Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

25 août 2009

Je ne peux pas résister

Cloclo c'est plus fort que moi.

Oui, oui, je vais te parler du cloporte. Tu croyais que je plaisantais quand je te disais qu'il méritait bien un peu de ma prose ? Comment peux-tu croire que je dis les choses à la légère.

Oh mais ça va ! Je sais que je devais te montrer l'humour breton, bah t'attendras. Puis, là, ce soir, ça me dit rien. Et j'écris jamais quand je suis pas motivée.

En revanche, Cloclo, il m'inspire.

Ah le cloporte ! J'en reviens pas qu'un si petit truc tout moche puisse être si intéressant.
Bon, tu sais que je l'ai vraiment regardé en Bretagne. Oui, des cloportes y'en a partout. Donc, ça n'a jamais attiré trop mon attention. Seulement, en Bretagne, y'en avait un qui voulait vraiment habiter avec nous alors du coup, pour mieux le comprendre, je me suis documentée et je vais te faire part de mes découvertes. Tu me remercieras. Et tu sauras désormais apprécier le cloporte à sa juste valeur.

Donc, Cloclo, tu peux aussi l'appeler bibitte à bois ! C'est pas joli ce petit surnom. Je n'invente rien, c'est le jargon scientifique. Donc, bibitte, comment j'ai su que c'était un cloporte. Je te le redis, c'est moche et donc une horreur rampante comme ça tu la reconnais.
Photo pour les incultes :

Cloporte1_1_

Ouais, je sais, on a pas envie de l'avoir dans son lit. Alors, j'étais certaine que j'étais en présence de Cloclo car quand il s'est invité dans la véranda, que Cat lui a soufflé dessus sans méchanceté, il s'est mis en boule. Et, pas de doute, c'est bibitte qui peut faire ça. Je te montre ce que ça donne, comme ça tu sauras à quoi ressemble un Cloclo qui se sent en danger :

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Comment lui dire ? Certes, il sait se mettre en boule mais il a l'air un peu con. C'est pas du tout dissuasif, ça ne le rend pas invisible. Je doute que cela soit efficace, enfin, en même temps, chacun fait comme il peut.

Alors, Cloclo, il s'est mis en boule devant nos yeux. Ca nous a fait rire. On l'a regardé en attendant qu'il se remette sur ses pattes. On a attendu longtemps. Ouais on était en vacances et on pouvait se permettre le luxe d'admirer un cloporte pendant quelques minutes. Mon dieu ! C'était laborieux. En fait, il a jamais réussi. Il a bien essayé mais il a oublié que le carrelage c'est pas fait pour les bibittes et que du coup y'a pas de prise pour prendre appui et se retourner. Oui, il était sur le dos et fallait le voir se contracter pour tenter de se mettre sur le ventre. Ridicule.
Parce que j'étais en vacances et donc de bonne humeur, j'ai attrapé ma tong. Je me suis accroupie auprès de Cloclo et j'ai pensé : tu vois, t'as l'air crétin même en boule. Je pourrais t'écraser comme un vulgaire cloporte ! J'ai approché ma tong délicatement de ses pattes en l'air. Il a agrippé ma semelle et c'était bon, il a retrouvé sa dignité dans l'herbe. Ah ! Ne va pas croire que j'ai un coeur ! J'étais en vacances, c'est tout, y'avait aucun sentiment, pas de compassion ou je sais pas quel autre truc attendrissant.

Cloclo, il a dû nous trouver sympathiques Cat et moi et sûrement bonnasses aussi, alors il est revenu 5mn après. Il s'est pas mis en boule, ni rien. Il était à nos côtés. Je me suis dit que j'allais lui offrir un verre. Je me suis documentée pour voir ce que ça buvait un cloporte. Et là, là, j'ai découvert le secret de bibitte. Bon, il boit pas du coca ni rien, il est à l'eau. Assez logique. En fait, c'est pas ce qu'il boit qui est intéressant mais comment il le boit. T'es ready ? Attention, il boit pas comme tout le monde. Même s'il a une bouche, bah il préfère boire par l'anus ! Voilà. En plus d'être moche, il est dégueulasse, pas du tout civilisé. Du coup, je lui ai pas offert à boire, j'invite pas n'importe qui à ma table, faut pas déconner.

Voilà. C'est tout pour Cloclo et c'est déjà beaucoup d'honneur que je lui fais. Bon, je pourrais rajouter que certains cloportes sont des travestis. Ce sont des mâles qui deviennent femelles à cause d'une bactérie qui les transforme mais j'ai décrété qu'on s'en foutait un peu.

Comment ? On s'en fout de tout ce qui concerne bibitte ? Hmm...c'est pas faux !

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13 juillet 2009

Viens sur mon balcon

On boira un jus de citron.

Quelle rime ! Mon cerveau est en effervescence, comme tu peux le constater, ça doit être mon RTT imposé qui rend mon cerveau si efficace.

Je vous passe mon humour à 2 balles, qui ne fait rire que moi.

Sais-tu que dimanche je mettais les petits plats dans les grands. Bah non tu sais pas, tu partages pas ma vie, ni ma tête et encore moins mon lit, ça c’est vraiment dommage quand même.

Donc dimanche j’ai invité mon frère et ma belle-sœur à déjeuner. J’ai pas fait un menu pour les pouilleux. Non. T’avais entrée, plat, dessert. Un menu de A à Z. Et vas-y que d’abord tu te tapes le croustillant de chèvre aux olives, que tu poursuis avec des pates au gorgonzola (information capitale pour toi : le gorgonzola, quand tu le fais chauffer, ça sent l’étable, je te jure, on dirait que t’es devenue fermière propriétaire de 3 vaches, et que bientôt tu t’inscriras à l’amour est dans le pré), tu conclues avec une brioche perdue (que t’as retrouvée ahahahah mon dieu je me fais peur) accompagnée d’un coulis de framboise et d’une salade de fruits.

La classe. Comme dans un dîner presque parfait j’ai regardé s’ils avaient fini leurs assiettes, y’avait pas une miette.

Mais c’est pas ça mon sujet du jour. Bah non ! Ce qui est bien avec mon frère et ma belle-sœur c’est qu’ils arrivent jamais les mains vides. Et de quoi suis-je devenue propriétaire ? De plantes. Enfin, je devrais dire d’arbres plutôt. Ouais, parfaitement. Désormais mon balcon vide est devenu un balcon végétal. Tu y trouveras une lavande avec son doux parfum qui te rend heureuse de vivre, une fétuque (là tu penses à fœtus et tu remplaces le s par un c) qui est en fait comme de l’herbe bleue et le meilleur pour la fin : 2 bambous ! Tu peux pas savoir comme ils sont beaux et le bruit ! Oui, leurs murmures quand il y a un petit vent, ça te berce, ça t’emmène loin de Paris. Tu peux pas imaginer le bien que ça me fait d’être entourée de tout ça.
Seulement, maintenant, j’ai des idées forcément. Il faut embellir davantage mon balcon pour le rendre digne de mes plantes. Ainsi, j’ai décidé d’acheter des dalles de bois pour faire un joli plancher, je vais également investir dans une table suspendue, me doter d’un arrosoir et ne pas faire l’économie d’une chaise longue. A moi la lecture dans la fraîcheur des soirées, abritée par mes bambous, gardiens de ma tranquillité (c’est beau ce que je dis des fois). Mais faut faire vite. Ouais, je vais pas attendre 2 semaines pour faire ça. Non, je te rappelle que là, logiquement, c’est l’été et donc c’est maintenant ou l’année prochaine que t’aménages ton balcon. Moi c’est maintenant. Une fois que cela sera fait, je dormirai non plus dans mon lit mais sur mon balcon. Bah attends, il fait beau 20 jours par an, alors faut que je rentabilise. Tu me diras, j’aurais pu acheter un machine à laver…ouais c’est vrai mais c’était soit le balcon et mon plaisir, soit la machine et le repassage, j’ai donc opté pour ma satisfaction personnelle. Puis, ça a son charme aussi de te trimballer ton linge sale, de le laver en famille et de te taper le dimanche soir un sac de 15kg dans le train. Ca fait les muscles et ça te rappelle que t’es jeune, célibataire et qu’un jour viendra où t’auras une machine à laver comme une vraie femme.
En attendant, j’admire mon balcon. En regardant mes bambous, je me dis qu’au lieu d’attirer Gaston le pigeon, ils vont peut-être m’amener Gaga le panda. Laisse-moi divaguer, j’en ai besoin.

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04 mai 2009

Tu veux un chat

Si, je t’assure t’en veux un. Ah, tu savais pas que t’avais ce désir enfoui à l’intérieur de toi. Heureusement que je suis là pour révéler tes envies refoulées.
Allez, on va faire comme si on était sur un skyblog.

Ces derniers temps, à la table familiale nous vivons dans l’inquiétude. Les mêmes questions reviennent. Qu’allons-nous faire ? Comment cela va se passer ?

Vois-tu, un jour, mon frère a acquis une chatte. Non, en fait c’est faux. Il a rien demandé. Propriétaire de 2 chats et 2 chiens, il pensait naïvement que cela était suffisant. Oui mais non. Un soir, il vit 2 oreilles, 2 yeux à travers la fenêtre. Il ne fit pas attention. Il remarqua aussi que la gamelle de ses animaux se vidait mystérieusement…il ne mena pas davantage l’enquête. Il pensait que ses 2 chiens et ses 2 chats règleraient l’affaire rapidement. C’était assez logique. Mais c’était sans savoir la ténacité de l’ennemi.
L’ennemi fut vite identifié. Une petite chatte pas encore adulte. Elle fit ses griffes avec parcimonie sur les 2 chats et les 2 chiens, juste histoire de leur montrer qu’elle ne comptait pas se barrer. Un accord bestial fût vite conclu entre eux et mon frère se retrouve donc aujourd’hui avec 2 chiens et 3 chats.
Bien entendu, il pensait bien la faire opérer pour éviter d’avoir des bébés. Bien entendu. Mais elle avait l’air si jeune qu’il a sous-estimé l’urgence. Et voici donc qu’un jour il remarqua son embonpoint...Il nota aussi ses absences, son isolement. Et merde, cette salope lui a fait des petits dans le dos.

Tu comprendras pourquoi, depuis, nos repas familiaux sont marqués par des questions, des suggestions. Il faudra tuer les petits. Mon dieu, limite si toute la famille ne se considère pas comme des assassins de la pire espèce. Oui, alors, nous n’allons pas les tuer nous-mêmes, faut pas déconner. On les emmènera chez le véto. Là, je m’insurge ! Ca coûte 10 € pour ôter une vie. Soit ça devrait être gratuit car payer pour ça franchement c’est dégueulasse, soit ça devrait être beaucoup plus cher car 10 € pour un chaton c’est sous-estimé l’espèce.
Donc, on les fait tuer. Mourir. Plus rien. Ils naissent et ils crèvent. C’est affreux, horrible. A moins que…à moins que tu viennes les sauver. Oui, toi. Tu peux faire quelque chose de bien ta vie. Pour une fois qu’on te donne la chance de sauver un peu le monde. Vas-y. N’hésite pas.
Quoi ? Pardon, j’entends pas ? Pourquoi que moi la grosse connasse qui tente de vous refourguer un chat j’en prends pas un ? Ah ! Parce que tu crois que moi j’ai pas envie de sauver le monde aussi ? Si je n’en prends pas c’est parce que j’habite au 7e étage et que j’ai peur que ce chat me ressemble et qu’il se pose comme moi la question « est-ce que si je tombe de cette hauteur je me tue ? » et que ce con essaie ! Oui, car moi je tente pas (enfin sauf une fois…), mais dès que je vois un vide impressionnant je le contemple pendant 15mn en évaluant mes chances incertaines.

Et donc, j’ai pas de photos des petits chats. Bah non, ils sont encore dans le ventre de leur mère. On sait pas combien ils sont. On connaît pas le père. Le seul truc qu’on sait c’est qu’il faut tuer les chatons très vite après la naissance. C’est pour cela que ça m’arrangerait que tu me dises que tu poses une option dessus. Quoi, s’ils sont moches ? Mais c’est pas possible, ils sont un peu de ma famille ! Puis, la mère est jolie alors tu cours pas un gros risque. Photo de la catin :

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Ce sera gratuit en plus ! Et puis ils seront uniques car après eux, leur mère n’enfantera plus. T’auras donc un truc d’édition limitée. Comment ça t’hésites. T'es pas une aventurière ? On dirait une vieille conservatrice. T'as pas le goût du risque ? Allez, montre-moi que tu es audacieuse. Si ça peut t’aider je veux bien coucher pour te décider. Là, tu peux plus dire non. Alors, je t’explique. Tu m’envoies un mail en me disant : Ginette, mon adorée, j’aimerais bien adopter. A partir de là, je te mets sur le listing (premiers arrivés, premiers servis) et dès que les bestioles sortent du ventre de la terre mère, je t’envoie une photo. (ils seront forcément pas très beaux car les chatons ressemblent un peu des rats) et tu me confirmeras si tu le veux ou pas.
Allez, j’ai confiance en mon lectorat que j’aime. Fais-moi plaisir darling, ne nous laisse pas des meurtres sur la conscience.
C'est bon, le moment skyblog est terminé. Une fois en 3 ans, ça va, je vous épargne pas mal.

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21 avril 2009

Très chère

Boubou,

On honore une femme comme on peut. Parfois, c'est avec le corps, là, ce sera avec des mots. C'est ton choix que je respecte, je n'irai pas jusqu'à dire que je le partage. Enfin, c'est sans doute mieux ainsi car suite à mon enquête concernant ton fantasme pour le paresseux, je dois t'avouer que j'ai été quelque peu désenchantée.

Ah Boubou, imaginons que tu es un paresseux. Déjà, tu n'es pas spécialement à mon goût. Photo :

paresseux_1_


T'as vu ta gueule ? Ouais, en vrai t'es moins charmant que dans l'âge de glace !
Je te passe les trucs chiants concernant ta race et ne vais m'attarder que sur tes spécificités, certes étonnantes mais peu ragoûtantes. C'est toi qui l'as voulu, je te le rappelle.
Déjà, il y a 2 groupes de paresseux. Ceux à 3 doigts et ceux à 2 doigts (que nous pourrions aussi appeler Twix car 2 doigts coupent faim !) Bon, 3 ou 2 doigts, la vie c'est pas facile. C'est peut-être pour cette raison que tu mets 2 jours à monter en haut d'un arbre et 2 jours aussi pour en descendre. Oui, tu es lente. Je me dois, cependant, de te féliciter pour tes ongles longs et solides. Ce sont d'énormes griffes qui permettent de s'agripper et de ne jamais lâcher.


Ta lenteur n'a d'égal que ta paresse. Il y a une logique à tout, je ne me lasserai jamais de le répéter, tu portes bien ton nom. Tu passes 15 heures à dormir. Le reste du temps tu manges et te reproduis. Il y a pire comme vie. Je l'admets. Oui, mais tout de même ! Tu as, comme tout être vivant, des besoins naturels. Ton organisme doit se soulager de temps en temps. Et tu le fais 1 fois par semaine, voire tous les 15 jours ! Tu descends alors de ton arbre (faut que tu anticipes bien avant car je te rappelle que tu mets 2 jours pour descendre) et là tu te libères d'1 tiers de ton poids ! Ouais, impressionnant. Applaudissons ton exploit et c'est pas ma faute si c'est dégueulasse ! Ne m'engueule pas ! En plus, j'ai essayé autant que faire se peut d'être la plus classe possible.

Passons sur ce phénomène et parlons de ton poil. Ta couleur est assez spéciale...gris verdâtre. Mais pourquoi ? Il y a plus joli comme pelage. Oui mais voilà, tu es lent. Ainsi, l'humidité de la forêt reste constamment dans tes poils et étant donné que tu bouges pas, ça sèche jamais. T'es tout humide et donc des petites algues vertes se développent. Ce qui explique ta couleur. Ce n'est pas tout. Tu es en fait une grande âme et tu héberges toujours dans tes poils de charmantes petites bêtes qui se nourrissent de tes algues vertes. Ainsi, les coléoptères sont tes amis. Pas un, pas 2, pas 3 mais des centaines. Tu te demandes à quoi ça ressemble exactement des coléoptères ? Bouge pas ! Photo :

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Ca se passe de commentaires. En plus de ça, il y a aussi une espèce de papillon qui ne vit que sur toi. Il profite de ton passage aux toilettes pour mettre ses oeufs dans le sol ! La nature est bien faite, tu ne voyages donc pas pour rien ! Allons, ne fais pas cette tête ! J'ai trouvé ton utilité. Spéculons sur le fait que je sois perdue dans la forêt et que tu sois mon animal de compagnie. J'ai faim. Soit je te bouffe car je ne sais pas de quoi je serais capable en étant affamée, soit je t'épouille et mange tes coléoptères...Ok, c'est pas glamour mais vois le bon côté des choses s'il te plaît. Moi j'essaie, comme tu peux le constater.

En fait, Boubou, à la lecture de tout ça, tu conviendras comme moi, qu'être Boubou c'est mieux que tout. Tu admettras aussi que, la prochaine fois, tu réfléchiras un peu plus sur ta réincarnation possible. Enfin, ça dépend...je te rappelle que tu passes ta vie à dormir, manger et baiser (et à aller aux toilettes)...c'est pas mal finalement comme programme (si t'enlèves les toilettes).

Voilà, j'espère que ce post a été à la hauteur de tes commentaires, à défaut d'être à la hauteur de tes espérances concernant le paresseux.
Trouvons une moralité à tout cela si tu veux bien : les films mentent toujours. L'âge de glace n'échappe pas à la règle. La fiction embellie toujours la réalité. Finalement, le paresseux, c'est bien à la télé, de loin.

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08 avril 2009

A la queue leu leu...

...à la queue leu leu, à la queue leu leuuuuuuuu. C'est bon, t'as bien la chanson dans la tête maintenant ? Ah, je suis ravie.

Rassure-toi, ce blog ne devient pas totalement n'importe quoi. Je vais donc m'abstenir de m'appesantir sur cette mélodie. Je pourrais, en revanche, te parler de Gran Torino. Ouais, je pourrais. Mais non. Sauf si t'insistes et que tu me soudoies. Allez, je ne suis pas une connasse totalement finie, je vais tout de même te dire que j'ai adoré ce film et que Clint je l'aime encore plus qu'avant.

Cette parenthèse étant fermée, revenons à mon titre absurde. Mais pourquoi ? J'entends ta question. Je suis partout, je sais tout, oui tu m'appeler dieu. Il faut remonter un peu le temps pour comprendre.

Figure-toi que ce week-end, en allant chez mon frère dans la campagne, j'ai vu un pin. Jusque là, rien d'exceptionnel. Oui, mais sur ce pin, il y avait d'énormes trucs blancs. Je me suis arrêtée pour mieux observer. Il s'agissait de cocons. Beaucoup. Gros. Cela m'a laissé dans l'interrogation.

Une fois chez mon frère, je lui en ai parlé. Mon frère, c'est un peu un spécialiste des plantes puisqu'il va en faire son métier. Il est capable de donner le nom d'à peu près toutes les fleurs, le nom latin aussi et la famille. Psychopathe. Mais est-il spécialiste des bêtes ? Pas autant que moi je pense. Et donc, j'arrive chez lui, toute fière en espérant le laisser béat de surprise en lui racontant ma rencontre. Là, il me répond d'un ton désinvolte "ouais, je sais ce que c'est". Quel connard ! Il a gâché ma joie. Alors, c'était quoi ces cocons ? Réponse : des chenilles processionnaires. Ah ah tu t'y attendais pas à celle-là ! Bah moi non plus. Voici l'exposé.
Déjà, sa gueule.

processionnaire_1_

Elle est belle quand même. Ok, tu ne trouves pas. Mais mets-toi à la place d'une autre chenille. Tu ne la trouverais pas jolie ? Moi si. Tu voudrais même sans doute lui faire l'amour. Là, je me dois de t'arrêter en te précisant que les chenilles ça n'a pas de relations sexuelles. Bien sûr que non ! Faut attendre qu'elles deviennent des papillons. Là, elles peuvent baiser, pondre et crever. Ephémère la vie d'un papillon. Recueillons-nous sur ce triste sort.
T'as remarqué tous les poils qu'elles possèdent et là je dis, attention ! Ces poils ne sont pas inoffensifs. Non, c'est pas comme les nôtres. Ils ne sont pas là juste pour te faire chier. Les poils de la chenille processionnaire sont urticants. Ainsi, si t'es pas loin de ces petits trucs rampants et que y'a du vent bah les poils ils s'envolent sur toi et ça te gratte. Tu ne pensais pas qu'un truc si petit pouvait être aussi irritant. Maintenant tu sais. De plus, c'est un danger pour l'arbre car elles le bouffent et le rendent fragile.

Mais pourquoi ce nom débile et long ? Processionnaire. Y'a une explication, une raison. Sache que ces chenilles se suivent les unes après les autres grâce à un fil de soie. La 1e chenille montre la direction à suivre et les autres, reliées à la petite cordelette invisible suivent. Bon, si la 1e meurt, ça peut arriver, elles sont déboussolées. Mais la 2e prend le rôle de chef et tout rentre dans l'ordre. Voilà, pourquoi on les appelle processionnaire. T'as compris mon titre maintenant ?
Cette file indienne peut mesurer plusieurs mètres. Quand elles deviennent matures, elles descendent toutes ensemble de l'arbre pour s'enfouir sous terre. Elles ressortiront papillons, s'accoupleront, pondront et mourront. Non, là, on se recueille pas, ça suffit, on l'a déjà fait une fois, faut pas déconner non plus !

Voilà, c'était la vie passionnante des chenilles. Qui a dit que j'aurais mieux fait de parler de Gran Torino ?

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28 mars 2009

The poisson

Si, si, je vais te parler d'un poisson. Attends, reviens ! Je vais pas t'exposer un simple poisson d'eau douce totalement inintéressant et sans intérêt. Non, non, non. On va parler d'un truc venu d'ailleurs. Tu ne connais ma passion pour les animaux ? Tu ne sais pas qu'entre un film et un documentaire animalier, je préfère le second sans hésiter ? Bah maintenant tu sais !

Et tu sais ce que j'ai lu récemment ? Bah non. Alors je vais te le dire. Je suis tombée par hasard sur un article concernant la baudroie Abyssale. C'est la lotte en fait. Bon, chez ton poissonnier, elle existe mais décapitée. En effet, elle est moche, affreuse, un truc d'une laideur sans nom que tu ne vois pas dans ton assiette. Alors, le marchand de poisson, il est pas con ! Il coupe la tête pour que t'achètes. Et c'est bon la lotte. Enfin, revenons à ma baudroie Abyssale qui n'est pas la baudroie commune !

La baudroie Abyssale elle vit, comme son nom l'indique, dans les Abysses. Logique. La femelle est énorme. Le mâle est tout petit, une petite chose ridicule et qui sert à rien. Le mâle, quand il arrive à maturité pour baiser, il cherche une femelle. Et qu'est-ce qu'il se passe quand il en trouve une ? Tu crois pas qu'il va faire le truc banal pour se reproduire. Faire l'amour à sa meuf et se casser ? Lui, il est pour une relation durable, fusionnelle. Alors ce petit être insignifiant mord la femelle et s'accroche. Bon, je suis incapable de te dire si ça lui fait mal à la grosse baudroie ou si elle s'en aperçoit pas...je n'ai jamais été une baudroie, une morue à la rigueur oui, mais une baudroie je ne m'en souviens pas.  Et donc, le mâle il s'accroche et à partir de là il devient un parasite. Il dégénère. Il se fond dans la femelle, ses cellules sont absorbées par elle. Sauf les testicules. Ca s'appelle le dimorphisme sexuel. Tu retiens bien ça surtout, c'est une information ô combien vitale. Ainsi, quand la femelle a ses oeufs, hop, elle va chercher des petits spermatozoïdes dans sa banque de sperme personnelle et portative pour les féconder. Pratique.

Enfin, faut préciser que la femelle baudroie c'est un peu une salope. En effet, ça la gêne pas de se faire accrocher par plusieurs mâles. 8 testicules ont été trouvés sur une femelle. Ce qui fait 4 partenaires en même temps ! Quelle chaudasse.

Donc tout ça va me servir dans ma vie, tu t'en doutes. La prochaine fille qui me sort un "je t'aime" la 1e nuit alors que nous ne nous connaissons physiquement que depuis 2h et virtuellement que depuis 2 jours en ajoutant un "je pourrais laisser quelques affaires chez toi", je lui dis que pendant qu'on y est je peux aussi être un petit mâle baudroie abyssal et que je peux fusionner mes cellules pour l'éternité avec les siennes.

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04 janvier 2009

Ca commence mal

2009 année de la loose bis ? Je m'interroge.

Alors, mon séjour à Lyon s'est très bien passé. L'un des meilleurs que j'ai passé. C'était tranquille, reposant, parsemé de rires, d'amitié, d'amour. Non, mes amies n'ont pas assez bu et du coup je n'ai pas pu profiter de leur corps. Tristesse.

Mais pourquoi je dis que 2009 commence mal. Tout simplement parce que, en rentrant chez moi à 23h jeudi soir, j'ai vu que mon tapis était mouillé. Mon cerveau a donc traduit ce fait par fuite d'eau. J'ai ouvert la porte des toilettes et j'ai vu. Les chutes du Niagara. Joie ! J'ai jeté mon sac et mon manteau en me disant que cette nouvelle année voulait me montrer que j'allais en chier. En écopant et en tentant d'arrêter le jaillissement, je me suis demandée pourquoi je ne possédais pas de castor. Oui, je réfléchis beaucoup quand j'ai des problèmes et j'imaginais un petit castor dans mes toilettes en train de me construire un barrage étanche pour contenir cette saloperie d'eau de merde, c'est le cas de le dire.

Enfin, le problème a été résolu le lendemain après 36h passées à rechercher un plombier le 2 janvier.

Passons cette ennuyeuse péripétie sans grand intérêt et revenons à mon séjour de Lyon qui est tout de même plus intéressant. Pas de photo (si vous en voulez, merci de visiter Naboo si je peux me permettre cette expression) mais de l'histoire, de la culture, ça ne vous fera pas de mal. Et vous allez voir que ce que je vais vous raconter va élever très très haut votre niveau intellectuel et que cette connaissance vous ouvrira toutes les portes du monde.

Donc, à Lyon, nous avons pris le temps de faire une petite visite touristique dans le quartier de la Croix Rousse. Nous recherchions le "gros caillou". Certes, il y avait bien un parking nommé gros caillou mais pour trouver la pierre, la vraie, ce fut une autre histoire...On a bien mis 30mn pour rencontrer cette fourbasse. On a même demandé à une commerçante qui nous a dit que c'était un caillou extrait durant la construction du métro. Bien, bien, bien. Nous, on s'attendait à une montagne, à une pierre gigantesque, à un rocher immense et voilà le résultat.

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Ouais, c'est quoi cette taille ridicule ? Quel est l'intérêt de ce truc. Nous nous sommes dit que des cailloux comme ça y'en avait partout sous terre, même dans nos jardins...Tu vois, ça m'a marqué ce truc. Je me suis dit que c'était impossible de prendre les gens à ce point pour des cons et que ce gros caillou devait bien avoir une spécificité particulière pour être devenu un monument. J'ai donc fait une recherche et j'ai trouvé la réponse. Je vous la résume parce que l'explication véritable est complexe et scientifique, à tel point que j'ai failli m'endormir en la lisant.

Ce gros caillou date en fait de l'ère glacière, il a été déposé là par les glaciers alpins il y a très longtemps d'où son intérêt...enfin, je vois pas trop ce qu'il y a d'incroyable mais bon, je ne suis pas spécialiste du sujet alors je ne vais pas critiquer ce truc un peu inutile. Ah, bah si, je critique en fait, je suis toujours une langue de pute en 2009 ! Je tiens à faire une rectification de taille, que le père de Cat a soulevé. L'idiote de commerçante aurait mieux fait de se taire. Elle nous a dit que cette découverte avait été faite lors de la construction du métro mais c'est trop récent. En fait, cela date du début du siècle pendant la construction du funiculaire. Y'en a qui prenne les touristes pour des cons et réinvente l'histoire de leur ville.

Voilà. Vous êtes enchantées de connaître tout ça. Vous pouvez désormais vous enorgueillir de savoir que le "gros caillou" (quel nom stupide) est une pierre très vieille. Vulgarisez cette information ô combien capitale. Ne me remerciez pas, je suis la bonté incarnée, c'est bien connu.

2009 sera l'année où mon blog atteindra un niveau de culture monumental, aussi gigantesque que la taille du gros caillou. C'est vous dire si j'ai mis la barre pas trop haute.

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23 juin 2008

Instruisez-vous

…grâce à moi. Alors, ce week-end, il y avait des gens qui fêtaient la fête de la musique. Je ne citerai personne. Non, non. Seulement, je peux vous dire que je n’y étais pas. J’ai délaissé mes amis pour partir à la campagne. Loin de toute la foule venue battre le pavé au rythme des percussions. Je n’aime pas la fête de la musique. Je boycotte donc. En fait, je n’aime aucune grande manifestation nationale se situant à Paris.

Donc, de mon amour ou non concernant la fête de la musique, on s’en fout. Je vous l’accorde. Ce n’est pas de cela dont je veux vous instruire.
Mon week-end à la campagne fut marqué par une rencontre inoubliable. Alors que je faisais le tour de la propriété en tongs, accompagnée de Mère et de mon chien plus que parfait, pour admirer plantes et fleurs et commenter leur croissance et floraison, Mère pointa un doigt rageur en direction des lys.

Ah, comment dire…ils font un peu la gueule. Ils n’ont plus de feuille. Aucune. Que la tige dénudée et la fleur. Que s’est-il passé ? Mère m’explique. Ce sont des insectes qui lui ont tout bouffé ! Les salauds ! Elle ajoute « en plus ils crient ». Là, je ne dis rien. Mon cerveau cherche à quoi Mère fait allusion. Pourquoi parle-t-elle de cri ? Je ne vois pas, j’ai peut-être mal compris…Je l’interroge. Réponse : « bah les insectes, ils crient ! » Alors, mon père a des problèmes d’artères, ma mère a-t-elle des ennuis psychologiques ? Voyant mon sourcil levé et ma mine inquiète, ma mère précise « je ne suis pas folle ! C’est ton frère qui m’a montré ça l’autre jour. T’en prends un dans ta main, tu l’approches de ton oreille et tu verras ».

Transformation. Toi, lecteur, imagine dans ta tête moi en train de t’expliquer la suite avec les vêtements de la naturaliste professionnelle : petit chapeau, petite chemise et petit bermuda beige avec en plus sandalettes en cuir marron et chaussettes blanches. Ca t’excite et je te comprends. Non, en fait c’est juste pour te mettre en situation parce que j’étais en pantacourt jean et en débardeur marron et en tongs marocaines. Mais ça fait pas naturaliste alors c’est nul.

Donc, je pars immédiatement à la recherche de la bête en question. Je le trouve assez facilement puisqu’il est rouge. Bien. Je tente d’en prendre un. Ce connard se laisse tomber. J’apprendrai plus tard que c’est sa technique pour éviter de se faire bouffer. Pas grave, y’en a un autre. J’arrive à le saisir. Je l’enferme dans ma main, l’approche de mon oreille et là, c’est la stupéfaction. Il crie. Un petit cri aigu, répétitif, sorte de « hi ». C’est trop chou. Entendre cette petite chose ridicule de quelques millimètres gueuler son mécontentement ça me laisse sans voix. Ce sont les joies et les surprises de la nature.

Cessons de parler désormais, voici la bête et son nom : le criocère des lys car il bouffe les lys ! Sinon, son emploi du temps se divise en 2 choses : baiser et bouffer.

bestiolecriocere_1_


Je l’aime cet insecte même s’il est pas très beau. Il entre donc dans mon top 3 après l’abeille et la fourmi.

Notez que si vous êtes célibataire je pense que la connaissance de cet insecte peut être une arme fatale de drague. Du genre, à la place de la question « est-ce que tu baises ? » vous pouvez dire « savais-tu qu’il existe un insecte qui crie ? » Là, sortez de votre poche au lieu d’un préservatif un criocère. Je suis sûre qu’avec ça vous faites tomber les filles. Le tout est d’avoir un élevage chez soi et des lys pour les nourrir.

Pardon ? Heureusement que je suis plus célibataire sinon je ne serais pas prête de mettre une femme dans mon lit ? Hmm…je crois que vous n’avez pas tort.

Posté par Ginette parfaite à 19:01 - Biodiversité - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2008

Salade de fruits...

…jolie, jolie. Allez, chante avec moi ! Ca va, c’est pas karaoké ici. D’ailleurs, cette chanson est nulle. La salade de fruits c’est pas jolie du tout.

Hier, avec ma maman, nous étions dans la cuisine. Elle me dit : « je vais faire une salade de fruits pour ce soir ». Là, ne me demandez pas ce qui m’a pris, je lui dis « oh bah je vais la faire si tu veux ». Mère n’hésita pas un seconde pour me confier cette mission. Quelle gourdasse je suis, qu’est-ce qui me prend de proposer mon aide ! On ne m’y reprendra plus. J’en fais rarement des salades de fruits et hier je me suis rappelée pourquoi.

Tu commences par l’orange. Tu l’épluches. Tu te fais bien chier car faut enlever les petits trucs blanc de la peau qui, bien entendu, pour bien t’emmerder entretiennent une relation fusionnelle avec l’orange. Si y’avait que ça…ça pourrait aller. Mais non, car l’orange ensuite tu la découpes et…au bout de 30 secondes tu vois plus rien tellement cette connasse a aspergé tes lunettes de son jus. Tu as les mains mouillées et collantes, l’orange glisse de tes doigts…un vrai bonheur. Déjà avec le 1e fruit t’en as marre.

La suite n’est guère plus glorieuse puisque tu t’attaques aux clémentines et j’ai déjà parlé de ce fruit totalement con . Normal, puisque c’est la cousine de l’orange. Faire chier les gens c’est une histoire de famille chez les agrumes !

Nous passons ensuite aux pommes. Là, tu épluches encore, tu découpes toujours, tu vires les pépins. Une pomme c’est pas compliqué logiquement…sauf qu’hier je suis tombée sur des chieuses. La peau était super dure à enlever. Je m’en suis pris plein la gueule. Des lambeaux d’épluchures volaient dans la cuisine, j’en ai eu 2 dans mes chaussons, une bonne dizaine par terre. Comme ça a pu m’exaspérer ! Vous pouvez pas vous imaginer.

Les poires. Alors, j’interpelle ici-même Dame Nature. Qu’est-ce qui t’a pris poufiasse de faire les poires avec cette forme ??? T’étais bourrée ? Vas-y essaie de découper des poires de façon proportionnelle ! Au début ça va et au finale tu te rends compte qu’au lieu d’avoir 2 moitiés de poire tu te retrouves avec ¼ et ¾. C’est agaçant. Puis, la peau est glissante, ton couteau suit donc la trajectoire avec une telle facilité qu’il entame même ta paume car il n’a pas pu s’arrêter à temps ce connard.

A ce stade là, la salade de fruits vous avez envie de la foutre par terre. Mais heureusement, les bananes arrivent et vous réconcilient avec le monde entier. Là, pas de problème. La peau s’enlève facilement, proprement. La découpe ne demande aucun effort, tout va bien. C’est merveilleux. Vous êtes de nouveau l’amie des fruits…pas pour longtemps !

Le citron entre en piste. Vous le coupez en 2. Et vous le pressez au-dessus des fruits afin que ces derniers ne s’oxydent pas et ne virent pas au marron. Lui aussi appartient à la famille des agrumes connards. Donc, lui aussi vous vise la gueule car lui aussi vous déteste. Chose que vous lui rendez bien en le pressant de toutes vos forces et en le jetant sans regret violemment dans la poubelle.

Comment ! Votre salade de fruits manque de couleur. Ajoutons une touche de vert grâce au kiwi. Alors, lui, il est pas trop chiant. Seulement il est dur comme de la pierre et n’a aucun goût car il doit sortir du congélo de la grande surface et a dû mûrir sous des lampes UV. Enfin, heureusement qu’il est vert sinon on en boufferait pas dans la salade.

Le meilleur pour la fin : L’ANANAS. Le truc qui vous achève. Le roi des fruits trop chiant à préparer. Rappelons que pour cette dernière étape, ma patience était à bout, mes habits étaient parsemés de tâches, mes mains sentaient à la fois le citron, l’orange, les pommes, le kiwi, mes doigts étaient fatigués. J’ai regardé quelques secondes mon ennemi. Puis, j’ai sorti la planche à découper et le couteau de boucher. Durant 5 minutes ce fût la guerre. Ca a tapé, ça a déchiré, ça a creusé et finalement j’ai gagné. Ce petit couillon a récolté toute la rage que j’ai eue pour les autres fruits. Ok, le pauvre il ressemblait plus à grand-chose mais on s’en fout puisqu’il finit en petits morceaux dans la salade, personne ne sait que vous vous êtes acharnée dessus.

Une fois ma salade terminée, j’ai regardé. La table était un champ de bataille. Du jus, des peaux partout. Moi, j’étais essoufflée.
Mère arrive te me demande « ah ! T’as fini, c’est bien ! » Et moi de lui répondre : « je comprends pourquoi les gens achètent les salades de fruits toutes prêtes dans les bocaux. Ca fait vraiment trop chier de les faire ! »

Posté par Ginette parfaite à 13:04 - Biodiversité - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2008

Clémentine et moi

La Clémentine n'est pas un fruit sympathique. Elle ne se donne pas facilement. Pour la manger, il faudra tout d'abord la mériter. Oui, la déshabiller n'est pas agréable. Pourquoi ? Qui me pose cette question ! Ah, c'est moi-même, ok ça va. Je me fais un petit coup de rhétorique pour introduire mon propos.

Donc la Clémentine a plusieurs travers. Soit tu tombes sur une clémentine molle dans laquelle tes doigts vont s'enfoncer et le jus va asperger tes lunettes (aucum commentaire à tendance sexuelle par rapport à cette phrase ne sera toléré), soit tu tombes sur une clémentine dure et tu vas lutter pendant 10mn pour enlever petit morceau par petit morceau sa peau. Epuisée par ses efforts, tu te dis que tu vas enfin pouvoir la bouffer cette conne.

Tu t'en réjouis d'avance. Un peu de frâicheur. Du sucre. Ca fait exploser tes papilles. Une clémentine te fait aimer la vie. Ca, c'est si nous vivions dans un monde parfait car une fois que tu t'es battue avec ce fruit fourbe et que tu portes un quartier dans ta bouche...c'est dégueulasse. Ca n'a pas de goût, c'est que de la flotte et tu mâches, tu mâches, tu mâches (c'est ta façon d'aimer) et tu n'en n'arrives pas à bout. Tu te refuses à avaler ce truc desséché. Quand t'es seule, tu recraches le tout dans ton assiette, sans aucune grâce et direction poubelle. Quand t'es avec des gens, tu te forces à déglutir. Et t'as encore d'autres petits quartiers qui t'attendent pour te faire regretter d'avoir voulu les bouffer.

Depuis des années, je vis avec ce problème. Mais c'est terminé et je m'en félicite, permettez-moi : bravo Ginette, c'est pas pour rien que tu t'es désignée comme femme parfaite, t'es vraiment formidable, je t'aime, je veux te faire l'amour. Ca, c'est fait.
C'est quoi ma technique ? Je ne retire qu'UN bout de peau. C'est tout. Je plante mes dents carnivores dedans et je goutte. Si le jus me convient je dépiote. Si je ne sens rien, j'abandonne et du coup je me fais pas chier à l'éplucher pour rien.
Ouais, je sais, c'est là qu'on voit que j'ai un bac +5 !

Cependant, la Clémentine me fait quand même toujours chier. Déjà, quand tu l'as épluchée, tu peux te faire une manicure complète. La peau s'infiltrent dans tes ongles. Ensuite, tu peux aller te laver les mains 10 fois car la Clémentine aime laisser son parfum sur tes doigts. Enfin, pendant 2h tu sauras constamment que t'as bouffé une Clémentine car ton appart en est embaumé.

C'est pour tes ces raisons que ce putain de fruit mérite mon C majuscule tellement il est Con !

Posté par Ginette parfaite à 19:44 - Biodiversité - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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