Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

28 mai 2009

Ne pas juger

J'ai entendu des ragots, des rumeurs. Je n'y ai pas prêté attention au début. J'ai même combattu ce que je croyais être des divagations. "N'importe quoi !", "ça ne veut rien dire !" Puis, avec le temps, en constatant que plusieurs personnes différentes qui ne se côtoyaient pas me disaient la même chose, j'ai fini par douter.

J'ai donc observé, sans trop y croire. Je trouvais toujours des raisons pour tout expliquer. Enfin, il fut un jour où j'ai dû me rendre à l'évidence. Tout était vrai. J'ai été surprise évidemment. Elle, mère de famille, si aimante envers son mari (du moins c'était l'impression qu'elle donnait), si fragile aussi, ce n'était pas possible qu'elle arrive à gérer un amant. Je croyais qu'elle n'en avait pas la force ni l'énergie. Mais si. Elle l'a fait, elle le fait. Une double vie depuis 2 ans. Ses proches savent et ses collègues se doutent, en fait ils ne doutent plus, ils en sont persuadés. Son mari est au courant.
Bien. Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Ca ne change rien. Non, ce n'est pas une salope. Elle aime son mari et ses enfants. Elle aime aussi son amant. Bien entendu, comme ça, on se dit qu'elle doit faire un choix. C'est facile de déclarer cette évidence mais je suppose que c'est plus complexe que cela, qu'en le vivant, ce choix est impossible.

J'ai été obligée de lui en parler. De cela, je me suis dégoûtée. J'ai longtemps tergiversé avec moi-même. Qui étais-je pour lui balancer sa liaison dans la gueule ? Puis, elle ne s'est pas confiée à moi. A d'autres oui, pas les meilleurs d'ailleurs, mais à moi non. Alors, j'estimais que je n'avais pas l'autorisation de m'immiscer dans son histoire privée. Seulement je sentais la distance que j'installais dans notre relation. Je sentais que j'étais à 2 doigts de la rayer de mon existence. Pas parce qu'elle avait un amant mais parce que quand elle me parlait de sa vie en pensant que j'ignorais tout, je me demandais si elle ne me prenait pas pour une conne en me cachant certaines choses, en occultant certains événements.
Je n'ai pas voulu l'exclure de ma vie. J'ai réfléchi et je me suis dit que c'était sans doute aux personnes que tu aimes le plus que tu caches les choses car voir la désapprobation, la condamnation de tes actes dans les yeux de ceux que tu aimes, ça doit être difficile à supporter. Oui, mais comment a-t-elle pu imaginer que je faisais partie de ces gens qui condamnent ceux qu'ils aiment ? 

Bref, j'ai décidé de lui dire car, en plus de sentir que ce silence nous éloignait, j'entendais les allusions, les moqueries, les quolibets (joli ce mot, je suis contente de le caser). Je ne pouvais pas prendre sa défense. A quoi bon ? Mais je voyais qu'elle ne se doutait de rien, ne voyait pas la médisance. Et ça, je ne pouvais plus le supporter. Je me suis mise à sa place, j'aurais aimé être alertée. Je lui ai donc parlé. Les bras croisés pour empêcher mes mains de trembler. Non, j'étais pas fière. J'ai eu du mal à la regarder en face. J'avais l'impression de dépasser les limites qu'elle avait fixées.
Je lui ai dit "j'entends dire des choses. Ca te concerne." Je n'ai pas eu le temps de poursuivre car elle m'a demandé "tu veux une confirmation ?" Là, je l'ai regardée en face. Mon ton fût doux, enfin je crois. "Non, je ne te demande rien. Que tu me dises ou non, ce n'est pas pour ça que je t'en parle. Je veux que tu saches que les gens parlent et je préfère te le dire même si j'en ai pas envie. Je ne veux pas que ça se retourne contre toi, qu'ils s'en servent pour te faire mal". Elle a compris, a souri. Soulagée j'étais et elle aussi. Elle m'a raconté. Sa dépression, ses consultations depuis un an...Elle m'a demandé ce que j'en pensais. C'est sorti tout seul "que tu sois heureuse comme tu peux, enfin si c'est possible". Sa réponse "bah non, c'est ça le problème, je peux pas être heureuse". Bien entendu. Moi de poursuivre, me retrouvant, nous retrouvant : "et ça va à la maison, ton mari il te fait pas trop chier ?" Elle a ri, m'a dit merci de le prendre comme ça. Nous avons parlé. Sourire aux lèvres. Tout est redevenu comme avant, enfin presque.

Il y a mon orgueil. Oui, je sais, il a rien à faire dans cette histoire mais il s'invite pourtant et gueule. Je suis blessée. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle n'est pas venue chercher mon oreille pour y délivrer ses secrets. De ça aussi, il faudra que je lui parle, pour définitivement renouer notre lien. Je me doute bien de ses raisons. Il y en a 2 : la peur de mon jugement, de mon incompréhension et aussi le fait que j'ai 25 ans, que je n'ai jamais vécu en couple et que je n'ai jamais trompé. Mon "expérience" ne lui aurait été d'aucune utilité. Je n'ose pas imaginer la 3e option : le manque de confiance en moi. Non. Elle me connaît mieux que ça quand même !

Ce qui est surprenant aussi dans cette histoire c'est ma phrase  "et ça va à la maison, ton mari il te fait pas trop chier ?" Si elle avait été à la place de son mari, j'aurais sans doute dit : quel salaud ! J'aurais eu de la compassion pour elle. Là, j'en ai pas pour son mari. J'aimerais pas être à sa place, certes, mais je ne me soucie pas de sa souffrance, je n'y pense même pas. Tout ce qui m'importe c'est elle. Son bonheur, son bien-être. Ca doit être ça l'amitié : ne pas juger et toujours soutenir l'autre même si dans l'histoire et aux yeux des gens, il est coupable.

La vie est quand même compliquée des fois. Bon, je vais descendre une canette de coca pour méditer sur cette dernière phrase.

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23 mai 2009

Pourquoi ?

Pourquoi quand je vais dans un bar pour les filles qui aiment les filles il n'y a que des moches ? C'est la question que je me pose, l'observation que je me fais.
Non, mais attends, quand je dis moche, c'est pas une question de style. Non, non, non. Vraiment. Ce n'est pas une histoire de goût. Tu comprendras pourquoi j'y vais qu'une fois par an, grand maximum. Tristesse et désespoir.
Puis, en plus, tu as des bouts de conversation qui te parviennent car faut qu'elles gueulent. Elles ont besoin que tu les remarques. "Un trans ne peut pas être lesbienne à 100%". Tristesse je t'ai dit. C'est quoi cette certitude à 2 balles ? Comme si je disais, une lesbienne ne peut pas coucher avec un homme. Dans l'idée c'est exact, dans les faits on sait pas. Ok, moi j'ai ne pourrai plus coucher avec un mec. Mais une autre homo ? Qu'est-ce que j'en sais ? Note que j'ai ma petite idée puisque j'ai déjà été trompée avec un mec et même plusieurs ! Je sais, j'ai beaucoup de chance. Bref, donc un trans il peut être lesbienne à 100%...ou pas. Un peu de nuance ne fait pas de mal.

Passons. Vois-tu, hier, j'étais avec Pas. Ouais, j'ai eu l'honneur de découvrir SA serveuse qui fait battre son coeur. T'as lu cette phrase, bah ne t'imagine pas que je suis romantique pour autant ! On a parlé de...filles principalement. J'ai bu des cocktails sans alcool. C'était bon. J'ai ri quand je voyais son regard quitter mes yeux pour diverger vers sa jolie serveuse. C'est arrivé souvent. Ah, l'amour...J'ai fait des blagues bien grasses, pas du tout délicates, je n'en reviens pas des horreurs qui peuvent sortir de ma bouche. Enfin, je ne vais pas me refaire. Nous avons refait le monde un peu. Comme 2 lesbiennes célibataires nous attendons LA femme. Bon, on ne fait pas que attendre, on cherche aussi. On se raconte nos entretiens sur Gayvox. Ca m'a rassurée. Pas aussi attire les tarées ! "On se connaît pas et elle me dit déjà qu'elle a bien dormi car elle a pensé à moi. Que je lui manque et tout..." Mon dieu ! Psychopathe !

C'est pas facile en fait. En même temps, si tu trouvais celle qu'il te faut de suite ce ne serait pas drôle et tu ne savourerais pas la chance que tu as. Oui, c'est bon, c'est ce que je me dis pour rester motivée, garder mon objectif et ne pas me contenter d'une relation sans saveur.
Je me dis aussi que la vie est des fois mal faite. Ca, j'y pense quand je m'endors en me rappelant de ma jolie brunette. Dommage. C'est toujours ce mot qui revient. Je ne suis pas triste mais je regrette juste qu'elle soit en couple. J'évite de refaire l'histoire avec des si...si elle avait été libre, si elle avait quitté sa copine, si je l'avais embrassée. Je ne finis jamais ces phrases qui ne sont que des hypothèses. Ca ne sert à rien. Je ne peux pas réécrire l'histoire. Ca ne m'aide pas. J'ai déjà tourné la page de toute façon mais parfois j'y reviens pour me rappeler ce que tu ressens quand on te bouleverse avec un regard, des mots, un geste.

T'as peur que ce post glisse vers la déprime ? Rassure-toi, ce n'est pas mon état d'esprit. Je ne déprime pas pour les filles. Enfin, pas souvent et peut-être même plus jamais. Non. Y'a des choses plus graves. Puis, en fait, c'est assez excitant cette quête. Limite si t'as pas l'impression d'être dans un livre de SF. Sauf que toi, tu cherches pas à trouver le moyen de combattre les forces du mal ou découvrir la clé de la vérité. Tu recherches juste celle qui s'emboîtera dans ta vie comme une évidence. Petite précision pour toi-même, le verbe emboîter n'a pas été choisi au hasard...S'emboîter je trouve ça pas mal et mon corps acquiesce. Qu'est-ce que je t'ai dit ? Je ne suis pas romantique bordel de merde.
Sur-ce, tu m'excuseras mais c'est le week-end et je ne suis pas une no life alors je t'abandonne mais je ne doute pas que tu survivras.

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21 mai 2009

Mon jour de la femme

Ouais c'était hier. Le jour de ma féminité. Faudra penser à l'inscrire dans le calendrier et à en faire un jour férié. Une belle commémoration pour moi car je le vaux bien. D'autant plus qu'il s'agit de l'Oréal. Parfaitement.

Je t'ai perdue adorable lectrice ? J'oublie souvent que tu n'es pas dans ma tête.
Sache que je me suis maquillée. Bon, c'est pas la 1e fois, je suis déjà passée par la spatule mais pour les grandes occasions, comme les mariages, le nouvel an...Bref, 5 fois dans ma vie au grand maximum.

J'avais prévu qu'à 25 ans, je participerais au massacre des baleines pour accentuer ma beauté. Tu savais pas que la graisse de baleine était parfaite pour que ton maquillage colle sur ta gueule ? Bah maintenant tu sais. Donc, j'ai bientôt 26 ans et il était temps que je passe à l'étape de base : le mascara. Noir. Pour faire ressortir mes yeux bleus.
Bien entendu, étant novice, Naboo me conseilla. Et j'ai envie de te dire heureusement. T'as le mascara pour les longs cils volume 3D, le regard de braise, le super waterproof que même si on te jette un seau d'eau dans la gueule ça coule pas, le méga long, le méga long super allongeant, le mascara à 7€, à 12 €, à 13,29 €, à 15€, à 26 €...le mascara double effect, le mascara double couleur... T'as envie de dire : je veux JUSTE du mascara.

Bref, j'ai pris mascara sans paquet. Tu sais, celui d'Eva Longoria. La loose. Mais d'après le test de Naboo qui a acheté le même, il est pas mal. Bon rapport qualité, prix. Il est évident que Naboo me fit un cours sur comment en mettre. C'est pas bien chiant en fait. Faut juste que j'ai un entretien individuel avec mes paupières pour fixer leur objectif de fin d'année : ne pas trembler quand j'usite (oui, ça va, je sais, usiter comme verbe n'existe pas mais on n'est pas à l'académie française alors j'impose ma liberté d'expression) le pinceau.
Alors attention, après essais, Naboo et moi avons convenu qu'il ne fallait pas que je m'attarde sur les cils du bas. Non car vois-tu, mes cils du bas sont petits et parsemés alors si je leur mets du mascara ça fait ridicule : t'as 3 cils qui se battent en duel et sont collés ensemble et t'as l'impression que je n'ai qu'un seul et unique poil. Le maquillage c'est fait pour t'embellir, pas pour t'enlaidir alors du coup les cils du bas, je les ignore.
Ce que je préfère c'est le crayon. Là aussi, il a fallu tester et la conclusion fut la suivante : je ne passe qu'un trait sur l'intérieur de ma paupière du bas sinon ça fait trop obscur, trop fardé. Pas facile d'être une femme quand même.
Tu sais, ce que je préfère c'est le crayon. Je sais pas pourquoi, c'est comme ça. J'aime ce moment où je trace un petit trait. C'est le geste final, l'ultime touche discrète et pourtant révélatrice de mon regard. Je suis tellement "in love" du crayon qu'il a trouvé sa place dans mon sac. Si, je t'assure. Pour en remettre quand ça disparaît. On sait jamais, une jolie femme peut se présenter devant moi à l'improviste et il faut donc que mon regard lui exprime toute mon adoration pour elle.

Bien. J'étais prévenue que ma 1e journée de maquillage ne passerait pas inaperçue. En effet. "Hè ! Ginette ! Tu t'es maquillée !", "T'as mis du mascara ! Ca te va super bien", "Mais t'as maquillé tes yeux ?! Ca te fait une regard !" Blablabla. C'était pas désagréable. Au moins, j'ai pu constater que je ne me faisais pas chier pour rien et que ça révélait encore plus ma beauté légendaire. Oui, je suis une connasse prétentieuse et je ne m'en lasserai jamais.

Mon regard justement, parlons-en. Durant quelques mois, j'ai évité de faire un face-à-face avec mon miroir. Je ne voulais pas croiser mes yeux. Ce que j'y voyais me rendait vulnérable. Il y avait de la rage, de l'agressivité, de la mélancolie, beaucoup, et de la douleur. Je devais donc m'éviter et laisser faire le temps.
Hier, je me suis admirée. J'ai soutenu mon propre regard. J'ai souri. Pas de doutes, j'ai une nouvelle vision sur moi et sur ma vie. Et je dois t'avouer que je n'en suis pas peu fière. I love me encore plus qu'avant.
Bon, faut pas déconner, faut pas penser que j'ai perdu mon regard de fille qui fait peur, je ne transpire toujours pas l'amabilité ! Mais on s'en fout, le principal étant que je me plaise.

Quel post futile, un vrai post de fille. Si ça continue, bientôt je vais m'habiller en rose et mettre des robes. Si cela arrive un jour, promis, j'irai dans ma baignoire pour faire une tentative de noyade. En attendant, vous m'excuserez mais faut que j'aille observer mes nouvelles chaussures pour m'habituer à elles...oui, j'ai acheté des espèces de ballerines ! Mon dieu, comme ça fait féminin, une vraie gonzesse. Je vire vraiment pétasse. De plus, une question m'obsède : déjà sans maquillage je ne faisais pas homo mais là c'est de pire en pire. Donc, comment veux-tu que la jolie lesbienne de la rue m'identifie et m'accoste ? C'est impossible. C'est le drame de ma vie.
Bon, j'ai toujours un espoir, je compte sur toi pour faire dans le social et me ramener ici même la femme de ma vie. Tu ne m'as servi à rien pour les petits chats (pour te faire culpabiliser : 5 ont été tués et il n'y a eu qu'un rescapé) alors j'espère bien que, pour me témoigner ta dévotion, tu vas partir en quête de la lesbienne jolie et célibataire et pas trop conne histoire que j'occupe mes nuits autrement qu'en lisant. Je compte sur toi, j'attends !

       

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16 mai 2009

Miyazaki

Tu connais pas ? Bah moi non plus je ne le connaissais pas ! Faut dire aussi que je n'ai aucune culture cinématographique. C'est une horreur. Tu comprends, mon cerveau, il est limité. Même quand j'ai vu un film, je ne me souviens plus quel est le titre...et c'est quand on me raconte l'histoire que je percute que je connais. Bon, c'est pas dramatique. Là où ça devient plus gênant c'est quand je ne me rappelle le prénom des filles avec qui je suis sortie.

Bref, on s'en fout j'ai envie de te dire. Donc, Miyazaki. Je ne le connaissais pas. Jamais vu un de ses films et c'est grâce à ce blog que j'ai connu. Parfaitement. C'est une lectrice (très sympathique, que j'ai vu en vrai et qui, même si elle ne s'est pas évanouie devant ma beauté légendaire, est tout de même fort agréable alors je lui pardonne) qui m'a parlé de son dernier film. Ponyo. Elle m'a montré la bande-annonce et là, j'ai fondu. J'ai vu ce petit machin trop chou dénommé Ponyo donc et j'ai été amoureuse immédiatement. Il fallait que je le vois absolument et je n'ai pas été déçue. En dehors de Ponyo, il y a les dessins. C'est magique. T'en prends plein la vue. Alors, des fois, les dessins animés tu accroches grâce aux images. Le scénario est secondaire. Il n'est pas toujours bien monté mais tu pardonnes car le graphisme rattrape les lacunes des dialogues. Seulement, avec Ponyo, même l'histoire est soignée, elle tient la route. Tu te laisses emporter. C'est attendrissant, reposant, émouvant, impressionnant. Ouais, t'as vu, j'en connais des mots qui finissent par "ant". Quand je suis sortie, en plus du fou-rire que j'ai eu en entendant la musique du générique, je me suis dit que ce mec était un génie, un artiste, un vrai. Il a réussi à faire revivre mon âme d'enfant et ça, c'est un exploit qui mériterait d'être récompensé. J'étais comme une gamine de 5 ans devant de film. Je me retenais de pousser des "ohhhhhhhh" et des "ahhhhhhhh". Vous comprenez, j'ai ma dignité, mon image de poufiasse insensible et violente à entretenir...

Suite à cette découverte, j'ai parlé de Miyazaki autour de moi. Visiblement, j'étais la seule au monde à ne pas connaître ce type. Ceux qui sont fans sont quasiment unanimes pour dire que Ponyo est assez "décevant" par rapport à ses autres films. J'ai failli m'évanouir en entendant cela. Comment ? Il aurait fait de meilleurs films ? Calorine (qui a, sans préavis, arrêté son blog, honte à elle) m'a donc filé 2 DVD pour combler mes lacunes : le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké.
Je savoure d'avance le plaisir que je vais avoir de me plonger dans son univers imaginaire. J'ai aussi un peu peur d'être déçue mais d'après ce que j'ai compris, le risque est faible. 

Posté par Ginette parfaite à 20:23 - Se culturer - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2009

US Air Force

J'aurais pu vous expliquer ma haine des limaces, surnommées par mes soins "triple salopes" car quand t'arraches l'herbe et que ces connes s'écrasent dans ta main c'est pas agréable.
J'aurais pu vous décrire la douleur de mes muscles à force de bêcher, tailler, couper. J'aurais pu vous dire le temps passé à nettoyer mes mains et mes ongles qui étaient sales, cassés, écorchés.
J'aurais pu vous parler de cette maison vide.  J'aurais pu vous raconter ma nostalgie. J'aurais pu vous faire partager mes souvenirs. J’aurais pu vous montrer tous les objets qui m’ont fait penser à elle. J’aurais pu remonter dans le temps pour la faire revivre durant quelques instants avec mes mots.
J’aurais pu vous expliquer que, ces derniers temps, je prends tout avec légèreté, comme avant. Je suis trop jeune pour faire dans la gravité. Je hausse les épaules quand des choses m’échappent. Je ne pense qu’à profiter des gens que j’aime et le reste n’a pas grande importance et donc me laisse indifférente. Je pourrais vous dire que j’aime ça.
Voilà, ça en fait des choses à dire. Mais faut se concentrer sur un thème. Par conséquent, je vais t’épargner tout ça et je vais te faire découvrir quelque chose. J’ai été émerveillée et oui, c’est en rapport avec mon titre. T’as cru que j’étais déstructurée ou quoi ! Alors, t’es gentille si tu connais déjà ce que je vais te montrer bah tu fais comme si t’avais jamais vu. Je ne t’autorise qu’à t’ébahir avec moi. C’est tout. Non, ce blog n’est pas démocratique, il est dictatorial puisque c’est le mien.

Oui, j’en viens à ma découverte. Figure-toi que je vais te montrer la ration de combat quotidienne d’un militaire. Ah, t’es ravie. Tu t’y attendais pas à celle là. Alors, tout tient dans une petite boîte. T’as tes 2 repas. Tu veux voir ce qu’on te propose au menu. Pas de problème, je te montre dans le détail car je me fous pas de ta gueule. Tu me diras merci après.

La petite gamelle du militaire. La voici

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Son contenu :

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Son contenu en beaucoup plus détaillé car je fais bien les choses. Tu peux admirer un petit sachet de lait. Y'a aussi du cacao et du café. Pour tous les goûts. N'oublions pas le sucre

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Du sucré : chewing-gum, nougat, pâte de fruit, bonbons, caramels

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Du salé : chili con carne, pâtes au saumon, soupe, fromage, sardines

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Des petits mouchoirs pour rester propre

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Et enfin, le truc qui a remporté toute mon admiration :

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Ouais, c'est un petit réchaud. Tu le déballes, tu plies comme il faut, t'allumes une petite pastille et voilà, t'as ton petit feu pour réchauffer ta bouffe. T'as même une petite pince pour pas te brûler ! Magique, bien fait.

Récapitulons, vue d'ensemble :

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Une petite boîte qui en contient des trucs. J'en ai mis du temps à tout bien re-ranger !
Alors, sur la petite boîte c'est bien écrit : sans porc. J'ai trouvé ça très bien. Ouverture d'esprit. Ok, c'est mis aussi octobre 2008 et là tu te dis qu'il faut jeter la boîte. Là, je réponds : FAUX ! Y'a que la pâte de fruit qui est périmée. Le reste c'est 2010. Est-ce que c'est bon ? A ce qu'il paraît oui. J'ai pas essayé. Non, je vais garder cette boîte quand j'inviterai une fille à manger à la maison. Je lui sortirai le chili, les sardines, les pâtes au saumon et je lui dirai : ouais j'ai été cuisinière dans une autre vie. Le dessert c'est moi. Pour me remercier de ce repas fais-moi l'amour.
Je pense que mon plan drague est au point. Aucune femme ne résisterait à la ration du militaire.

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04 mai 2009

Tu veux un chat

Si, je t’assure t’en veux un. Ah, tu savais pas que t’avais ce désir enfoui à l’intérieur de toi. Heureusement que je suis là pour révéler tes envies refoulées.
Allez, on va faire comme si on était sur un skyblog.

Ces derniers temps, à la table familiale nous vivons dans l’inquiétude. Les mêmes questions reviennent. Qu’allons-nous faire ? Comment cela va se passer ?

Vois-tu, un jour, mon frère a acquis une chatte. Non, en fait c’est faux. Il a rien demandé. Propriétaire de 2 chats et 2 chiens, il pensait naïvement que cela était suffisant. Oui mais non. Un soir, il vit 2 oreilles, 2 yeux à travers la fenêtre. Il ne fit pas attention. Il remarqua aussi que la gamelle de ses animaux se vidait mystérieusement…il ne mena pas davantage l’enquête. Il pensait que ses 2 chiens et ses 2 chats règleraient l’affaire rapidement. C’était assez logique. Mais c’était sans savoir la ténacité de l’ennemi.
L’ennemi fut vite identifié. Une petite chatte pas encore adulte. Elle fit ses griffes avec parcimonie sur les 2 chats et les 2 chiens, juste histoire de leur montrer qu’elle ne comptait pas se barrer. Un accord bestial fût vite conclu entre eux et mon frère se retrouve donc aujourd’hui avec 2 chiens et 3 chats.
Bien entendu, il pensait bien la faire opérer pour éviter d’avoir des bébés. Bien entendu. Mais elle avait l’air si jeune qu’il a sous-estimé l’urgence. Et voici donc qu’un jour il remarqua son embonpoint...Il nota aussi ses absences, son isolement. Et merde, cette salope lui a fait des petits dans le dos.

Tu comprendras pourquoi, depuis, nos repas familiaux sont marqués par des questions, des suggestions. Il faudra tuer les petits. Mon dieu, limite si toute la famille ne se considère pas comme des assassins de la pire espèce. Oui, alors, nous n’allons pas les tuer nous-mêmes, faut pas déconner. On les emmènera chez le véto. Là, je m’insurge ! Ca coûte 10 € pour ôter une vie. Soit ça devrait être gratuit car payer pour ça franchement c’est dégueulasse, soit ça devrait être beaucoup plus cher car 10 € pour un chaton c’est sous-estimé l’espèce.
Donc, on les fait tuer. Mourir. Plus rien. Ils naissent et ils crèvent. C’est affreux, horrible. A moins que…à moins que tu viennes les sauver. Oui, toi. Tu peux faire quelque chose de bien ta vie. Pour une fois qu’on te donne la chance de sauver un peu le monde. Vas-y. N’hésite pas.
Quoi ? Pardon, j’entends pas ? Pourquoi que moi la grosse connasse qui tente de vous refourguer un chat j’en prends pas un ? Ah ! Parce que tu crois que moi j’ai pas envie de sauver le monde aussi ? Si je n’en prends pas c’est parce que j’habite au 7e étage et que j’ai peur que ce chat me ressemble et qu’il se pose comme moi la question « est-ce que si je tombe de cette hauteur je me tue ? » et que ce con essaie ! Oui, car moi je tente pas (enfin sauf une fois…), mais dès que je vois un vide impressionnant je le contemple pendant 15mn en évaluant mes chances incertaines.

Et donc, j’ai pas de photos des petits chats. Bah non, ils sont encore dans le ventre de leur mère. On sait pas combien ils sont. On connaît pas le père. Le seul truc qu’on sait c’est qu’il faut tuer les chatons très vite après la naissance. C’est pour cela que ça m’arrangerait que tu me dises que tu poses une option dessus. Quoi, s’ils sont moches ? Mais c’est pas possible, ils sont un peu de ma famille ! Puis, la mère est jolie alors tu cours pas un gros risque. Photo de la catin :

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Ce sera gratuit en plus ! Et puis ils seront uniques car après eux, leur mère n’enfantera plus. T’auras donc un truc d’édition limitée. Comment ça t’hésites. T'es pas une aventurière ? On dirait une vieille conservatrice. T'as pas le goût du risque ? Allez, montre-moi que tu es audacieuse. Si ça peut t’aider je veux bien coucher pour te décider. Là, tu peux plus dire non. Alors, je t’explique. Tu m’envoies un mail en me disant : Ginette, mon adorée, j’aimerais bien adopter. A partir de là, je te mets sur le listing (premiers arrivés, premiers servis) et dès que les bestioles sortent du ventre de la terre mère, je t’envoie une photo. (ils seront forcément pas très beaux car les chatons ressemblent un peu des rats) et tu me confirmeras si tu le veux ou pas.
Allez, j’ai confiance en mon lectorat que j’aime. Fais-moi plaisir darling, ne nous laisse pas des meurtres sur la conscience.
C'est bon, le moment skyblog est terminé. Une fois en 3 ans, ça va, je vous épargne pas mal.

Posté par Ginette parfaite à 11:04 - Biodiversité - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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