Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

29 octobre 2008

En fait...

...je m'en fous un peu.
Si j'étais chienne je vous laisserais vous débrouiller avec ça mais je ne lui suis pas, vous le savez bien. Non ? Bon, maintenant vous savez. Preuve en est, je vais développer mon propos.

T'as remarqué comme ces derniers temps je fais genre que je suis Ginette en rut ? Cela n'est qu'une impression. Si, si, je t'assure. Même si mon rêve érotique témoigne d'un certain besoin physique inconscient, l'envie n'y est pas. Parfaitement. Je suis seule et bien comme cela. Pour combien de temps ? Je ne le sais pas. C'est sûr que l'hiver arrive et l'idée de réchauffer mon corps auprès d'un autre n'est pas désagréable MAIS je suis totalement inactive. En effet, je n'ai pas la volonté de provoquer une rencontre. J'attends. Je ne vois pas les femmes, ne les regarde pas. Mes pensées sont ailleurs. Je ne sais pas trop où mais bon...Ce qui serait bien c'est qu'un matin j'ouvre ma porte et qu'une charmante inconnue me dise : "salut, c'est moi ! Je t'aime et toi aussi tu m'aimes même si tu ne le sais pas encore. Faisons l'amour et n'en parlons plus." Hmm, pas mal comme scénario mais on n'est pas dans un film de Disney et donc ça n'arrivera jamais.

De plus, je suis difficile. Je sais ce que je veux. Je n'ai pas de critères physiques particuliers, qu'elle soit blonde, brune, yeux verts, marrons, vairons (ah non, ça pas top), pourvu qu'elle plaise à mon regard et de ce côté là tout ira bien.
Le plus dur, en fait, c'est de trouver l'alchimie. Cette chose indescriptible qui se produit entre 2 personnes. Ce lien ténu et invisible qui retient l'amour malgré le temps qui passe. C'est quasiment impossible à trouver, j'en ai bien conscience. J'ai sûrement lu trop de livres mais c'est ça que je veux. Je ne crois pas en grand chose mais à ça, si. Je n'en démords pas. C'est pas gagné. Mais c'est une quête qui mérite d'être entreprise. Même si j'échoue, au moins, j'aurais essayé.
Des rêves j'en ai abandonnés ou transformés ou adaptés ou oubliés car je savais que je ne pouvais pas les atteindre ou que je n'avais pas la force de les entreprendre ni même le courage de les tenter. Mais celui-ci, je ne le lâcherai pas. J'y arriverai, je l'aurai. Sûrement aussi que je connaîtrai des échecs, que j'en souffrirai ou que je ferai souffrir. Je sais tout ça. Mais c'est un risque qui mérite d'être pris. C'est ma clé pour ne pas avoir des regrets quand je serai vieille.

Mon dieu ! C'est d'une naïveté ce post. Je me fais peur à moi-même. J'arrête ces divagations pathétiques d'ado de 15 ans et je redeviens moi, Ginette Parfaite Grosse Connasse.

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27 octobre 2008

Un post de pouf

Parlons des futilités voulez-vous ? En même temps si vous avez pas envie ça ne me dérange pas puisque de toute façon j'écris ce que je veux. En fait, je vous pose la question juste pour la forme sachant que, pour le moment, vous ne pouvez pas me répondre.

Oui, oui, je vais faire ma petite poufiasse matérialiste. Une fois n'est pas coutume. Ce mois d'octobre fût pour moi marqué par les dépenses. Précisons tout de même que ce n'est pas mon genre. Je dois avoir une fièvre acheteuse 2 fois par an. Une en hiver et une en été. T'en fais pas pour moi, tu vois ce pseudo écureuil transgénique de la caisse d'épargne ? Bah c'est moi ! Non, pas physiquement. Mais comme lui, je mets mes noisettes bien à l'abri. J'économise. Je sais ce que je dépense par mois et le reste j'épargne. Bien entendu, je me laisse une marge pour acheter mes cigarettes et 1 ou 2 fringues à 20 euros qui ont été fabriquées dans un pays d'Asie par des gosses de moins de 10 ans, qui sont les esclaves des temps modernes. Par conséquent, je tente de m'abstenir de juger qui que ce soit et surtout les pays d'Asie puisque c'est pour notre consommation personnelle que ces gamins travaillent.
La vache, j'ai plombé l'ambiance d'un coup sans m'en rendre compte ! J'ai dit que je faisais ma poufiasse !

Je reprends donc. Qu'est-ce que ça a donné ce mois d'octobre ? Ou plutôt qu'est-ce que ça m'a pris ce mois d'octobre ?

Attends, je souffle. T'es prêt ? C'est à 3 chiffres déjà et c'est presque la moitié de mon salaire. Attention. On va y aller, tout doucement. Faut pas brusquer. Je vais semer les chiffres pour atténuer ma douleur. Je dis un 7, je poursuis avec un 0 et là je te rajoute un troisième 0. Ouais, t'as bien compris 700 euros !
Attention, j'en ai acheté des fringues pour cette somme, faut pas croire : des bottines, des pantalons, des pulls, un imper...ça va, j'en ai eu pour mon argent. Puis, c'était le moment ou jamais : noël arrive et je fais déjà des plans financiers pour gérer. N'oublions pas la taxe d'habitation à 660 mais heureusement, le 13e mois sera là pour compenser. Ah et puis faut aussi que je pense sérieusement à changer d'amies ! C'est pas possible ces gens qui naissent entre novembre et décembre ! Maintenant, pour les nouveaux amis, je demande : t'es né quand ? Si on me répond novembre ou décembre ou janvier, je refuse toute amitié. Très pratique, pas sociable mais utile. Avec cette question, votre épargne est à l'abri.

Sinon, je suis arrivée à me donner bonne conscience de tout cet argent dilapidé. Mon pays est en crise ! Oui, du jour au lendemain ou plutôt uniquement pour ce mois d'octobre, je suis devenue patriote. Et vas-y que je te chantais la Marseillaise, la main sur le porte-monnaie, à chaque fois que j'entrais dans un magasin. Hè, ils la chantent bien sur un stade de foot alors pourquoi pas chez ZA-RA ou SA-LA-MENDER ou ET-TAM.

A part ça, ma fièvre n'est pas finie. J'ai vu un joli collier. J'ai eu le coup de foudre. Je ne le cherchais pas. Je marchais et là dans une vitrine, il a attiré mon attention. J'ai su qu'il devait aller à mon cou. Demain, j'achète.

Bien entendu, si j'avais une copine, cette fièvre serait autre. Je compense ma solitude. Surtout par ce temps de merde. L'hiver ça devrait se passer à 2. Tiens, je vais faire une loi pour ça. Sinon, c'est bon, ma poufiasse attitude est passée. Je vais reprendre mes esprits avec un livre. Oui, c'est bien connu, le livre est le compagnon idéal de la célibataire qui n'a aucune vie sentimentale et encore moins sexuelle. Je deviens aigrie là, j'arrête !

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21 octobre 2008

Poubelle, ouvre-toi !

Ce blog atteint son plus haut niveau ce soir. Des sujets intéressants, j'en ai des tas et même des sacs (...poubelle). Oh, oh, haut niveau je vous ai dit.

Mais, voyons de quoi vais-je parler ? Si, si, de poubelle. Je t'assure ça va être super intéressant, tu vas pas t'ennuyer.

Etant donné que Mère est à la pointe de la technologie ménagère, elle a acheté une poubelle. Puis, elle s'est dit que sa fille magnifique en méritait bien une aussi. Du coup, elle m'a équipée. Une 30 litres, en chrome. Bien foutue pour une poubelle. La sienne est plus grande. Mais toutes les 2 sont automatiques. Parfaitement. Tu mets 4 grosses piles et c'est parti pour l'émerveillement.

Terminé l'appui sur la petite pédale pour ouvrir et foutre tes ordures dans la poubelle. Place au détecteur de mouvement. Vive la poubelle intelligente, celle du 21e siècle.

Précisons tout de même qu'elle peut impressionner. Ainsi, mon chien parfait de 35kg a été traumatisé pendant 2 jours par cette innovation. Il ne comprenait pas le petit bruit qui accompagnait l'ouverture de la poubelle et surtout, il ne voyait pas pourquoi elle s'ouvrait sans que nous la touchions. Ainsi, Chien parfait fuit la cuisine la queue entre les pattes, aboya fortement son indignation. Après un apprentissage de 2 jours, je le répète, avec des "loulou, viens voir la jolie poubelle !", "oh Véganounet, elle est gentille la poubelle", "p'tit connard, tu vas arrêter de faire ta flipette merde !" il s'habitua et ne lui adressa même plus un regard depuis.

N'étant pas un chien, je m'extasiais de suite devant cette merveille. Ainsi toutes les 5mn, je trouvais quelque chose à jeter. Ah, je vais me moucher, ça fait longtemps. Hop, un mouchoir à jeter. Oh, ça s'ouvre tout seul...faut que je vide toutes les poches de mes fringues, je dois bien avoir des trucs qui servent à rien. Wouaou pas besoin de toucher pour jeter ! (Quel slogan magnifique). J'étais heureuse, la vie était bien faite.
Mais je me dois d'être honnête. Le monde n'est parfait que pendant une durée très limitée, c'est bien connu.

Ainsi, j'ai pu constater son défaut majeur...le détecteur de mouvement justement. Là, me direz-vous, pour une poubelle automatique, c'est un peu ballot. Je vous l'accorde. C'est bien quand vous avez un papier à jeter mais c'est une autre histoire quand vous épluchez des légumes ou que vous videz votre assiette. En effet, le contenu est encombrant et avec le détecteur de mouvement, la précision est de mise.
Prenons l'exemple des épluchures. Tu prends tes 2 mains pour les jeter. Tu te diriges vers la poubelle, tu te penches un peu, laissant ta croupe exposée aux regards et là t'attends. Ah, t'es un peu trop haute, tu baisses les mains. Hmm, un peu trop à droite, recentre toi. Oh, trop bas là, monte un peu. Cela dure quelques secondes durant lesquelles t'as pas l'air con avec tes épluchures qui dégoulinent dans tes mains.
Une fois, tu pardonnes. Deux fois, ça t'agace. Trois fois, ça t'emmerde.

Du coup, toute la famille se prosterne devant la déesse poubelle et attend, avec humilité, que celle-ci daigne bien s'ouvrir pour accueillir ses offrandes.

Cela dit, je m'en fous. Je l'aime même avec ses défauts. Puis, les gens qui viennent chez toi sont pas censés savoir qu'elle est un peu chiante. Elle fera son effet devant les invités qui t'envieront et iront l'acheter et comprendront que c'est pas bien de copier et qu'ils se sont fait un peu avoir (beaucoup trop de "et" dans cette phrase). Surtout que c'est pas donné. Comptez toute de même 50 euros pour une 30 litres et encore, elle était en promo.

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19 octobre 2008

Rêve

Ce matin fût mouvementé. J’ai passé une nuit, si vous saviez ! Vous n’êtes pas dans ma tête et heureusement pour vous, vous ne réalisez pas la chance que vous avez. Alors, cette nuit ? Elle fût calme au début, agréable au milieu et frustrante à la fin.

T’en fais pas, je m’explique. Hier, je vais me coucher vers 3h du mat' puisque je revenais d’une soirée chez des amis de mes parents. Même s’ils ont 65 ans, ils gardent la forme et ont toujours une bonne descente pour les bouteilles. Mon père nous a même fait John Wayne sur un âne en bois…surréaliste.
Mais c’est pas de la déchéance de mes parents dont je vais te causer. Non, ce serait trop long. C’est de mon sommeil. Je me suis couchée et j’ai rêvé.

Comment te dire, c’était un rêve…érotique. Je crois que dans ma vie, j’en ai fait 3 ou 4. C’était chaud bouillant, très sexuel. J’étais vachement douée dans mon rêve, pleine d’assurance et incroyablement salope. Je n’étais pas seule. A deux c’est mieux.
Je sais pas si je te raconte, ça va t’ennuyer. Tu prends sur toi ? Tu vas te forcer à lire ce qui suit ? C’est bien aimable à toi, je retrouve bien là ton abnégation pour moi.
Donc, les rêves sont toujours bizarres. Tu ne sais pas pourquoi tu te retrouves dans une situation improbable avec des gens que tu ne connais pas toujours.
Alors, à priori, d’après ce que je me souviens j’étais dans l’appartement de mon ex, pas Laëti, mais V. J’étais avec une de ses ex, que j’ai aperçue une fois dans la vraie vie et que nous allons appeler Dédé (ça donne envie Dédé, trop excitant).
Donc Dédé et moi sommes dans l’appartement, devant une porte fermée. Nous entendons quelques bruits derrière cette porte et je balance « ah ! V est en train de baiser avec sa copine. On va se coucher ? » Là, je dois t’avouer que je me suis reconnue dans ce langage.

Dédé et moi passons dans une autre pièce. Et là, là, c’est comme dans les films porno : aucun dialogue, passons à l’action.
Le 1e pas vient d’elle. Je lui tourne le dos pendant que j’enlève mon tee-shirt et elle en profite pour m’enlacer délicatement. Elle embrasse mon cou, mes épaules, ses mains parcourent mon torse s’arrêtant avec insistance sur ma poitrine. Je sens sa langue jouer avec mon oreille. Une décharge de plaisir atteint mon bas ventre. Je me retourne, l’embrasse violemment, lui enlève sa chemise et la pousse sur le canapé. Nos mains vivent leur vie, elles voyagent rapidement partout avec dextérité. Je n’en peux plus. Ses seins me fascinent (ce qui est drôle c’est que dans mon rêve, ils sont comme dans la réalité : imposants). Nous nous chuchotons des choses que je n’écrirai pas ici tellement c’est hot.
D’un coup, nous sommes entièrement nues. C’est ça qui est bien avec les rêves c’est que t’as l’option "avance rapide". J’ai chaud, elle est douce, je suis incroyablement bien dans ses bras. Ses gestes se font de plus en plus précis. Je sens le plaisir monté. C’est très fort, intense, violent. Elle est douée, elle sait exactement comment me plaire, comment m’emmener dans un monde hors de toute réalité.
Je suis à bout, je n’ai plus de force, qu’elle fasse ce qu’elle veut de moi, je ne pense plus. Je sais ce qui va se passer. Je sens mon cri ultime monter, je sens mon corps atteindre le point culminant de la délivrance. Dans quelques secondes, mon monde ne sera que jouissance…Là, je me réveille.

Oui, juste avant de jouir. Horrible ! Je referme mes yeux. Je tente de retrouver mon rêve mais je sais d’avance que c’est peine perdue. Je suis en rage. Je me fous le tête dans l’oreiller. Merde, merde et merde ! Pourquoi, à chaque fois, ces rêves s’arrêtent juste avant l’orgasme ? J’ai rien demandé moi. C’est d’une cruauté sans nom de me faire miroiter tout ce bien-être pour me laisser dans cet état d’attente. Je suis énervée et je ne peux m’en prendre à personne.

Je me lève et je fais un petit tour dans la salle de bains parce que, quand même, il faut que je me rafraîchisse. Je retrouve mon lit mais pas le sommeil. Je suis bien évidemment troublée. Pourquoi cette scène avec cette fille rencontrée 2mn une seule fois, il y a au moins 4 ans ? Dans mon rêve, son visage n’était pas très bien défini, j’avais du mal à voir ses traits. Pourquoi elle ? C’est ça qui m’énerve le plus avec les rêves : en plus de te laisser en chien, ils soulèvent de nombreuses questions. Tu tentes d’analyser ton inconscient pour comprendre ce que ta conscience pense.

J’ai toujours pas trouvé, je ne sais pas ce que cela signifie…Mais en tous les cas, je tiens à manifester toute ma rancœur pour les rêves érotiques. Je préférerais ne pas en faire du tout plutôt que de me retrouver totalement frustrée, pleine de regrets sur l’orgasme raté !

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17 octobre 2008

Et de 3 !

Ah mes enfants. Je viens de prendre un bain et je me sens bien aise. Je sens aussi le bambou puisque c'est le parfum de mon gel douche. Très agréable. Enfin, va falloir que je le change car je m'en lasse un peu. A force, j'ai l'impression d'être un panda. J'ai rien contre les pandas, attention ! C'est chou ces bêtes là mais bon c'est en voie d'extinction alors ça fait pas rêver et puis, ça se reproduit pas trop donc c'est un peu chiant d'avoir une vie sexuelle de merde...
Mais c'est pas du tout de ça dont je vais te parler. Non. Y'a le chiffre 3 dans mon titre. A quoi cela fait référence ? Minute, tu vas le savoir, tu sais bien que je suis toujours cohérente.

Le 3 représente 3 personnes que j'ai rencontrées grâce à mon blog. C'est beau internet des fois (je mets pas le i majuscule parce que j'estime que ce mot ne le mérite pas. Je suis trop une insurgée de la langue française).

Remontons le temps. Qui sont les 3 personnes qui ont eu le privilège, que dis-je, l'immense honneur de me voir pour de vrai. La liste est courte mais elle mérite tout de même d'être citée.

En 1er, il y a eu Laëti alias Petit Poulpe. Bien, vous savez que nous nous sommes aimées, avons eu des rapports charnels. Inutile de vous préciser que cette rencontre me fût fort agréable et que je me prosterne tous les soirs devant mon blog pour le remercier et lui témoigner ma dévotion de m'avoir permis cette relation.

En 2ème, il y a eu 22. Ouais, en fait, je précise, elle s'appelle pas du tout 22. Non. De même que je ne m'appelle Ginette et que j'en suis bien désolée, c'est tellement sexy ! Alors, 22, elle a un blog (là dans mes liens à gauche si tu ne le connais pas encore, honte à toi).
Parfois, tu peux te dire qu'un blog ne reflète pas forcément la personnalité de la personne qui l'écrit. T'as un peu peur d'être désagréablement surprise. Je vous rassure, avec 22, ce ne fût pas le cas. Tout bien comme son blog si ce n'est mieux. Posée, intéressante, fine d'esprit, douce. Puis, très bien éduquée.
En effet, 22 a partagé ma couche pour une nuit. Oh petite perverse, je te connais. Tu t'imagines déjà beaucoup d'images scabreuses dans ton cerveau mais il n'en fût rien. Non. Déjà elle et moi avions femme et n'étant pas des salopes, la fidélité ça nous connaît (enfin, je crois mais on sait jamais...).
De plus, 22 aune grande maîtrise d'elle-même. Bah oui ! Sinon, comment expliquer qu'elle arrive à dormir à mes côtés sans me sauter dessus. Attends, je suis quand même la femme parfaite ! Si elle avait eu la faiblesse de tenter un rapprochement, je lui aurais pardonné en disant : "allons, 22, je sais que c'est dur de me résister mais ceci est une épreuve. Tu en sortiras plus forte". Petit aparté pour moi-même : je suis vraiment une petite conne qui ne doute de rien et surtout pas d'elle-même. Que dalle ! Rien. J'ai très bien dormi. Elle est pas chiante en plus, elle ronfle pas, elle bouge pas et je l'ai même pas entendu respirer...
Le matin, elle est partie tôt. Là, tu me diras que si ça se trouve elle avait hâte de se casser car me supporter une soirée plus une nuit c'est trop pour une seule femme, qu'elle avait qu'une envie : s'éloigner de ce détritus qui est loin mais très loin d'être la perfection. Ouais, je te l'accorde, mais je crois pas. Elle avait des trucs professionnels à faire. Bref, tout ça pour dire que là encore je bénis mon blog pour cette rencontre.

La 3ème, je l'ai vue hier. C'est une commentatrice régulière qui signe sous le pseudo de Pas. Là encore, c'est pas son vrai prénom ! Nous avons bu un verre. J'ai eu l'impression que je la connaissais déjà. Pourtant, c'est pas forcément évident de voir une personne que tu connais à peine, de parler sans discontinuer. Il peut arriver que tu ne sois pas à l'aise sans savoir pourquoi, que le courant ne passe pas aussi bien dans le réel que dans le virtuel. Là, j'en veux pour preuve toutes mes rencontres avec les pauvres tarées que j'ai connues grâce aux sites de rencontre. Bah là, c'est passé comme une lettre à la poste. Du moins, pour moi. Mais pour elle aussi je pense.
Un seul bémol toutefois : je lui avais dit au téléphone qu'étant donné qu'elle allait rencontrer la femme parfaite, surtout qu'elle n'hésite pas à tomber quand elle me verrait tellement elle serait ébahi par ma personne. Elle m'a dit qu'elle essaierait d'y penser. Tu parles ! Que nenni ! Elle est pas tombée du tout, elle est bien restée sur ses 2 jambes. La loose ! Enfin, elle s'est rattrapée ensuite en me disant quand même que j'étais très proche de la perfection et que forcément on ne peut être que subjugué. Je ne vous dirai pas qu'en disant cela elle avait un petit sourire ironique qui montrait qu'elle n'était pas très convaincue par ce qu'elle disait. Non, je ne vous le dirai pas. Ah, bah si en fait, je vous l'ai dit.
De quoi avons-nous parlé ? Voyons ! 2 lesbiennes qui se rencontrent, ça parle de quoi ? De filles forcément. D'amour aussi. Nous sommes toutes les 2 tombées d'accord assez vite : les femmes sont beaucoup trop compliquées !
Sinon, je tiens à souligner mes propos châtiés. Pas me parlant et me disant soudain "ah merde, je sais plus ce que je voulais dire, j'ai un trou !" je lui répondis "voyons Pas, je t'en prie ! Des trous t'en as même plusieurs ! " Bip, bip ! Applaudissements pour cet humour si fin et féminin ! Elle a eu la gentillesse de rire et moi de m'excuser tout de même en lui disant que des fois il y avait des trucs qui sortaient de ma bouche sans que j'en ai conscience et que je devais être habitée par 2 personnes.
Enfin, elle me paya mon coca. J'insiste, la prochaine fois c'est moi qui offre. Notez que si ça se trouve, Pas est partie à l'autre bout du monde tellement elle a été désespérée par notre rencontre...On sait pas, Pas. Ahahahahahahah. Faut vraiment que j'arrête avec mon humour de merde.

En conclusion de tout ça, je tiens à dire que j'ai un amour infini pour mon blog. Sans lui, ces personnes je ne les aurais jamais connues. Des fois, le virtuel ça donne de belles choses. Je vais tenter ce soir, pour remercier mon blog comme il se doit, de lui faire l'amour passionnément. Bon, je ne sais pas trop comment m'y prendre mais je vais essayer.
Ah, excusez-moi, mon blog souhaite une audience avec moi...........ah oui, il est pas con mon blog. Il me suggère de me faire l'amour à moi-même puisqu'il est un peu le reflet de moi. En fait, je crois qu'il est même mieux que moi mais bon...je vous laisse, je dois aller m'aimer.

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08 octobre 2008

Le débat est ouvert !

Etant donné que ma vie est dépourvue de surprises et que donc, elle ne mérite pas d’être racontée, je vais vous livrer ici mes pensées. Oh, c’est beau ! me direz-vous. Attendez de voir le sujet, je sens que ça va être d’un chiant pour vous…vous n’avez pas idée.

Parfois, il m’arrive de réfléchir sur des choses dont tout le monde se fout sauf quelques personnes concernées par la problématique que je vais soulever ici. Vous voyez, rien que les termes que j’utilise sont chiants.

Travaillant dans l’édition, l’ère du numérique et d’Internet, inquiète fortement. Que va-t-il se passer ? Le papier vs ordi vaincra-t-il son rival ? Dans 10 ans, le livre, cet objet ô combien précieux sera-t-il toujours en vie ? Je t’avoue qu’à ces questions, je n’ai pas de réponses. Je suis un peu dans l’expectative, si je puis m’exprimer ainsi. Oh putain ! J’arrive pas à m’en remettre d’avoir casé ce mot. Attendez, je reviens, je vais juste me rouler une pelle tellement mon vocabulaire me séduit moi-même. Ca y est je suis revenue, s’embrasser toute seule c’est pas facile et surtout c’est pas très excitant.
Alors, voilà, l’édition est attentive aux changements des pratiques de lecture. Changement il y aura mais je ne pense pas que le livre disparaîtra. Je crois que le numérique sera un complément, une autre possibilité d’accéder à la lecture, chacun sa façon de lire. Un choix en plus en fait. Puis, quoiqu’il en soit, même si la forme papier disparaît, le contenu sera toujours là. C’est le plus important après tout et bien entendu qu’il ne sera pas gratuit. L’édition est déjà un monde de pauvres (sauf ceux qui sont PDG) alors on va pas faire de la charité non plus !

A ceux qui s’exclament que s’ils pouvaient télécharger des livres comme ils téléchargent de la musique de façon illégale, ils n’hésiteraient pas. En général, ils précisent quand même qu’ils ne le feraient pas pour les petits éditeurs. Là, ils paieraient pour les aider. Ah, à votre bon cœur Monsieur ! Ces propos me font sourire…et m’attristent. Car il faut réfléchir un peu, les premiers morts si on peut télécharger des livres illégalement ce seront les libraires et les petits éditeurs. Les gros éditeurs, ont d’autres activités, des parts dans les sociétés numériques…bref, ils auront les moyens de s’adapter. Là nous pourrons donc dire que le marché du livre est mort et nous assisterons au monopole des grandes industries culturelles.
Je suis désolée de te le dire, mais c’est pas du tout le sujet que je voulais traiter. Je me suis emballée, veux-tu bien m’en excuser ? Qui m’a traitée de grosse connasse en me demandant d’abréger et d’aller à l’essentiel ?  Je vois qu’y’en a qui savent me parler…bon, ok, je te fais part de ma réflexion.


On parle toujours du risque que le numérique tue le livre. Mais, pour le moment, je pense que c’est l’inverse qui se produit. Oh ! Comment cela est-ce possible ? T’as pas remarqué comme les éditeurs sont à l’affût des belles plumes du net, t’as pas vu comme des auteurs potentiels, se servent de blogs pour se faire connaître ? Tu vois pas des sites fermer car « dans 3 jours, mon livre sort en librairie ! J’efface donc mon blog ! Merci à tous pour vos commentaires qui vont disparaître et surtout pour me rester fidèles, achetez mon livre. Il est à 22 euros et vous lirez exactement la même chose que sur mon blog mais au moins vous aurez payé pour ça et moi je vais me faire un peu de fric ! ». J’exagère, ce n’est pas dit comme ça. En général, ils rajoutent, « je ferme mon blog car mon éditeur me l’a demandé. Je suis obligé. » Et mon cul c’est du poulet peut-être ?! Un éditeur peut demander mais il ne peut pas l’exiger. S’il veut vraiment éditer ce livre, avec ou sans blog en ligne, il le fera. Mais, ça m’agace les personnes qui effacent leur blog pour vendre leur livre. Ca m’insupporte. Puis, honnêtement, un truc que j’ai déjà lu, je vais pas le racheter tout ça parce que c’est en papier. Tu tapes justement d’autres lecteurs en allant en librairie, ceux qui ne connaissent pas ton blog.
Attention, j’ai quand même une réserve. Pour les blogs de BD, je comprends qu’ils arrêtent de mettre leurs dessins sur le net. C’est pas pareil que de l’écrit où tu racontes ta vie, tu te poses des questions, tu partages tes visions avec d’autres. Et ce sont justement les autres, en étant nombreux à te lire qui te font sortir du lot et te permettent d’être un jour vu par un éditeur.
Donc, pour le moment, c’est le livre qui tue le numérique. Book = 1. Net = 0. Je dis pas que ça va rester comme ça. Ce n’est qu’une bataille gagnée mais la guerre ne fait que commencer.

Sinon, c’est facile de critiquer mais si on me proposait de m’éditer mais de fermer le blog pour avoir plus d’argent ? Je choisis quoi ? Alors, là, je te réponds, ça dépend de la somme. Je suis une femme vénale ! Pétasse de moi va ! En fait, j’en sais rien…je crois que ça me ferait bien chier et puis je m’arrangerai pour envoyer le livre gratuitement à mes lecteurs assidus. Je suis persuadée que sur 10 lecteurs d’un blog, t’en as un au grand maximum qui ira débourser de l’argent pour un contenu qu’il connaît déjà.
Oh ! J’ai mal à la tête moi ! Je vais pas me lancer dans des débats comme ceux-là tous les jours. Un par an ou tous les 2 ans c’est amplement suffisant. Je peux voir votre soulagement…qui est mort d’ennui devant son écran ? Je le verrai demain dans mes statistiques canalblog. Paix à votre âme, paix au livre, paix au numérique. Qu’importe le support, du moment que la lecture est bonne !
Attendez, je note cette conclusion, je la trouve magnifique. Et que je ne la retrouve pas ailleurs sans mon autorisation.

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03 octobre 2008

Stupidité

Mes aïeux, comme je suis bête parfois. J'insiste sur le parfois. J'ai envie de me foutre des baffes dans ces moments là.

Pourquoi vouloir me flageller ? Ah ! L'histoire est stupide et je ne sais même pas si elle vaut le coup d'être racontée. Enfin, pour vous, en exclusivité, total inédit, en avant-première...quoi ? c'est bon, vous avez compris, je peux m'arrêter là ? ok. Donc, j'ouvre le rideau sur mon inconscience, mon imprudence.

Ce soir, après une soirée très agréable avec 2 amis à parler principalement des hommes, des femmes et de sexe (pour ça que la soirée fût agréable, mais pas que), je rentre chez moi. Je sors du métro. Une petite bande d'une dizaine de jeunes occupe tout le trottoir car, comme je l'ai déjà dit, c'est important de montrer au monde entier qu'on a beaucoup d'amis et pour cela il faut s'approprier tout l'espace disponible.
Il doit y avoir 2 filles et 8 mecs. Je me faufile parmi eux quand une connasse me bouscule. Je m'en fous, ce sont des choses qui arrivent. Je continue mon chemin quand je l'entends dire, une fois que j'étais bien éloignée, "salope !" Je m'arrête, me retourne, reviens sur mes pas.

Je me plante devant elle, au milieu du petit groupe. Voici notre conversation :
"Qu'est-ce que t'as dit ?
_ Que'qu chose.
_ Tu veux pas me le redire parce que je suis en face ?
_ Bah ouais.
_ Alors c'est qui la salope dans l'histoire ?
_ Silence, bouche ouverte.
_ Réfléchis bien surtout."

Silence de mort. Je pars. Tout le monde reste planté. Pas un mot. L'incident est clos.

J'ai les mains qui tremblent. Je m'insulte. A quoi ça me sert de me prendre la tête pour des conneries comme ça ? Qu'est-ce que j'en ai à faire que cette pauvre gamine m'insulte ? Elle n'est rien pour moi. Je refais la scène. Ils étaient 10. J'étais seule. Pourquoi risquer une confrontation pour si peu ? Je le sais pourtant que ça ne sert à rien. Si je dois m'arrêter pour chaque injure dite sans être forcément pensée, je ne risque pas d'avancer. En plus, mon tremblement indique toute ma violence qui ne demande qu'à exploser. Je n'aime pas être dans cet état. Ce n'est pas bon signe.
Je repense au poème "Si..." de Kipling. Celui où il explique tous les traits de caractère qu'un fils doit avoir s'il veut devenir un Homme. Je me récite ces 2 vers :
" Si tu sais être dur sans jamais être en rage
Si tu peux être brave et jamais imprudent".

J'étais en rage et imprudente. Je ne suis pas encore une Femme. 

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01 octobre 2008

Ma pauv'Lucette...

...t'as vu c'est la crise. On parle que de ça dans les journaux, à la télé, sur le net. Vaut mieux en rire qu'en pleurer. C'est quand même très comique. Ca fait un moment que les gens gueulent, disent qu'ils en peuvent plus, la crise est là depuis longtemps pour le petit peuple. Fallait pas être Einstein pour savoir qu'un jour tout allait s'écrouler. Les banques et gouvernements s'étonnent. Unissons-nous ! Limite, faisons une quête pour sauver le pauvre capitalisme qui est bien dans la merde. Ca me fait vraiment marrer.
Puis, t'apprends aussi que le président du Sénat a refusé l'appartement qu'on lui offrait gratos à Paris pour qu'il passe des jours heureux à dépenser sa retraite sans s'occuper de payer un loyer. Il était un peu pas content que l'opinion se révolte de ce privilège. Le monde est cruel même pour le président du Sénat. D'ailleurs, faudrait voter une loi pour qu'au Sénat, la retraite soit aussi à 65 ans. T'as vu tous des vieux ! La moyenne d'âge ça doit être 74 ans ! Comment veux-tu que nous avancions avec ça ?!

Après tout, la crise on s'en fout. Chacun sa merde. On est dedans et on fait comme on peut. Si je te parle de ça c'est parce que ma vie est totalement inintéressante en ce moment, ça me fait peur. Il fait pas beau, il fait froid, je déteste de plus en plus les gens même si je les ai jamais aimés.
Que te dire en somme ? Attends, je cherche...rien...toujours rien...ah si un truc quand même.

Ce midi, je suis allée à Et Tam. Je me suis faite draguer par une vendeuse. Pas de doute. Alors que j'étais en train de me choisir un nouveau soutif, je la vois à mes côtés qui me sourit. Elle me demande si je veux de l'aide. Je lui réponds non. Elle reste là, toujours avec son sourire idiot. Ca me gêne. Je choisis un soutien gorge merde ! Un peu d'intimité bordel ! Je ne veux pas qu'elle sache mon tour de poitrine gigantesque : 95C ! Parfaitement, je fais cette taille si tu mesures mon tour de dos et que tu me fous un anorak en plus d'un matelas. T'as pas cru que j'allais te filer mes mensurations quand même !
Bref, je suis gênée. Et là, elle me commente les charmes du modèle que je veux prendre. Droit dans les yeux, avec un petit sourire de chaudasse, elle me dit que ça me ferait une très jolie poitrine. Je vois son regard qui descend de mes yeux à mes seins. J'ai envie de lui dire : "vas-y, tu peux toujours mater, tu verras rien du tout avec ma parka qui camoufle mes petites formes féminines." Qui a dit que y'avait rien à camoufler ?!
Je sens que je rougis. On se regarde et je pense : "comment ce thon peut croire qu'elle m'intéresse ?" Oui, car la vie est mal faite et c'est pas une magnifique fille qui me fait du rentre dedans. Bah non. Elle est laide !
Alors, c'est pas parce que je suis de nouveau célibataire (ah, tu le savais pas ? Bah tu sais maintenant) que je vais me taper n'importe qui et surtout n'importe quoi. Après 2mn de silence, elle me demande "alors, vous allez le prendre ?" et moi de lui répondre sans réfléchir "oui, sûrement, mais j'attends que vous partiez". Son sourire idiot disparaît et elle aussi par la même occasion.
J'ai été dure. J'aurais dû être plus délicate mais faut pas m'emmerder quand je choisis ma lingerie. Puis, tout de même, niveau drague on fait mieux. Qu'elle soit moche, ou du moins qu'elle ne me plaise pas, ce n'est pas sa faute. Mais qu'elle se permette de me mettre mal à l'aise, là, je m'insurge et fulmine. Trop c'est trop.

C'est le seul truc un peu palpitant de ma journée. C'est toujours mieux que rien...quoi que, rien, c'est pas mal non plus finalement.

Posté par Ginette parfaite à 20:55 - MOI - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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