'est pas agréable.
J'aurais pu vous décrire la douleur de mes muscles à force de bêcher, tailler, couper. J'aurais pu vous dire le temps passé à nettoyer mes mains et mes ongles qui étaient sales, cassés, écorchés.
J'aurais pu vous parler de cette maison vide.  J'aurais pu vous raconter ma nostalgie. J'aurais pu vous faire partager mes souvenirs. J’aurais pu vous montrer tous les objets qui m’ont fait penser à elle. J’aurais pu remonter dans le temps pour la faire revivre durant quelques instants avec mes mots.
J’aurais pu vous expliquer que, ces derniers temps, je prends tout avec légèreté, comme avant. Je suis trop jeune pour faire dans la gravité. Je hausse les épaules quand des choses m’échappent. Je ne pense qu’à profiter des gens que j’aime et le reste n’a pas grande importance et donc me laisse indifférente. Je pourrais vous dire que j’aime ça.
Voilà, ça en fait des choses à dire. Mais faut se concentrer sur un thème. Par conséquent, je vais t’épargner tout ça et je vais te faire découvrir quelque chose. J’ai été émerveillée et oui, c’est en rapport avec mon titre. T’as cru que j’étais déstructurée ou quoi ! Alors, t’es gentille si tu connais déjà ce que je vais te montrer bah tu fais comme si t’avais jamais vu. Je ne t’autorise qu’à t’ébahir avec moi. C’est tout. Non, ce blog n’est pas démocratique, il est dictatorial puisque c’est le mien.

Oui, j’en viens à ma découverte. Figure-toi que je vais te montrer la ration de combat quotidienne d’un militaire. Ah, t’es ravie. Tu t’y attendais pas à celle là. Alors, tout tient dans une petite boîte. T’as tes 2 repas. Tu veux voir ce qu’on te propose au menu. Pas de problème, je te montre dans le détail car je me fous pas de ta gueule. Tu me diras merci après.

La petite gamelle du militaire. La voici

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Son contenu :

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Son contenu en beaucoup plus détaillé car je fais bien les choses. Tu peux admirer un petit sachet de lait. Y'a aussi du cacao et du café. Pour tous les goûts. N'oublions pas le sucre

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Du sucré : chewing-gum, nougat, pâte de fruit, bonbons, caramels

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Du salé : chili con carne, pâtes au saumon, soupe, fromage, sardines

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Des petits mouchoirs pour rester propre

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Et enfin, le truc qui a remporté toute mon admiration :

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Ouais, c'est un petit réchaud. Tu le déballes, tu plies comme il faut, t'allumes une petite pastille et voilà, t'as ton petit feu pour réchauffer ta bouffe. T'as même une petite pince pour pas te brûler ! Magique, bien fait.

Récapitulons, vue d'ensemble :

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Une petite boîte qui en contient des trucs. J'en ai mis du temps à tout bien re-ranger !
Alors, sur la petite boîte c'est bien écrit : sans porc. J'ai trouvé ça très bien. Ouverture d'esprit. Ok, c'est mis aussi octobre 2008 et là tu te dis qu'il faut jeter la boîte. Là, je réponds : FAUX ! Y'a que la pâte de fruit qui est périmée. Le reste c'est 2010. Est-ce que c'est bon ? A ce qu'il paraît oui. J'ai pas essayé. Non, je vais garder cette boîte quand j'inviterai une fille à manger à la maison. Je lui sortirai le chili, les sardines, les pâtes au saumon et je lui dirai : ouais j'ai été cuisinière dans une autre vie. Le dessert c'est moi. Pour me remercier de ce repas fais-moi l'amour.
Je pense que mon plan drague est au point. Aucune femme ne résisterait à la ration du militaire.

Posté par Ginette parfaite à 19:21 - Vue sur le monde - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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