Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

07 décembre 2009

T'as remarqué ?

Je suis sûre que toi aussi ça t'a déjà effleuré l'esprit. Mais oui, c'est évident. Et tu sais pourquoi, parce que toi et moi on vit dans le monde réel. Et pas dans un livre ou un film. Donc, forcément, tu notes plusieurs incohérences. Et là dernièrement, y'en a une qui m'a frappée.

Vois-tu, en tant que célibataire, je tente tout de même d'avoir une vie sexuelle active. Bon, déjà là, rien que sur mon blog, on peut noter une incohérence mais on s'en fout, ce n'est pas le propos. Donc, ma vie sexuelle solitaire se porte bien, je tiens à te rassurer. Mais j'insiste pour mettre un peu de piment dans ma relation avec moi-même, et je m'aide d'un livre parfois pour me faire rêver à un amour éternel et où tu fais l'amour tout le temps, partout, sans jamais te faire surprendre. Là n'est pas l'incohérence même si dans la vraie vie ça se passe pas comme ça. Non, l'incohérence, celle qui me turlupine (je pourrais faire un mauvais de mots là mais je vais m'abstenir, je suggère c'est tout) c'est que ce sont 2 femmes. Tu me diras, quoi de plus normal et là je te réponds de bien vouloir me laisser développer sinon on s'en sortira jamais.

L'incohérence réside dans le fait que ces 2 femmes belles, riches, intelligentes, sexy et qui s'engueulent pas n'ont JAMAIS leurs règles ! Non, je t'assure. Dans les films c'est pareil. Elles ont une sexualité intense et tous les jours de l'année elles font l'amour.

Imaginons, Ange et Désirée (important les prénoms romantiques). Ange rentre tard du travail. Elle est la meilleure chirurgienne du monde ce qui lui vaut souvent 78 heures sans dormir pour sauver des vies déjà trépassées qu'elle arrive à réanimer.
Ce soir, elle est fatiguée. Elle ouvre la porte de son manoir parisien et découvre une ambiance tamisée. Des bougies diffusent une douce chaleur. Son regard s'attarde sur la table dressée : une bouteille de champagne, des toasts au caviar, des tranches de foie gras, un énorme homard. Elle est ébahie. Elle sent son ventre se serrer mais ce n'est pas l'appétit qui en est la cause. Non, elle la regarde. Désirée. Jamais avant aujourd'hui elle n'a aussi bien porté son prénom. Si elle savait à quel point Ange la veut. Sentant sûrement l'intensité du regard brûlant que lui lance Ange, Désirée se retourne. Comme elle est belle ! Désirée lui adresse un sourire divin (important les adjectifs qui veulent rien dire) et lui dit : "j'espère que tu as faim". Ange, dans un murmure lui lance d'une voix rauque qu'elle ne reconnaît pas (dans tous les livres lesbiens y'a cette phrase) : "oui, de toi". Elle s'approche de Désirée, l'attire contre elle, attrape avec ferveur ses lèvres douces et sensuelles. Désirée sent les mains de sa compagne la parcourir, la dévêtir. Elle a à peine le temps de reprendre son souffle qu'Ange s'approprie ses seins. Elle gémit de plaisir et se laisse totalement aller à l'expertise des mains de son amante, à sa bouche dévorante qui va bientôt la délivrer et l'emmener au plus profond de son plaisir.
Blablabla... elles se retrouvent à poil et font l'amour 34 fois en 2 heures, elles jouissent en même temps et tellement leur amour est fort, Désirée tombe enceinte par miracle. Leur enfant s'appellera Amour.

Et c'est tout le temps comme ça. Y'a juste les prénoms qui changent. Mais dans la vraie vie, qu'est-ce qu'il se passe ? Tu veux savoir ? Bah c'est moins glamour.

Ginette a fait faim. Marcelle n'est pas encore rentrée du travail. Elle en profite pour lui téléphoner avant qu'il ne soit trop tard. "Ouais, c'est moi. Tu peux passer au MacDo ? J'ai pas envie de cuisiner, je suis crevée". N'attendant pas que sa femme réponde, Ginette raccroche.
Marcelle rentre enfin. Ginette la regarde, oui, elle a bien le sac MacDo. Son ventre crie famine. Marcelle se penche pour déposer un baiser distrait sur sa joue. Une inquiétude envahit alors Ginette. "T'as pensé à prendre la sauce pour mes potatoes ?" Marcelle répond : "bien entendu ! Comment oserais-je ramener ton repas sans ça ?".
Ginette est tellement émue de voir que Marcelle n'a pas raté sa mission, qu'elle se lève pour l'enlacer. Elle lui chuchote au creux de son oreille qu'elle est une femme formidable, belle, aimante. Elle lui enlève son pull, son sous-pull, son tee-shirt manches longues, son débardeur et enfin son sous-tif. 15 mn après, Ginette peut enfin embrasser le ventre de Marcelle. Marcelle sent une décharge dans tout son corps. Elle n'en peut plus, elle a envie d'entendre jouir la femme qu'elle aime, elle veut la prendre avec passion. Elle saisit les mains de Ginette, emprisonne ses lèvres et la plaque contre le mur. Elle décide de ne pas perdre de temps à lui enlever ses vêtements, elle déboutonne son jean, glisse sa main mais Ginette la retient et lui dit : "par contre, ce sera pas entrée, plat, dessert. On va faire la formule express du midi". Marcelle est décontenancée, elle n'est pas sûre de comprendre et demande d'une voix incertaine : "Pourquoi ?...me dis pas que t'as ENCORE tes règles ?" Ginette la regarde et se contente d'un laconique "bah si". Marcelle poursuit alors : "mais c'est pas possible, la dernière fois c'était pareil !" Ginette rétorque "ah non ! Excuse-moi mais la dernière fois c'est TOI qui les avais ! Et c'est pas de ma faute si on baise que 2 fois par mois !" Le repas MacDo vola par la fenêtre pour terminer sa vie dégueulasse sur le trottoir.

Voilà, ça c'est un peu plus réaliste, plus plausible. Et si y'avait plus de trucs comme ça dans les livres, on arrêterait de rêver au grand Amour idéal et ce serait peut-être pas plus mal. En revanche, on arrêterait aussi de fantasmer pour se faire l'amour à soi-même et ça, c'est peut-être pas très recommandé, surtout si on est dans mon état de frustration.

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22 octobre 2009

Défouloir

Je tape. Avec toute ma force et toute ma rage. Je transpire, exulte, souffle. Je tends les bras, plie les jambes, étire mon corps entier. Je frappe le volant avec toute ma force.
Oui, je joue au badminton une fois par semaine. Entre 20 et 22h. Je me vide. Je m’exténue. J’ai envie de me fatiguer, d’éprouver mes muscles. Ensuite, je rentre à pieds. De grandes enjambées rapides. The Do, Patrice, Camille, Wax Taylor, ACDC… dans les oreilles. Le matin, mes jambes et mes bras demandent une trêve que je ne leur accorde pas.

Pas de pensées. Je privilégie le corps. Une douleur saine, bienfaisante. Je prends des résolutions, j’enterre des déceptions, je rature des ambitions. Je me défoule pour faire le point. Puisque mes larmes ne coulent pas, je laisse la sueur évaporer mes doutes, mes peurs, mes tristesses.
Je m’épuise pour me retrouver. Je m’apaise. C’est comme si je me libérais. Je tente de tuer le peu de naïveté qu’il me reste. Je fais le ménage, le tri. Je ne recycle pas. J’essaie de chasser mes incompréhensions. Je veux balayer tout ce qui me dégoûte : ces paroles insensées, ces actes irraisonnés.

Me réécouter, ne pas tergiverser. Il me faut reprendre ma route, celle que je veux tracer seule. Je suis restée quelques mois sur le bas-côté, ne sachant plus dans quelle direction aller. Ou plutôt si, je savais, mais je n’en avais pas l’énergie. J’ai entendu mes souffrances, je les ai comprises. J’en ai fait le tour, je crois. Elles décident peu à peu de m’abandonner. Terminé les sourires forcés, les yeux dans le vague à regarder le plafond pour tenter de trouver des réponses à des questions qui n’en ont pas.

J’admets qu’il est temps de laisser les peines derrière moi. Une page se tourne. J’apprends, je grandis et je m’endurcis aussi, encore un peu plus.

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20 juillet 2009

Comme chaque année...

...on va fêter ma naissance. Je comprends toujours pas pourquoi cette date n'est pas devenue une fête nationale. On célèbre bien Jésus alors pourquoi pas moi ? Je suis aussi un messie, celui de la perfection. Malheureusement, je ne crois pas que cela soit reconnu de mon vivant.

Bien. Je suis en vacances donc. Oui donc car mes dates de vacances se font en fonction de mon anniversaire. Il est hors de question que je le passe au boulot. Je déteste ça. Devoir taper la bise aux collègues qui pensent à te le souhaiter. Du coup, solution : je brille par mon absence.

Et comme chaque année, que vais-je te demander ? Bah oui tu sais. Je te fais le coup 2 fois par an. A Noël et en juillet. T'as l'habitude à force. C'est mon marronnier à moi.
Je te veux nue ! En photo au moins. Après, si t'es vraiment bonnasse, peut-être que je te demanderai de venir dans mon lit. C'est possible ça.
Oh et tu fais pas ta timide ! Combien de fois vais-je te le répéter. Ca restera entre nous. Tu sais, y'en a qui, pour me témoigner leur amour, l'ont fait. Ouais. Alors toi aussi tu peux me faire plaisir. Je te demande pas de l'argent ni rien. Je suis pas si matérialiste que ça finalement. Je suis plutôt naturiste. J'ai confiance en toi, je ne doute pas de toi, je sais que tu y arriveras.

C'est bon, t'énerves pas sur ton appareil photo. T'as le temps. C'est jeudi. Je suis sympa je te prépare à l'avance pour que tu me fasses une superbe photo artistique.
A part ça, je suis assez contente de passer à 26 ans. Ma 25ème année était nulle à chier. Je vais pas la regretter mais je ne pourrai jamais l'oublier. J'ai remarqué que mes années symboliques : 18, 20 et 25 ans ont été éprouvantes. J'ai donc pas trop hâte d'arriver à 30 ans. Je suis certaine que ce sera une année de merde.

Enfin, on n'en est pas encore là. Je sais que t'es déjà en train de te déshabiller pour me donner satisfaction. Jeudi. Jour de la révélation de ton corps. J'attends.

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26 juin 2009

Ma quête

Tu penses à la quête du Graal ? C'est que tu me connais mal. Ou alors tu penses à la quête d'une femme, là tu me connais déjà mieux. Ou bien tu penses pas du tout et c'est pas mal aussi.

De quoi vais-je parler ? D'une recherche bien spécifique. Aujourd'hui j'aurais dû être la plus heureuse du monde. Mais c'est pas le cas. Je suis frustrée. Enervée. Désespérée. C'est bon, tu situes mon état ?

Bon, ça va, je ne vais pas me pendre non plus. Ce fut une bonne journée. Déjà parce que j'étais en RTT. Joie. Attends, je prends pas des jours de repos pour mon plaisir. J'avais une obligation. Les soldes. Bah ouais, c'est important. Bon, je ne vais pas te parler de ma tranquillité dans les magasins pour acheter mes fringues qui était jouissive. Ok, j'ai claqué 200 euros mais c'était budgété, donc tout va bien, pas de drame bancaire. Ensuite, j'avais prévu de trouver Batwoman.

Batwoman ? Interrogation de toi-même. Ouais Batwoman lesbienne même. Tu comprends pourquoi je voulais tant la trouver. Mais de quoi je te parle bordel de merde ? Figure-toi, que j'ai lu dans un magazine que le N° de juin de Detective Comics était sur Batwoman et qu'elle était homo. C'est pas tomber dans les yeux d'une aveugle. J'ai noté dans mon petit cerveau cette information. Ca fait 3 mois que j'attends juin avec impatience. Et quel mois sommes-nous ? Bah ouais, juin ! Et tu crois que j'ai trouvé ce putain de comics ? Bah non ! Ca m'agace. Pas faute d'avoir cherché mais que dalle. Bon, ok, en comics j'y connais rien alors peut-être que j'ai mal cherché, c'est possible.

Oui, j'avoue les comics et moi on se connaît pas. Pas parce que j'ai des préjugés dessus mais y'a tellement de trucs que je ne sais par quoi commencer. C'est important la 1e fois tu sais, quand tu découvres un nouveau genre. Si tu choisis une merde, t'auras du mal à vouloir continuer l'initiation. Par exemple, ça m'a fait ça pour la SF. A 15 ans j'ai lu un truc pourri. J'ai donc pensé que SF = merde.  Oui, mon cerveau aime faire des raccourcis très rapides. Il a fallu attendre 4 ans plus tard pour qu'on me fasse découvrir les perles de la science-fiction. Depuis, c'est l'amour fou.
Donc, pour les comics, me suis dit qu'en commençant par Batwoman lesbienne je partais déjà bien. J'étais trop ravie de pouvoir m'identifier à Batwoman. Batwoman s'envole. Batwoman se bat avec des méchants. Batwoman sauve une jolie fille. Batwoman récolte sa récompense, la fille se met nue. Batwoman fait l'amour. Batwoman se transforme en chauve-souris...ah ouais, là non, c'est pas possible car Batwoman n'est pas un vampire.
Tu vois, je me voyais déjà vivre par procuration la vie mouvementée et sexuelle de Batwoman. Que la fiction remplace ma réalité, c'était mieux que rien. Même ça, on me le refuse. Je suis certaine qu'il y a complot contre moi-même c'est pas possible. Je suis trop énervée après le monde entier qui conspire contre moi. Je me dis aussi que si ça se trouve c'est un signe. Ouais, ouais, ouais. Je me dis que si j'avais trouvé ma Batwoman bah en ce moment je serais en tête à tête avec elle. Au lieu de ça, qui va me tenir compagnie ? Mais si tu sais, réfléchis un peu...T'as trouvé ? Oui, ce sont mes adresses excel de merde. J'ai décidé de me cloîtrer chez moi ce soir pour avancer un peu car c'est trop le désastre.

Du coup, tu m'excuses, je te laisse. Je vais remplir mon petit tableau en fantasmant sur ma Batwoman, ça me fera peut-être avancer plus vite. 

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17 juin 2009

Excel...

... ça pourrait rimer avec sexuel, sensuel. Mais en fait non. Y'a consensuel aussi. Ca, ça peut aller à la rigueur, surtout le con qu'il y a dans ce mot.
 
Oh si je vais te parler de ce magnifique logiciel. Oh oui tu vas te faire chier en me lisant. Poufiasse je suis et donc je partage avec toi mon malheur. Mais quel est-il ? J'aime croire que tu te poses la question.

Vois-tu, j'ai accepté une mission familiale. Ma belle-soeur a un fichier d'adresses qui sont très confidentielles. Elles sont sur papier. Faut les saisir pour faire un publipostage. Elle ne veut pas les sous-traiter car ça vaut de l'or. A qui elle a pensé ? A moi. Une personne de confiance. Une personne qui a besoin d'argent. Une personne pas trop conne qui sait comment faire un beau fichier utilisable. J'ai accepté. La famille passe avant tout, on ne dit jamais non. Seulement voilà, je savais pas. Je savais pas qu'il y avait des centaines de feuilles ! En plus, il est hors de question que j'accepte son fric. La famille je te dis !

Bon, je suis assez enthousiaste comme fille. Si, je t'assure. Quand j'ai vu ces centaines de feuilles, j'ai pas eu peur. J'étais heureuse de rendre cet immense service. Je le confesse, j'étais même assez excitée en ouvrant Excel. Pleine d'énergie, le sourire aux lèvres.
Avec dynamisme j'ai préparé mon document. J'ai fait mes petites colonnes : civilité, nom, prénom, adresse, complément d'adresse, boite postale, code postal, ville, téléphone.
Heureuse j'étais. J'ai commencé à remplir les lignes.

Ligne 1 à 50 : 10 minutes. Efficacité.
Ligne 51 à 100 : 15 minutes. Comme je vais vite !
Ligne 101 à 120 : 15 minutes. C'est fou comme Excel c'est répétitif.
Ligne 121 à 139 : 20 minutes. C'est dingue comme Excel c'est chiant.
Ligne 140 à 152 : 25 minutes. Quand tu tapes les adresses tu penses à rien. Surprenant. Pas besoin de réfléchir, c'est mécanique. Tu es juste devenue des doigts qui tapent.
Ligne 153 à 160 : 10 minutes. Ah putain, Excel ça te fait réaliser que t'as quand même une vie pas passionnante.
Ligne 161 à 165 : 10 minutes. Il faut que tu fasses une pause car là tu penses que ta vie c'est de la merde.

30 minutes après.

Ligne 165 à 170 : 5 minutes. Là, tu te dis que la famille c'est pas si bien que ça.
Ligne 171 à 173 : 5 minutes. Tu rajoutes aussi que t'es vraiment trop conne de dire oui à tout.
Ligne 173 à 174 : 5 minutes. Tu réalises que tu as énormément envie de smarties. Faut que t'ailles en prendre dans le placard.

15 minutes après car finalement t'en as profité pour pisser, te laver les mains, boire, te démaquiller, t'admirer et...prendre tes smarties.

Ligne 174 à 175 : 5 minutes. T'as décidé de t'enfiler toute la petite boite de smarties d'un coup. En basculant la tête en arrière pour recevoir tous les bonbons dans la bouche, tu te dis que limite tu simules un suicide en avalant des petites pilules.
Ligne 175 à 177 : 5 minutes. C'est bon les smarties mais ça te fait pas avancer plus vite.
Ligne 178 à 180 : 5 minutes. Tu regardes ton lit. Il est vide.
Ligne 180 à 180 : 4 minutes. Là tu bloques. Tu tapes plus. Tu regardes l'écran sans le voir. Ton lit est vide. Comme tous les soirs depuis, depuis...bien trop longtemps ! Tristesse.
Ligne 181 à 183 : 5 minutes. Tu penses toujours. Les filles c'est nul de toute façon. Sert à rien.
Ligne 183 à 184 : 10 minutes. Ta pensée s'intensifie. Pfff, être en couple, c'est nul. Sert encore plus à rien à part à baiser. Ouais, ça c'est bien. Faire l'amour aussi. Bref, fille = lit pas vide.
Ligne 185 à 187 : 15 minutes. Tu sombres. Faut que tu te trouves une femme. Pas conne, pas chiante, jolie, qui t'admire, t'idolâtre, se prosterne devant ton corps nu.
Ligne 187 à 188 : 10 minutes. T'as une idée, d'un coup, la solution. Faut que tu te clones. Ouais, ça ce serait parfait. Toi avec Toi. L'amour fou. Une dévotion sans faille pour toi-même.
Ligne 189 à 190 : 5 minutes. Oh putain ! Ca te fait de plus en plus chier cette merde ! Il est temps que tu ailles chercher une cannette de coca.

Ligne 191 à 194 : 5 minutes. Le coca qui pétille ça réveille un peu. Tu penses que c'est bien dommage de ne pas aimer l'alcool. Là, tout de suite, t'aimerais bien avoir une bouteille de Whisky pour te bourrer la gueule. Ca te ferait oublier toutes ces lignes, toutes ces colonnes, tout ces noms, ces numéros, ces villes !
Ligne 195 à 196 : 1 seconde. Un doublon ! Tu es la plus heureuse du monde ! Ca te fait une adresse en moins à taper. Là, t'es pas loin de penser que dieu existe réellement.

Ligne 194 à 200 : 15 minutes. Tu conclues que finalement dieu n'existe pas du tout. Il est 1h du matin. C'est l'heure d'arrêter. Ta vie est pourrie. Toi, t'es nulle. T'es bonne à rien. T'es lente en plus, tu peux pas taper sans penser. Vas-y tu peux rejoindre ton lit VIDE ! Du coup, cette nuit, t'es trop une rebelle. Tu vas dormir nue. Ouais, parfaitement. T'aimes pas d'habitude mais là, tu te révoltes. Faut dire aussi que t'as pas la force d'aller mettre ton pyjama. Tu te lèves. Tu retires tout, tu jettes n'importe où tes fringues car tu t'en fous et tu te jettes NUE sur ton lit VIDE. Avant de t'endormir, t'as quand même le temps de conclure que tu n'es qu'une larve insipide, inutile et que ta vie est un enfer.

Voilà. C'est ça Excel. Je pourrais t'en faire un poème bien dépressif ou alors une rime du style "sur Excel j'excelle" mais non, je vais m'abstenir. Tu crois que j'ai fini avec mes adresses ? Tu rêves ! Des centaines de feuilles je t'ai dit, j'ai même pas fait un dixième ! Faut pas que j'y pense sinon je tombe en dépression. Je vais y passer des semaines. Le mieux serait que je trouve un esclave. Je vais regarder sur E-bay. Attends, on trouve bien des gosses et des femmes, j'ai le droit de rêver quand même, ne brise pas mes illusions ! 

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19 avril 2009

Du lourd, du bien lourd

Dans la vie, j’attire les tarés. Il est donc normal que mon blog fasse de même. Voici une petite sélection des recherches cultes. Oui, j’enregistre les meilleures pour pas les oublier tellement elles sont bonnes. (bon, je laisse les fautes d’orthographe, ça fait partie du charme)

_ Baiser ma salope de belle mère non vénale

_ Histoire erotique:je baise la femme de mon père

Admirons ensemble l’amour filial. Le respect du père à moins que ce soit plutôt un espace de complexe d’Œdipe qui n’est pas passé…

JE ME FAIT DRAGUER A 29 ANS : MON DIEU MAIS C’EST HORRIBLE ! A 29 ANS TU COMMENCES SEULEMENT A ATTIRER ! REMARQUE MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS

_ Elle fait l'amour avec ces cheveux : ah ouais moi aussi des fois j’aimerais bien, mais le PCLL n’est pas consentant

_ Mouille+95c : miam, miam, j’ai faim ! Toute cette délicatesse, cette classe, ça m’excite.

_ Baiser a concarneau une femme : on peut aussi en baiser dans d’autres villes mais bon…

_ FEMME QUI ECARTE LES CUISSES : oui, on me cherche ?

_ Mensuration de la femme parfaite : les miennes, bien entendu, mais je ne les dévoilerai pas ici. A la rigueur, si t’es une jolie fille (toujours le même critère important) je veux bien te les montrer.

_ Frange trop courte les solution : je sais pas, attendre que les cheveux repoussent c’est peut-être la meilleure solution pour éviter un autre massacre.

_ Femme au long doigt : oui c’est encore moi, je suis très demandée ! 

_ Femme qui tue avec ses talons aiguilles : ah là j’aurais pu faire cette recherche. C’est mon plus grand fantasme.

_ Gros pipi de femme gaine culotte : Calorine, je crois qu’on te cherche là !

_ Salope stupide : ah là c’est pas moi. Salope pourquoi pas mais stupide non…quoique.

_ Comment ne pas être une femme parfaite : c’est simple, ne pas être moi.

_ Ginette blog sexy : oui, je suis là mon chou.

_ Il mate le décolleté de ma femme : quel connard mais je ne lui jetterai pas la pierre…moi aussi si ça se trouve j’ai regardé les seins de ta femme, on sait pas.

_ Il baise ma femme pendant qu'elle me parle au téléphone : et il a bien raison, pas sa faute si c’est une grosse salope ta femme

_ Je suis une femme pdg et je pratique la promotion canapé : mais c’est très bien. Je te félicite, je suis admirative. J’aimerais beaucoup te rencontrer.

_ Femme aimable gentille belle qui ne fait pas chier : ouais alors là, je crois que t’as pas fini de chercher. Je te souhaite bien du courage !

_ Inactivite sexuelle deprime : ah je sais ce que c’est. T’en fais pas, ça passera.

_ Ma femme est parfaite mais je ne l'aime plus : alors c’est qu’elle est pas si parfaite que ça. Casse-toi, quitte- la, elle s’en remettra et toi tu seras libéré.

_ Chaise god burn after reading : ouais, moi aussi c’est presque la seule chose que j’ai retenu du film.

_ Le beau cul de ginette : merci.

_ Ma femme est tarée que dois-je faire ? : je ne sais pas…la quitter ? Ou la vendre sur e-bay…

_ J'ai l'impression que toutes les femmes ont envie de moi : moi aussi, c’est pareil !

_ J’ ai plus envie de baiser ma femme : ça arrive. Avec le temps on se lasse ou bien tu ne l’aimes pas assez pour que le désir perdure.

_ Je ne suis pas une femme parfaite et il me le reproche : encore un connard !

_ Homosexualité feminine est elle acceptable ? :  quoi ? NON ! Ce n’est pas acceptable. C’est écrit dans la Bible. Allons,Christine, ne te pose même pas la question. Où va le monde si on commence à tolérer des personnes du même sexe ensemble ? C’est important d’avoir son mot à dire sur des choses qui ne nous regardent pas. Il faut juger l’intimité d’autrui sinon le monde vivrait en paix et ce serait d’un chiant à en crever d’ennui.

_ Je suis une femme jai envie de voir un film de lesbienne : alors rassure-toi, ça ne veut pas dire que tu es lesbienne. Tu peux regarder, ça peut même te plaire, c’est pas pour autant que t’es pas hétéro. Y’a pas de honte, fais-toi plaisir.

_ Les filles ca veut pas baiser : faux, complètement faux. Ca doit être parce que t’es moche alors elles veulent pas baiser avec toi.

_ Fleur pour mettre sur sac a draguer : …là, j’ai pas compris

_ La femme parfaite elle te remercie apres que tu ai fait l’amour : faut pas pousser non plus. C’est plutôt à elle qu’on dit merci.

_ Je cherche les putes a turin pour baiser : alors, tu continues tout droit, tu tournes à gauche au 2e feu et c’est la 3e à droite.

Décernons, un prix pour ces recherches cultes. Celui du plus gros connard :

_ Ma femme a t elle le droit de sortir tous les soir sans mon autorisation

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10 mars 2009

Vénération

C’est pas tous les jours que la femme parfaite que je suis vénère quelqu’un. Ou plutôt quelqu’une.
Tous les soirs, j’ai RDV. Je me cale dans ma chaise, j’allume l’ordi et je contemple. Non pas mon fond d’écran. Mais je regarde la série Life. Et qui joue dedans ? Carmen. Ouais, celle de L word.

Elle est encore plus jolie. Dans L word elle faisait un peu pétasse. Maquillée, petit haut de salope, petit pyjama de salope aussi. Enfin, fallait bien ça pour plaire à Shane.
Là , elle est flic. Moins maquillée, habillée comme une femme qui se respecte. Une joie de la voir. Il est évident que je l’imagine sans ses vêtements. Mon cerveau arrive à la deviner nue. Une merveille. Vois-tu, si demain elle sonne à ma porte en me disant qu’elle veut que je la suive aux Etats-Unis pour lui faire 4 enfants, je ne vais pas hésiter. Pour elle, j’abandonnerai famille, amis, travail…Je lui ferai l’amour toute la journée, toute la nuit. Oui, oui, j’en suis capable. Je t’assure. De toute façon même si ce n’est pas la cas, tu ne le sauras jamais. C’est ça qui est bien avec un blog, tu peux te la jouer bête de sexe même si t’es un gros boulet au lit.

Donc, qu’est-ce que je disais ? Ah oui, j’abandonne tout pour elle. Bon, ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’une fois que j’aurai fait le tour de son corps, je retournerai à ma petite vie. Je lui laisserai les 4 gamins et je reviendrai dans mon monde, retrouver ma famille et mes amis.
Pardon ? Je suis une grosse connasse ? Il est vrai. En même temps, tu m’excuseras mais je ne pense pas qu’elle sonne un jour à ma porte alors je peux dire un peu tout ce que je veux.

En fait, c’est juste un peu mon phantasme cette femme. J’ai le droit, j’ai personne. Je peux donc prendre une référence pour accompagner mes nuits solitaires. Bon, il serait tout de même souhaitable qu’une femme réelle accompagne mon sommeil. J’y travaille, tu t’en doutes bien. Mais c’est pas encore pour ce soir. Alors, tu permets, j’ai un nouvel épisode de Life à regarder.

Sarah Shahi si tu passes par là : I love you very beaucoup.

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14 février 2009

Louis XIV

Reviens Chérie, je ne vais pas parler d'histoire ! Mes capacités intellectuelles sont trop limitées.

En ce jour de la St-Valentin, je me terre chez moi. Je vais sûrement me faire l'amour car il faut marquer le coup, ou plutôt le tirer, pour fêter ce jour d'amour commercial. Mais je m'égare, là n'est pas du tout mon propos.

Revenons au titre de mon post. Louis XIV. C'est moi ! Vois-tu cette semaine, je suis allée voir Calorine à l'hôpital. Ne t'en fais pas, tout s'est bien passé, rien de grave. Elle s'est fait "niptucker" selon sa propre expression. Elle était hospitalisée à l'Hôtel Dieu.

Je déteste les hôpitaux, comme tout le monde je pense. Mais celui-là, c'est une merveille, un monument. Pas d'odeur de désinfectant, un silence reposant. Avant, c'était un couvent. Ce lieu a gardé l'âme de son passé.

Oui, quand j'y allais, je me prenais pour Louis XIV, je l'avoue. Le haut plafond, les grands escaliers, les murs anciens, l'éclairage tamisé, les immenses portes de bois et personne sur ma route. Ainsi, dans les grandes allées, j'étais seule. Mes pas résonnaient entre les murs, j'aimais vraiment le bruit de mes talons qui me conférait un sentiment de puissance. Je suis passée à côté d'un petit jardin magnifique, comme on en voit au château de Versailles. Je me voyais bien m'y balader avec ma cour.

Bon, arrivée dans le couloir Sainte Charlotte (un ancien couvent je t'ai dit), j'arrêtais de faire ma pétasse. Il y a avait des malades et afin de respecter leur repos, je mettais mes talons en mode silencieux, c'est-à-dire que je marchais tout lentement sans trop lever les pieds pour que mes talons ne fassent pas de bruit.
Avec cette démarche, Louis XIV c'était pas moi. Mais une fois dans la chambre de Clairette, je pouvais reprendre mon statut imaginaire.
Nous avions vue sur l'hôtel de ville. Aucun bruit. Juste elle et moi en entretien. A 19h, une infirmière apportait un plateau repas. Dans ma tête, c'était une domestique à notre service. Clairette, pensant toujours à moi, me disait qu'il y avait quelques infirmières bien jolies. J'ai hésité à balancer mes cartes de visite dans tout l'hôpital mais finalement je me suis abstenue.
J'expliquais à Claire qu'une fois qu'elle serait partie de cette chambre, je viendrais quand même. Avec un peu de chance, ce serait une petite vieille qui n'aurait plus toute sa tête et je lui dirais "chut. Ne t'en fais pas, je n'existe pas. Tu m'imagines. Je ne viens là que pour la vue".
Fallait pas trop faire rire Claire pour pas que sa cicatrise lui fasse mal. Quand je quittais sa chambre et que je croisais une infirmière consommable, j'avais envie de lui dire "ah mécréante ! Rejoins-moi dans ma chambre dans 3 minutes afin que je t'honore. Sois heureuse que ton roi soleil daigne poser les mains sur toi". Evidemment, je fermais ma gueule et me contentais d'un bonsoir murmuré.
En sortant de l'hôtel dieu, voyant un Paris plongé dans la nuit et le froid, j'avais envie de lever le bras et de crier "cocher !" mais finalement j'allumais une cigarette, laissait Notre Dame derrière moi et marchais jusqu'au métro. Durant le trajet, Louis XIV m'abandonnait et je redevenais moi, entourée de connards et de connasses dont je fais partie.

A part ça, j'espère que Clairette sort demain afin que nous reprenions nos habitudes dominicales avec un brunch. Je vais tenter de me la jouer encore Louis XIV mais je ne suis pas certaine que mes amies soient sensibles aux charmes de ce nouveau personnage. Enfin, je vais tenter, on sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher !

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23 décembre 2008

Ca approche

Les cadeaux ! Les cadeaux ! J’ai été sage toute l’année cela va sans dire. Bon, de toute façon mon cadeau est déjà dans le sous-sol de mes parents, je l’ai vu. Ma table pliante et mes 4 chaises m’attendent. La question est : vais-je avoir ma télé écran plat ? Y’a des chances. Sinon, je m’en fous, j’irai me l’acheter. Je le mérite bien, je me l’offrirai, rien n’est trop beau pour moi-même. Quand on s’aime, on ne compte pas.

Histoire de ne pas faire la fille ingrate, ce soir je suis en week-end de 5 jours. C’est beau un week-end si long ! Demain, je vais jouer le rôle de Conchita. Oui, je serai aux côtés de Mère dans la cuisine pour faire le gâteau au chocolat, la salade de fruits et sûrement le ménage. Je pense aussi que j’engueulerai mon père, comme ça, juste pour le plaisir de lui rappeler la chance qu’il a de m’avoir. J’irai le réveiller : « alors, petite feignasse, t’es vraiment une larve à dormir encore », je le poursuivrai le reste de la journée « Hè l’anguille, t’enfermes pas 3h dans la salle de bains, y’a l’aspirateur à passer », je continuerai en lui disant qu’il est consensuel enfin surtout con…ah, j’ai hâte d’y être. Je me sens très en forme. La chieuse en moi se réveille. C’est Noël, soir de fête, je compte être à mon maximum de connerie. La terre va trembler !

Mais dites-moi, j’ai pas que ça à faire de parler de Noël. Sujet inintéressant au possible car repris par beaucoup de blogs. Seulement, vois-tu, j’étais bien obligée pour écrire ce qui suit. Ca me fait un bon prétexte, le meilleur qui soit avec mon anniv. Mon anniv n’étant qu’en juillet, je saute sur l’occasion. Hop, ça y est j’ai sauté, et je suis tombée car y’avait pas du tout l’occasion pour me rattraper ! Ahahahahahahahah quand je vous disais que j’étais au max ! Une vraie conne ! Passons sur mon humour qui laisse à désirer.

Alors, vous qui me lisez, vous qui m’aimez (si, si, cherchez bien au fond de vous-même, je suis sûre qu’on peut trouver quelques sentiments cordiaux), je pense que vous pouvez vous offrir à moi. Non ? Si ! Ah, je sais, vous êtes timides. Bien, j’ai la solution. Vous ne pouvez pas m’envoyer votre corps par la poste, ça coûterait trop cher…je comprends. Le mail, par contre, c’est gratuit. Donc, merci à vous de m’envoyer votre photo. Soyez nues de préférence. C’est pas une obligation mais ça me ferait quand même beaucoup plus plaisir de ne pas contempler des tissus inutiles qui ne sont là que pour me frustrer. Alors, j’attends. Sagement. Demain soir, j’ouvrirai ma boîte mail en même temps que mes cadeaux et si je pouvais voir des femmes à poil, ça ferait de mon Noël un événement incroyablement réussi. Je ne doute pas de vous, je sais que vous rêvez de me donner satisfaction. Au cas où vous auriez besoin d’un argument, pensez que je mérite rétribution pour les textes que je vous donne à lire…non, en fait, oubliez cet argument, il ne vaut rien, n’y pensez même pas car étant donné toutes les saloperies que je vous donne à lire, je crois plutôt c’est moi qui vous dois quelque chose. Ok, j’offre une nuit de moi-même à celles qui veulent. Quoi ? Il est nul mon cadeau, personne ne me veut ? Ah ! Bande d’ingrates ! Vous n’avez pas conscience de ce que vous ratez !

Posté par Ginette parfaite à 19:15 - Divagations - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2008

En fait...

...je m'en fous un peu.
Si j'étais chienne je vous laisserais vous débrouiller avec ça mais je ne lui suis pas, vous le savez bien. Non ? Bon, maintenant vous savez. Preuve en est, je vais développer mon propos.

T'as remarqué comme ces derniers temps je fais genre que je suis Ginette en rut ? Cela n'est qu'une impression. Si, si, je t'assure. Même si mon rêve érotique témoigne d'un certain besoin physique inconscient, l'envie n'y est pas. Parfaitement. Je suis seule et bien comme cela. Pour combien de temps ? Je ne le sais pas. C'est sûr que l'hiver arrive et l'idée de réchauffer mon corps auprès d'un autre n'est pas désagréable MAIS je suis totalement inactive. En effet, je n'ai pas la volonté de provoquer une rencontre. J'attends. Je ne vois pas les femmes, ne les regarde pas. Mes pensées sont ailleurs. Je ne sais pas trop où mais bon...Ce qui serait bien c'est qu'un matin j'ouvre ma porte et qu'une charmante inconnue me dise : "salut, c'est moi ! Je t'aime et toi aussi tu m'aimes même si tu ne le sais pas encore. Faisons l'amour et n'en parlons plus." Hmm, pas mal comme scénario mais on n'est pas dans un film de Disney et donc ça n'arrivera jamais.

De plus, je suis difficile. Je sais ce que je veux. Je n'ai pas de critères physiques particuliers, qu'elle soit blonde, brune, yeux verts, marrons, vairons (ah non, ça pas top), pourvu qu'elle plaise à mon regard et de ce côté là tout ira bien.
Le plus dur, en fait, c'est de trouver l'alchimie. Cette chose indescriptible qui se produit entre 2 personnes. Ce lien ténu et invisible qui retient l'amour malgré le temps qui passe. C'est quasiment impossible à trouver, j'en ai bien conscience. J'ai sûrement lu trop de livres mais c'est ça que je veux. Je ne crois pas en grand chose mais à ça, si. Je n'en démords pas. C'est pas gagné. Mais c'est une quête qui mérite d'être entreprise. Même si j'échoue, au moins, j'aurais essayé.
Des rêves j'en ai abandonnés ou transformés ou adaptés ou oubliés car je savais que je ne pouvais pas les atteindre ou que je n'avais pas la force de les entreprendre ni même le courage de les tenter. Mais celui-ci, je ne le lâcherai pas. J'y arriverai, je l'aurai. Sûrement aussi que je connaîtrai des échecs, que j'en souffrirai ou que je ferai souffrir. Je sais tout ça. Mais c'est un risque qui mérite d'être pris. C'est ma clé pour ne pas avoir des regrets quand je serai vieille.

Mon dieu ! C'est d'une naïveté ce post. Je me fais peur à moi-même. J'arrête ces divagations pathétiques d'ado de 15 ans et je redeviens moi, Ginette Parfaite Grosse Connasse.

Posté par Ginette parfaite à 23:31 - Divagations - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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