28 mars 2009
The poisson
Si, si, je vais te parler d'un poisson. Attends, reviens ! Je vais pas t'exposer un simple poisson d'eau douce totalement inintéressant et sans intérêt. Non, non, non. On va parler d'un truc venu d'ailleurs. Tu ne connais ma passion pour les animaux ? Tu ne sais pas qu'entre un film et un documentaire animalier, je préfère le second sans hésiter ? Bah maintenant tu sais !
Et tu sais ce que j'ai lu récemment ? Bah non. Alors je vais te le dire. Je suis tombée par hasard sur un article concernant la baudroie Abyssale. C'est la lotte en fait. Bon, chez ton poissonnier, elle existe mais décapitée. En effet, elle est moche, affreuse, un truc d'une laideur sans nom que tu ne vois pas dans ton assiette. Alors, le marchand de poisson, il est pas con ! Il coupe la tête pour que t'achètes. Et c'est bon la lotte. Enfin, revenons à ma baudroie Abyssale qui n'est pas la baudroie commune !
La baudroie Abyssale elle vit, comme son nom l'indique, dans les Abysses. Logique. La femelle est énorme. Le mâle est tout petit, une petite chose ridicule et qui sert à rien. Le mâle, quand il arrive à maturité pour baiser, il cherche une femelle. Et qu'est-ce qu'il se passe quand il en trouve une ? Tu crois pas qu'il va faire le truc banal pour se reproduire. Faire l'amour à sa meuf et se casser ? Lui, il est pour une relation durable, fusionnelle. Alors ce petit être insignifiant mord la femelle et s'accroche. Bon, je suis incapable de te dire si ça lui fait mal à la grosse baudroie ou si elle s'en aperçoit pas...je n'ai jamais été une baudroie, une morue à la rigueur oui, mais une baudroie je ne m'en souviens pas. Et donc, le mâle il s'accroche et à partir de là il devient un parasite. Il dégénère. Il se fond dans la femelle, ses cellules sont absorbées par elle. Sauf les testicules. Ca s'appelle le dimorphisme sexuel. Tu retiens bien ça surtout, c'est une information ô combien vitale. Ainsi, quand la femelle a ses oeufs, hop, elle va chercher des petits spermatozoïdes dans sa banque de sperme personnelle et portative pour les féconder. Pratique.
Enfin, faut préciser que la femelle baudroie c'est un peu une salope. En effet, ça la gêne pas de se faire accrocher par plusieurs mâles. 8 testicules ont été trouvés sur une femelle. Ce qui fait 4 partenaires en même temps ! Quelle chaudasse.
Donc tout ça va me servir dans ma vie, tu t'en doutes. La prochaine fille qui me sort un "je t'aime" la 1e nuit alors que nous ne nous connaissons physiquement que depuis 2h et virtuellement que depuis 2 jours en ajoutant un "je pourrais laisser quelques affaires chez toi", je lui dis que pendant qu'on y est je peux aussi être un petit mâle baudroie abyssal et que je peux fusionner mes cellules pour l'éternité avec les siennes.
25 mars 2009
Elle existe sans doute...
C’est la question que je me pose, en fait. Mon obsession. Non, plutôt mon chemin de croix.
J’ai fait le ménage, une rétrospection sur moi-même (c’est joli rétrospection comme mot mais qu’est-ce que c’est chiant à faire). J’ai revisité le passé. J’ai mis à la poubelle toutes les photos, lettres d’amour de mes relations passées. A quoi bon garder les preuves de mes échecs ?
C’est toujours avec une certaine réserve que je débute une relation. Un peu comme quand tu vas te baigner en Bretagne. T’y vas pas d’un coup. Tu trempes d’abord les doigts de pieds et tu bouges plus pour te remettre du choc thermique. Bah, en amour, je fais pareil.
J’attends. J’attends comme une conne. J’attends celle qui saura m’apprivoiser. Tu sais, LA femme qui me dira qu’on arrête de jouer à faire semblant de s’aimer, qui saura réfuter mes arguments pour que je tombe enfin le masque. Celle qui se reposera sur mes épaules mais qui me prêtera les siennes quand elle devinera que j’en ai besoin et qui me dira de la fermer quand elle verra que je n’ose pas. Celle qui m’imposera ses sentiments, qui me forcera à tout lui donner, qui me prendra tout sans me demander l’autorisation. Celle qui saura me sourire quand ça n’ira pas, qui plaquera tout pour moi si je le lui demande. Celle qui fera sauter mon cœur, qui sera la cause de mes plus belles joies et aussi de mes plus grands désespoirs.
J’attends la fille qui me fera devenir femme dans ses bras, qui arrivera à me faire l’amour ou à me baiser selon mes envies sans que j’aie besoin de le lui demander, de lui expliquer. J’attends celle qui sera forte, qui réussira à entrer dans ma vie de manière brutale pour briser mes barrières avec violence. Celle qui effacera toutes les autres et s’imposera à moi comme une évidence. Celle qui me dira qu’on n’est pas là pour jouer, qu’on va pas faire dans la demi-mesure. Qu’il faut voir les choses à deux. Qu’on arrête de s’amuser et qu’on entre dans la cour des grands.
Je veux qu’elle fasse de mon lit un champ de bataille, je veux qu’elle traite mon cœur comme si elle était en terre conquise, qu’elle écoute mes doutes et les maltraite. Je ne veux pas d’un truc confortable, raisonnable, rationnel. Je ne veux pas que tout soit acté d’avance et que ça ressemble à un contrat où les conditions générales d’acquisition ont été lues et acceptées. Je ne veux pas que tout soit prévisible à tel point que notre amour est chiant à en bâiller…
Ca y est j’ai à peu près fini. Tu m’étonnes que je trouve pas ! Je ne cherche pas la facilité, je ne veux pas d’une simple présence à mes côtés. Je ne veux pas une copine mais une femme. La mienne. Elle est mal barrée pour le moment. J’aimerais pas être à sa place, ça tombe j'y suis pas ! Enfin, faut avoir des ambitions dans la vie, faut viser haut. On court tous après quelque chose, on a tous des combats à mener. Moi c’est celui là. Ca va, y’a pire. Je ne me lance pas dans la libération du Tibet. C’est sûrement réalisable, j’ai entraperçu tout ça une fois.
Notez que je ne compte pas exposer cette liste à l’éventuelle prochaine. Ce genre de défi à relever n’est pas facile à accepter, je ne vais pas me tirer une balle dans le pied dès le début. Je me demande même s’il existe une femme assez forte (ou inconsciente) pour tenter. Faut essayer. Ca fait un peu comme dans les jeux vidéo, t’as des « level » mais par contre, c’est jamais la même joueuse qui joue encore avec toi.
Quant aux sceptiques qui rigolent de mon objectif qui est le mien, qui pensent que me réserver pour une femme que je ne trouverai peut-être jamais est stupide et utopique, je les emmerde. Chacun voit sa vie comme il l’entend.
Bon, en attendant, vous permettez, je vais me faire l'amour, ça me détendra.
21 mars 2009
Le PCLL et le printemps
Alors que j'étais en train de naviguer sur le net, j'ai senti mes cheveux me tirer en arrière. Qu'y avait-il ? J'ai fait comme si je ne sentais rien. Le PCLL et moi avons décidé de nous ignorer pour vivre ensemble. Mais, bien entendu, il me fût impossible de rester dans mon impassibilité. Je les sentais s'énerver, tirailler, insister. Certains se levaient même. N'y tenant plus, une conversation s'engagea :
Moi : "Bordel ! Qu'est-ce qui vous arrive ?
Le PCLL : Salut connasse ! Ta gueule ! On regarde tes plantes
_ Pourquoi ?
_ On t'en pose des questions ? Non. Nous emmerde pas. Nous sommes en phase d'observation.
_ Et pourquoi vous observez mes plantes ?
_ Attends ! T'as vu comment elles poussent et leurs feuilles ?! T'as vu leur feuilles ?! Elles tiennent dans l'air toutes seules !
_ Ouais, c'est le principe des plantes en bonne santé. Pas de quoi s'étonner. Sauf si on est con, un peu comme vous.
_ Oh la fourbasse. La petite putasse ! Nous insulte pas. Pourquoi nous on tient pas comme ça ?
_ Bah parce que...comment vous dire...vous êtes des cheveux. Pas des plantes ! C'est comme ça.
_ Oui mais nous on n'est pas des cheveux normaux. Nous sommes les représentants mirifiques du PCLL. On veut faire comme les plantes, pour bien se distinguer, ne pas être confondus avec les autres cheveux du petit peuple.
_ C'est sûr que vous êtes pas des cheveux comme les autres. Créer un parti du cheveu long et libre faut avoir un grave problème psychologique.
_ Mais tu vas la fermer ta gueule ! Puis, à qui la faute si nous ne sommes pas normaux ? Pauvre tarée ! Tu ne sais pas la chance que t'as de nous avoir.
_ Non, c'est vrai je ne veux pas réaliser. C'est quoi cette idée de faire comme les plantes ? Vous vous voyez tenir en l'air comme des abrutis ?
_ Bah ouais et on se voit bien avec les trucs colorés aussi, là, les machins qui dépassent et qui sont en couleur.
_ Les fleurs ? Vous voyez bien avec des fleurs sur vous ?
_ Ouais ! On veut ça !
_ Mon dieu ! Je vais vous acheter des barrettes avec des fleurs roses alors.
_ Non ! Pas ça ! Pas les barrettes ! Ca nous casse ! T'es inconsciente ou quoi ? On veut des vraies fleurs.
_ Et vous pensez pas que vous auriez l'air un peu con avec ça ?
_ Nous ne pouvons pas être cons.
_ Si
_ Non
_ Si
_ TA GUEUUUUUUUUUUUUUUUUUULE !
_ OK. Même si c'était possible, il y a un gros problème à avoir des fleurs sur soi.
_ Et on peut savoir lequel Madame-conne-comme-ses-pieds-mais-qui-fait-comme-si-elle-savait-tout ?
_ Bah y'a des bêtes qui viennent sur les fleurs. Des insectes. Des bourdons, des abeilles et j'en passe. Elles viennent féconder.
_ Quoi ? Mais c'est dégueulasse ! On veut pas que des bestioles fassent des trucs sur nous !
_ Ca tombe bien, moi non plus.
_ Ok. On laisse tomber l'idée de ressembler à des plantes. C'est nul ! En revanche, c'est bientôt le printemps et on va se reproduire entre nous.
_ Et merde !
_ Ouais, y'aura encore plus de membres du PCLL. La nouvelle génération. On va te faire chier en plus durant notre période de coït capillaire. On va se décoiffer.
_ Non, pas ça.
_ Si. Et pour conclure, on va enfoncer le pou ! NOUS on baise. Pas toi.
_ Fermez votre gueule. Je vais vous coller des fleurs sinon et comme ça vous ferez l'amour avec des insectes !
_ Nous te haïssons, femme de bas étage, petit détritus des trottoirs. A jamais saleté !"
C'est pas simple tous les jours. Ca ne s'arrange pas, ça empire. Que vos cheveux n'adhèrent pas au PCLL c'est tout le mal que je vous souhaite.
* Parce que le PCLL occupe une place importante dans ma vie, malheureusement, appréciez la rubrique qui leur est désormais consacrée. Je sais, c'est trop d'honneur pour ces connards.
16 mars 2009
Un après-midi au musée
Oui, j'ai bien dit après-midi et non nuit comme ce film pourri avec Ben Stiller. Oui, oui, une nuit au musée c'était vraiment un navet. Sur ce coup là je suis intransigeante. Je ne veux même pas débattre. En même temps, ça tombe bien puisque mon sujet de ce soir c'est pas du tout ça. Remontons le temps, c'est le cas de dire, avec la visite du musée des arts et des métiers effectuée avec ma fidèle acolyte Ciloo.
Que te dire ? Y'en a des choses à voir. Pour 6,50 euros t'en as pour ton argent. Et tu vois beaucoup de choses diverses, plus ou moins vieilles. Tu fais un saut, très grand, dans le passé où tu découvres les technologies de l'époque et où tu constates les évolutions techniques. Ce musée se divise en plusieurs thématiques : instruments scientifiques, matériaux, construction, communication, énergie, mécanique, transport et l'église.
Ce qui m'a le plus plu c'est l'église et les instruments scientifiques. J'en ai vu des choses : des balances, des machines à calcul qui étaient en fait des tablettes de bois (on a toujours pas compris comment ça marchait), des pendules, des maquettes de ponts, des disques durs des années 70 (le truc est un rond d'au moins 40cm), des vélos, des téléphones, des machines à écrire, des presses rotatives...bref, des machines de tous les temps. Spécial hommage au Robot Hilare qui porte bien son nom puisqu'il a vraiment une tête de con.
C'était riche, pas de quoi s'ennuyer, faut compter 2 bonnes heures pour tout voir. Enfin quand je dis qu'on s'ennuie pas, ça dépend qui... Nous avons pu contempler un gardien dormir comme une merde sur sa chaise devant le regard amusé des visiteurs.
Le musée en lui-même est beau. C'est un ancien bâtiment, vaste, haut de plafond. Il a donc une âme qui accueille parfaitement ces machines d'un temps révolu. C'est agréable de s'y promener.
Un seul bémol par contre, le manque d'explications. Tu vois des trucs, tu lis le nom et ça ne t'apprend rien car tu ne sais pas à quoi ça sert. Donc, tu restes un peu perplexe...Mais, tout de même, ça vaut le détour ne serait-ce que pour l'église qui accueille en fait des avions et des vieilles automobiles ainsi que le pendule de Foucault. Quand je suis rentrée dans cette vaste pièce, j'ai été subjuguée. Emue. C'était beau. Tu as 3 avions suspendus au plafond. Et quand je dis avion je suis gentille. Ce ne sont que de minces bouts de taule ou juste 2 toiles qui servent d'ailes. Je me suis dit que les gens qui étaient montés dedans devaient être inconscients ou tarés !
Sinon, pour finir, nous avons vu un sablier (jusque là ça va) et un sablier des mers (là ça va plus). C'est quoi la différence ? Bah c'était pas mis. Donc, je ne pouvais pas rester dans ce questionnement. Après recherche sur Internet, je me suis aperçue que les sabliers n'intéressaient pas grand monde car y'a pas des masses d'infos. Enfin, d'après Wikipédia (attention, l'info n'est donc pas absolument fiable mais elle me paraît tout de même cohérente) le sablier des mers mesurait un temps de 30mn ce qui correspondait aux quarts des marins. Voilà donc la différence entre un sablier normal et un sablier du grand large. C'est l'écoulement du temps qui dure plus longtemps.
Voilà. Je ne doute pas cette information capitale te servira toute ta vie. Ne me remercie pas. Je t'en prie, ce fut un plaisir de t'éclairer.
13 mars 2009
Le film trop long
T'as vu, là mon titre il est explicite. Tu sais qu'on va parler de cinéma. Avec mes places du CE que j'ai à 4 euros, j'y vais souvent au ciné. Et tu t'en fous. Et t'as bien raison. Il n'empêche que 4 euros c'est intéressant et en y réfléchissant, c'est pas mal comme argument de drague. La prochaine fois, je le mets en avant. "Hè chérie ? Tu sais avec moi, le ciné c'est 4 euros la place !" Je suis sûre que je vais emballer avec ça. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je m'égare. Mais tu sais comme j'aime faire durer le suspens...Bon, dans 10 secondes, tu vas connaître le film qui est l'objet de ce post...9, 8, 7...Oh ça va, arrêtez de me crier dessus, ça vient.
HARVEY MILK. Voilà, j'ai craché la pellicule (pour remplacer le morceau). Mon dieu, que c'était long. J'avais mal au dos, c'était horrible. Il dure 2h30 environ. D'accord, y'a pire. J'ai vu plus long comme film et c'est passé tout seul. Là, j'ai été un peu lassée. Il est lent ce film. En fait, on pourrait enlever la 1e heure. Après, le film commence à t'emporter mais au début tu te fais un peu chier quand même.
Bon, faut bien mettre le personnage en place ainsi que le contexte pour faire comprendre tout l'enjeu qu'Harvey Milk a représenté à son époque. Il faut en effet recadrer l'homosexualité dans les années 70 à San Francisco pour comprendre ce que cet homme a fait pour la cause. Il n'en demeure pas moins que cela aurait pu être fait soit de manière plus courte soit de façon plus dynamique.
A part ça, Sean Penn qui fait partie de mes acteurs préférés est assez charismatique dans ce rôle. A aucun moment tu te rappelles que dans la vraie vie il est hétérosexuel.
Ensuite, durant le film j'ai réalisé à quel point les homos sont partis de loin. Je me suis dit qu'à cette époque il fallait beaucoup de courage pour assumer. Rien à voir par rapport à aujourd'hui. Bien entendu, cela m'a fait réfléchir. Aurais-je eu le courage de me dire lesbienne à cette époque ? En toute franchise, je crois que non.
Ce qui est surprenant dans ce film c'est la manière dont Harvey arrive à se faire entendre, respecter, aimer. Avec les mots, de la répartie, de la finesse d'esprit. J'ai souvent souri à ses remarques, à ses réflexions. Il a su parler aux gens, ses discours étaient cohérents, tolérants. Des fois, les mots ne servent à rien mais dans certaines situations ils sont la meilleure arme.
Ce film est important du point de vue historique, également au niveau esthétique. Tu te crois vraiment dans les Etats-Unis des années 70.
En conclusion, c'est un bon film mais dont le début est trop long, lent. C'est dommage. Enfin, comme dirait Clairette : "ouais, mais tu vois, faut bien un début pour avoir une fin". Face à cette logique imparable, je m'incline, il n'y rien à rajouter.
10 mars 2009
Vénération
C’est pas tous les jours que la femme parfaite que je suis vénère quelqu’un. Ou plutôt quelqu’une.
Tous les soirs, j’ai RDV. Je me cale dans ma chaise, j’allume l’ordi et je contemple. Non pas mon fond d’écran. Mais je regarde la série Life. Et qui joue dedans ? Carmen. Ouais, celle de L word.
Elle est encore plus jolie. Dans L word elle faisait un peu pétasse. Maquillée, petit haut de salope, petit pyjama de salope aussi. Enfin, fallait bien ça pour plaire à Shane.
Là , elle est flic. Moins maquillée, habillée comme une femme qui se respecte. Une joie de la voir. Il est évident que je l’imagine sans ses vêtements. Mon cerveau arrive à la deviner nue. Une merveille. Vois-tu, si demain elle sonne à ma porte en me disant qu’elle veut que je la suive aux Etats-Unis pour lui faire 4 enfants, je ne vais pas hésiter. Pour elle, j’abandonnerai famille, amis, travail…Je lui ferai l’amour toute la journée, toute la nuit. Oui, oui, j’en suis capable. Je t’assure. De toute façon même si ce n’est pas la cas, tu ne le sauras jamais. C’est ça qui est bien avec un blog, tu peux te la jouer bête de sexe même si t’es un gros boulet au lit.
Donc, qu’est-ce que je disais ? Ah oui, j’abandonne tout pour elle. Bon, ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’une fois que j’aurai fait le tour de son corps, je retournerai à ma petite vie. Je lui laisserai les 4 gamins et je reviendrai dans mon monde, retrouver ma famille et mes amis.
Pardon ? Je suis une grosse connasse ? Il est vrai. En même temps, tu m’excuseras mais je ne pense pas qu’elle sonne un jour à ma porte alors je peux dire un peu tout ce que je veux.
En fait, c’est juste un peu mon phantasme cette femme. J’ai le droit, j’ai personne. Je peux donc prendre une référence pour accompagner mes nuits solitaires. Bon, il serait tout de même souhaitable qu’une femme réelle accompagne mon sommeil. J’y travaille, tu t’en doutes bien. Mais c’est pas encore pour ce soir. Alors, tu permets, j’ai un nouvel épisode de Life à regarder.
Sarah Shahi si tu passes par là : I love you very beaucoup.
03 mars 2009
Je m'interroge
Ca m'encombre l'esprit depuis ce matin. En m'habillant, mes yeux se sont focalisés sur ma petite culotte. Plutôt sur l'étiquette qui dépassait. J'ai regardé. Made in china. Par curiosité, j'ai vérifié celle de mon débardeur. Made in china. La quasi totalité de mes vêtements est fabriquée dans des pays asiatiques. Sûrement par des petits enfants, ou bien par des femmes ou des hommes qui ne gagnent rien.
En marchant, je me suis demandée comment argumenter mon innocence si demain, un petit chinois me demandait pourquoi j'acceptais de payer et de porter ces fringues alors que je sais qu'ils ont été fabriqués par des esclaves du temps moderne. Qu'est-ce que je dirai ? "Voyons, mon chou, ce n'est pas ma faute si tu n'es pas né dans le bon pays." Ou bien "ah, je ne savais pas !" Mais là ce serait mentir. Ou encore "que veux-tu que j'y fasse ?" Là, il me répondrait que je n'avais qu'à pas acheter, comme ça, son pays aurait été obligé de se développer autrement pour mériter sa grande puissance.
Bien entendu, ça m'étonnerait qu'un petit chinois m'interpelle un jour à ce sujet. Soulagement ? Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui vais changer le monde. Je ne vais pas faire un post démago sur l'inégalité des chances. Mais il n'en demeure pas moins que cela me perturbe.
Evidemment, je m'offusque devant ma télé de la façon dont les droits de l'homme sont bafoués. J'ai de beaux discours dessus. Je hausse le ton, m'insurge, lève le poing. Ca leur fait une belle jambe à tous ces gens exploités pour qu'on s'habille. Ils doivent tout de même se demander quels sont les connards qui portent ces vêtements qui ne coûtent 3 fois rien.
J'ai donc décidé de fermer ma gueule sur ce sujet. Je ne me révolterai plus. Ca ne changera rien mais au moins, je cesserai d'être hypocrite. D'avoir de bons mots inutiles, de me porter juge alors que je contribue, participe et accepte cet état de fait. Je me tais. Je ne dirai plus rien. Si je ne suis pas contente, dans ce cas, je peux toujours acheter des habits made in france même si cela signifie qu'ils sont rares et chers. Cela m'étant impossible, je suis bien heureuse de débourser 5 euros pour un tee-shirt, ou 30 euros pour un pantalon Made in china. Alors, il vaut mieux désormais que je garde le silence. Ces enfants, ces femmes, ces hommes travaillent pour que je m'habille à bas prix. Je le sais et par mes achats je cautionne.
C'est décidé, vraiment, je me tais. Les mots doivent aller avec les actes. Et puisque je n'ai décidé d'aucune action, l'absence de jugement me semble beaucoup plus approprié.
