24 juillet 2009
La Bretagne...
... ça vous gagne.
C'est pas parce que je viens d'avoir 26 ans que je vais plus t'écrire. D'autant plus que tu le mérites. Ah mes petits saligauds ! C'est que j'ai eu le droit à des jolies photos, à de jolis mots. Ca m'a fait plaisir tu sais. J'avais le sourire aux lèvres. Limite si y'a pas de l'amour entre nous. Oh putain, ça y est je fais la mièvrie. La loose. Faut vraiment que je parte en vacances.
Ca tombe bien, c'est demain. Une semaine avec Cat. En Bretagne, comme d'hab. Cette année on explore le Finistère. Une maison, un jardin, une voiture. Que demander de plus ? Le beau temps ? Ouais, bon, c'est en option. Faut savoir que la Bretagne, sous la pluie, change de visage, elle devient mystique et sûrement plus charmante. Bref, qu'il pleuve ou non, on aura le plaisir des yeux et c'est tout ce qui compte.
Bon, hier j'ai regardé où on allait quand même. Car à part que notre train arrive à Morlaix. J'avais pas retenu grand chose. Donc, je cherche l'adresse de la maison...y'en n'a pas. Moment de solitude. Y'a un nom de maison, un code postale, un village. Mais ça me dit pas où on va. Tant pis, je me dis. On trouvera bien.
J'en parle à Cat quand même. Je lui dis mes incertitudes. Et là, sur son iphone, elle reçoit un mail. Elle me le fait lire. C'est la dame qui nous loue sa maison. "Merci de me dire à quelle heure vous arrivez. RDV au village machin, sur le parking Peugeot, en face de l'Intermarché". Oh putain, ça c'est du RDV qui me fait dire que trouver la maison en question c'est pas si simple ! Hmm et le parking Peugeot c'est si romantique. Ca me donne déjà des idées. Cat veux-tu que je vérifie ta pression ? Une petite vidange ? Passe la première ! Oh oui desserre le frein à mains. Un petit coup d'accélérateur ? Tu vois, ça m'inspire. Ca ferait un bon scénario. Je vais tenter, je te dirai si ça marche. Ca va, ça va, Cat est farouche, je suis persuadée que c'est perdu d'avance mais j'ai besoin d'essayer quand même, c'est plus fort que moi.
Le sac est prêt. T'en fais pas, tu te taperas le compte-rendu de cette semaine. T'auras le droit d'admirer les photos et si ça te fait chier c'est pareil. T'auras quand même la version du journal intime de Ginette. En plus, je te fais même pas payer. Remercie mon narcissisme
20 juillet 2009
Comme chaque année...
...on va fêter ma naissance. Je comprends toujours pas pourquoi cette date n'est pas devenue une fête nationale. On célèbre bien Jésus alors pourquoi pas moi ? Je suis aussi un messie, celui de la perfection. Malheureusement, je ne crois pas que cela soit reconnu de mon vivant.
Bien. Je suis en vacances donc. Oui donc car mes dates de vacances se font en fonction de mon anniversaire. Il est hors de question que je le passe au boulot. Je déteste ça. Devoir taper la bise aux collègues qui pensent à te le souhaiter. Du coup, solution : je brille par mon absence.
Et comme chaque année, que vais-je te demander ? Bah oui tu sais. Je te fais le coup 2 fois par an. A Noël et en juillet. T'as l'habitude à force. C'est mon marronnier à moi.
Je te veux nue ! En photo au moins. Après, si t'es vraiment bonnasse, peut-être que je te demanderai de venir dans mon lit. C'est possible ça.
Oh et tu fais pas ta timide ! Combien de fois vais-je te le répéter. Ca restera entre nous. Tu sais, y'en a qui, pour me témoigner leur amour, l'ont fait. Ouais. Alors toi aussi tu peux me faire plaisir. Je te demande pas de l'argent ni rien. Je suis pas si matérialiste que ça finalement. Je suis plutôt naturiste. J'ai confiance en toi, je ne doute pas de toi, je sais que tu y arriveras.
C'est bon, t'énerves pas sur ton appareil photo. T'as le temps. C'est jeudi. Je suis sympa je te prépare à l'avance pour que tu me fasses une superbe photo artistique.
A part ça, je suis assez contente de passer à 26 ans. Ma 25ème année était nulle à chier. Je vais pas la regretter mais je ne pourrai jamais l'oublier. J'ai remarqué que mes années symboliques : 18, 20 et 25 ans ont été éprouvantes. J'ai donc pas trop hâte d'arriver à 30 ans. Je suis certaine que ce sera une année de merde.
Enfin, on n'en est pas encore là. Je sais que t'es déjà en train de te déshabiller pour me donner satisfaction. Jeudi. Jour de la révélation de ton corps. J'attends.
17 juillet 2009
Pas faute d'essayer...
...de trouver une copine. Gayvox est mon ami. Ok, je dois dire que je ne suis pas très assidue. J'y vais un soir toutes les 3 semaines. Oui, je fais 3 semaines de diète pour me remettre de mes rencontres virtuelles.
Tu sais, depuis que j'ai changé de profil, j'attire les vieilles : 45 ans en moyenne. Que veux-tu que j'en fasse ? Et surtout, elles, que veulent-elles faire de moi ? Remarque, moi aussi à 45 ans, je voudrais sans doute me taper une petite jeunette. Sinon, j'attire aussi les filles qui habitent loin : Lyon, Poitiers, Marseille...pourquoi pas l'Australie pendant qu'on y est ! Evidemment, même avec mon nouveau profil j'attire toujours les tarées. Faut pas rêver. Ok, j'ai plus les kikoo, lol, PTDR mais quand même, la fille pas finie est inexplicablement attirée par moi. Va falloir que je me fasse une raison.
J'ai eu 2 cas en particulier. Du lourd, un grand moment.
Avec le 1e cas, nous avions échangé nos adresses msn avant de quitter gayvox. Le lendemain matin, j'ouvre mes mails et vois qu'elle m'a déjà envoyé un petit mot me disant qu'elle hâte de me recroiser et qu'elle pense beaucoup à moi. Bon, moi, ça, ça me fait peur. Je réponds pas. Le soir, encore un mail pour me demander si je vais me connecter car elle a très envie de me parler. Bah du coup ce soir là, elle m'a pas vue sur msn. Le lendemain j'ai eu le droit à un mail charmant : Ginette, je me demande ce que tu fais. Pourquoi je n'ai aucune réponse. J'espère te voir ce soir. Je ne vais pas attendre longtemps tu sais. Oh c'est limite menaçant là. Et bah vas-y, ne m'attends surtout pas ! que j'avais envie de crier. Bien entendu, j'ai fait la morte. J'ai eu le droit à un dernier mail rageur le lendemain et finalement elle s'est lassée pour mon plus grand bonheur.
Le 2e cas est un peu plus complexe. J'ai failli la rencontrer mais j'ai écouté mon intuition qui était, comme souvent, très bonne. Vois-tu, nous avons parlé sur msn, j'ai vu sa photo, elle était jolie. Nous avons joué un peu et j'en arrive à lui filer mon n° de tél. 30 secondes après ça sonne. Jolie voix. Elle me propose de boire un verre. Je suis faible, je dis OK et pourtant je sens que c'est trop tôt, je ne suis pas motivée plus que ça. On continue de discuter et là je comprends qu'elle n'a aucun ami. Ca, ça me perturbe. Pas de vie sociale ! Elle m'explique qu'elle n'est pas forte pour garder des gens autour d'elle. Hmm... le doute m'habite. Me demande pas pourquoi, ça ne me plaît pas. Mon cerveau me hurle : fuis !
Je me dis que je vais laisser passer la nuit pour voir ce que je décide. La rencontrer ou annuler. Le lendemain je me lève et pendant que je me lave les dents, mon téléphone sonne. Il est 8h et c'est elle ! La brosse m'en tombe. Je réponds pas. J'écoute son message : blabla blabla j'ai pensé à toi cette nuit...blabla...ta voix...blabla...très envie de...là j'ai pas continué à écouter le message. Je l'ai supprimé et j'étais très énervée. Ma décision était prise. J'annule donc le RDV en envoyant un texto : salut...blabla... je peux pas...blabla. 5 minutes après, la réponse qui tue : Ok passe une bonne soirée à draguer d'autres filles sur msn ! Oh putain, t'aurais dû voir ma tête en me disant mais pourquoi ça tombe toujours sur moi ? La stupeur passée je me suis auto-serrée la main, je me suis tapotée l'épaule. Bravo Ginette, t'avais bien senti la fille excessive et donc très chiante.
Bref, tu vois, avec tout ça, plus le temps passe et plus je me lasse. J'y arrive plus, je ne supporte plus. Je m'essouffle vraiment. J'ai de plus en plus de mal à désirer une relation. J'en arrive même à me demander à quoi ça sert d'être deux. Je suis bien seule avec mon indépendance, ma liberté. Bien entendu, il me manque la tendresse. Il me manque ces moments où je me repose à côté d'un corps. Mais. Oui, il y a un mais. Rebondissement à la fin de ma note. Ah comment je te fais un effet de surprise !
Je disais donc : MAIS. Il y a tout de même quelque chose. Une petite histoire qui commence je crois. C'est du grand n'importe quoi. C'est inattendu, totalement irrationnel et donc pas raisonnable. Le pire c'est que je sais tout ça. Je tente de me raisonner. Faut pas croire. Mais c'est plus fort que moi, je peux pas. Je peux pas tout arrêter, je peux pas revenir en arrière. J'ai envie d'aller jusqu'au bout et de voir. C'est une sorte de pulsion incontrôlable. Je me dis qu'il faut bien vivre ça au moins une fois dans sa vie. Ca fera peut-être mal mais je pense qu'il y a de belles sensations à découvrir.
Oh puis merde, j'ai envie et c'est tout. Pour une fois, je ne vais pas m'écouter, je vais laisser les choses se faire. Allez, je valide mon choix. Pour continuer je tape 1, ça coûte quelques questions et c'est tout. J'aurais pu taper 2 pour arrêter mais ça m'aurait coûté des regrets et ça, c'est pire que tout.
13 juillet 2009
Viens sur mon balcon
On boira un jus de citron.
Quelle rime ! Mon cerveau est en effervescence, comme tu peux le constater, ça doit être mon RTT imposé qui rend mon cerveau si efficace.
Je vous passe mon humour à 2 balles, qui ne fait rire que moi.
Sais-tu que dimanche je mettais les petits plats dans les grands. Bah non tu sais pas, tu partages pas ma vie, ni ma tête et encore moins mon lit, ça c’est vraiment dommage quand même.
Donc dimanche j’ai invité mon frère et ma belle-sœur à déjeuner. J’ai pas fait un menu pour les pouilleux. Non. T’avais entrée, plat, dessert. Un menu de A à Z. Et vas-y que d’abord tu te tapes le croustillant de chèvre aux olives, que tu poursuis avec des pates au gorgonzola (information capitale pour toi : le gorgonzola, quand tu le fais chauffer, ça sent l’étable, je te jure, on dirait que t’es devenue fermière propriétaire de 3 vaches, et que bientôt tu t’inscriras à l’amour est dans le pré), tu conclues avec une brioche perdue (que t’as retrouvée ahahahah mon dieu je me fais peur) accompagnée d’un coulis de framboise et d’une salade de fruits.
La classe. Comme dans un dîner presque parfait j’ai regardé s’ils avaient fini leurs assiettes, y’avait pas une miette.
Mais c’est pas ça mon sujet du jour. Bah non ! Ce qui est bien avec mon frère et ma belle-sœur c’est qu’ils arrivent jamais les mains vides. Et de quoi suis-je devenue propriétaire ? De plantes. Enfin, je devrais dire d’arbres plutôt. Ouais, parfaitement. Désormais mon balcon vide est devenu un balcon végétal. Tu y trouveras une lavande avec son doux parfum qui te rend heureuse de vivre, une fétuque (là tu penses à fœtus et tu remplaces le s par un c) qui est en fait comme de l’herbe bleue et le meilleur pour la fin : 2 bambous ! Tu peux pas savoir comme ils sont beaux et le bruit ! Oui, leurs murmures quand il y a un petit vent, ça te berce, ça t’emmène loin de Paris. Tu peux pas imaginer le bien que ça me fait d’être entourée de tout ça.
Seulement, maintenant, j’ai des idées forcément. Il faut embellir davantage mon balcon pour le rendre digne de mes plantes. Ainsi, j’ai décidé d’acheter des dalles de bois pour faire un joli plancher, je vais également investir dans une table suspendue, me doter d’un arrosoir et ne pas faire l’économie d’une chaise longue. A moi la lecture dans la fraîcheur des soirées, abritée par mes bambous, gardiens de ma tranquillité (c’est beau ce que je dis des fois). Mais faut faire vite. Ouais, je vais pas attendre 2 semaines pour faire ça. Non, je te rappelle que là, logiquement, c’est l’été et donc c’est maintenant ou l’année prochaine que t’aménages ton balcon. Moi c’est maintenant. Une fois que cela sera fait, je dormirai non plus dans mon lit mais sur mon balcon. Bah attends, il fait beau 20 jours par an, alors faut que je rentabilise. Tu me diras, j’aurais pu acheter un machine à laver…ouais c’est vrai mais c’était soit le balcon et mon plaisir, soit la machine et le repassage, j’ai donc opté pour ma satisfaction personnelle. Puis, ça a son charme aussi de te trimballer ton linge sale, de le laver en famille et de te taper le dimanche soir un sac de 15kg dans le train. Ca fait les muscles et ça te rappelle que t’es jeune, célibataire et qu’un jour viendra où t’auras une machine à laver comme une vraie femme.
En attendant, j’admire mon balcon. En regardant mes bambous, je me dis qu’au lieu d’attirer Gaston le pigeon, ils vont peut-être m’amener Gaga le panda. Laisse-moi divaguer, j’en ai besoin.
06 juillet 2009
Savoir se taire
Depuis vendredi soir, mon ex occupe mon esprit. Sa voix exactement. J'ai décroché le téléphone et j'ai entendu "j'ai plus de copine". Logiquement, j'aurais dû sauter de joie, me mettre à genoux pour remercier le ciel, la terre, la mer et que sais-je encore, pour avoir mis fin à ce massacre. Seulement, je me suis contentée d'un "ah" et j'ai laissé le silence digérer ses mots.
Même si ça fait un moment qu'elle sait que cette histoire doit avoir une fin, même si elle était plus malheureuse qu'épanouie avec sa copine, il n'empêche qu'elle l'aimait. C'est bien là le problème. C'est d'ailleurs souvent ça le problème. C'est surprenant de voir ce que, par amour, tu es capable de supporter.
Ca doit faire 6 mois que je lui répète qu'il faut que ça s'arrête. Pourtant, l'autre soir, j'ai fermé ma gueule. Je lui ai épargné ces phrases qui font plus de mal qu'autre chose, tu sais ces banalités que tu sors histoire de te donner bonne conscience : "c'est mieux ainsi", "t'en trouveras une autre mieux", "ça va passer" et la pire de toute qui ne veut rien dire et ne sert strictement à rien, la célèbre "je suis désolée".
Je l'ai écoutée, je l'ai laissée me raconter sa rupture. J'entendais sa voix qui n'était pas celle de d'habitude. J'avais son désespoir collé à mon oreille. La longueur de ses silences sûrement accompagnés de larmes muettes. Je n'ai pas essayé de la réconforter, j'aurais échoué de toute façon. Ce n'est pas ça dont elle avait besoin. Il fallait qu'elle partage sa peine. Il fallait aussi qu'elle dramatise. Là, je lui ai interdit de se remettre en cause. J'ai refusé qu'elle pense que sa vie était pitoyable. Je lui ai rappelé toutes les fois où nous avons vécu cette situation avec diverses filles. Je lui ai montré que nous avons toujours réussi à oublier et à recommencer. Bien entendu, il est trop tôt pour qu'elle entende qu'elle aimera de nouveau. Ca prendra le temps qu'il faut et ça dépendra aussi des femmes qu'elle rencontre.
Pour le moment, elle est dans la phase déprime. La connaissant, rapidement, elle passera par la phase du grand n'importe quoi. Elle me dira qu'elle a passé la nuit en boîte, qu'elle a bu des tonneaux d'alcool et qu'elle a roulé des pelles à des mecs car elle tente de devenir hétéro pour oublier les femmes. J'en soupire d'avance. Mais j'attends avec impatience cette phase car, après, elle me dira qu'elle a envie d'une copine. A ce moment là, elle n'aura plus sa voix triste, elle aura retrouvé son énergie, son humour et son goût pour les femmes. Comme toujours quand on souffre il n'y aura que les jours qui passent qui lui feront du bien.
Il n'empêche qu'en raccrochant, j'ai pensé que j'avais pas dit grand chose. Mais les mots n'apaisent pas les maux. En raccrochant, je me suis dit qu'être célibataire c'est pas mal finalement. Ca t'évite les larmes, le sentiment d'abandon et de manque. Mais j'ai pas conclu ainsi avec moi-même : être célibataire c'est bien en attendant de trouver une femme qui te donne de nouveau envie d'être deux.
