26 avril 2009
Ma jolie brunette
Je l'appelle comme ça quand je pense à elle, dans ma tête. Je me souviendrai toujours de ce jour. J'ai mis ma veste et je suis partie. Je ne me souciais pas de lui plaire étant donné qu'elle était prise.
On s'entendait bien. C'était donc un rendez-vous pour sympathiser davantage. Oui, mais voilà. J'avais pas prévu de la trouver si belle ce jour là. J'avais pas prévu de sentir mon corps tressaillir, mon coeur rater un battement, mon esprit me crier "mon dieu qu'elle est belle".
Etant une fille très terre à terre, j'ai fait comme si rien ne se passait en moi, j'ai mis ça sur le compte du manque de tendresse. Très rapidement, il m'a fallu me rendre à l'évidence. C'était bien plus que cela. Je me suis perdue dans son regard souvent, j'ai admiré sa cambrure de temps en temps, j'ai contemplé sa poitrine un peu. Je me suis sentie bien. J'ai tout oublié pendant les quelques heures passées avec elle. Nous avons parlé, parlé et parlé encore. On passait de sujets légers en discussions plus graves. J'ai gravé dans ma mémoire l'instant où elle a caressé ma joue droite du dos de son index. J'ai au bout de mes doigts le petit huit que j'ai tracé sur sa main. Elle a ri. "Pourquoi un huit ?" J'ai souri. "J'ai trouvé ça plus original qu'un coeur". J'avais chaud, j'ai senti mes joues rosir. Ca faisait bien longtemps...
Puis, un deuxième tête-à-tête 2 jours après, parce que...parce que nous avions envie de nous revoir, tout en sachant que ce n'était pas forcément la meilleure idée. Des mots plus intimes, un "nous" hypothétique, des "ce que j'aime chez toi", des "j'aimerais que tu..." Une balade nocturne, où je lui ai exposé mon amour de Paris by night. Son petit "j'ai froid" minaudé en se collant à moi, mon bras enlaçant sa taille fine. Ok, là, j'avais bien conscience qu'aux yeux des passants nous avions l'air d'un couple. L'idée m'a énormément plu sans me faire peur. Je n'étais pas effrayée, je n'avais pas de doutes. Exploit ! Ca faisait bien longtemps ça aussi.
Pourtant, j'avais toujours à l'esprit sa copine inconnue. En la sentant si proche de moi, je savais que c'était la limite. Je n'irai pas au-delà. Même si j'en crevais d'envie. Son "j'ai très envie de t'embrasser tu sais". Mon silence, mon bonheur, ma joie. Mon corps qui se tend, explose de désir suite à ses mots et ma bouche. Ma bouche qui, au lieu de se poser le plus tendrement possible sur ses lèvres pour lui témoigner toute la douceur qu'elle m'inspire, formule cette phrase "mais tu as une copine". Son "c'est vrai" et son éloignement de mon corps. Mon bras qui se retrouve de nouveau le long de mon corps. Voilà, l'instant est parti. Il ne reviendra jamais. Mais ce qu'il était beau, ce que c'était bon.
Je passe la suite, où il n'est question que de sa relation. Des mails auxquels je prenais tout mon temps pour lui répondre car j'avais compris avant elle. J'avais l'attrait de la nouveauté, le goût de l'inconnu. Je me doutais bien qu'on n'efface pas 3 ans d'amour avec 2 rencontres seulement. J'ai aimé qu'elle lui dise tout. J'ai apprécié qu'elle me dise tout aussi. Ma jolie brunette n'était pas que belle, elle avait le sens de l'honnêteté. Du début à la fin, c'est une belle histoire. C'est comme un petit bonbon acidulé. Ca garde bon goût dans la bouche même quand il est fini.
Je ne regrette rien. Je suis même heureuse. Je souris à tout comme si j'étais amoureuse. Je me sens bien. Je déborde d'espoir. J'ai envie de rencontrer. Je m'active. La vie c'est beau quand même. (aparté pour moi-même : quelle phrase de conclusion à chier ! Et oui, fallait bien un peu de vulgarité dans ce post sinon on risque de croire que la Ginette est limite romantique et faut pas rêver)
27 février 2009
Profil
J'avais le choix entre passer ma soirée à discuter avec Jetaime75 sur Gayvox ou écrire sur le blog. Comme tu peux le constater avec tes petits yeux, j'ai choisi la 2e option. En plus, je peux prendre mon temps pour écrire car demain je ne travaille pas. Je me suis mise en repos. C'est parti pour une nuit de folie avec mon thé Mariage et frère et mon ordi. Oh que ça donne envie ce programme.
Alors, toujours pareil, un peu de cohérence dans ce monde ne fait pas de mal. Donc, je te fournis mes explications par rapport à mon titre. Ouais, y'a un plan. Intro (là c'est ce que je suis en train de faire), développement (ça va venir dans quelques lignes) et conclusion (dans ce cas, tu peux aller directement en bas de mon texte). Alors ce titre car je vais te parler de mon profil sur ce fabuleux site de rencontres. J'ai décidé de le modifier et dans ma grande bonté, je vais te le soumettre. Bon, en plus, si tu es amoureuse de moi (ce dont je ne doute pas) tu pourras consulter le profil de toutes les filles pour tenter de me trouver. Par contre, je ne te garantis pas de répondre. Oui, la Ginette est farouche !
Bien. Gayvox te demande donc de te décrire par cette phrase : "toi, ta vie, tes attentes". Vastes questions ! Dans mon profil actuel, j'ai bien mis que je n'étais pas une dépressive et que je ne voulais pas de plan cul. Visiblement, les filles ont du mal à comprendre, ou à lire, étant donné les boulets que je me ramasse. J'ai donc décidé de frapper beaucoup plus fort. Voici en exclusivité mondiale MON PROFIL (dommage que je ne puisse pas mettre une petite musique d'ambiance).
Je vais me concentrer uniquement sur mes attentes. En fait, je vais même plutôt mettre ce que je n'attends pas. Ce qui va donner :
Ce que je n'attends pas :
_ Les filles qui ont déjà une copine mais viennent sur ce site pour se faire des "nouvelles amies".
Il faut savoir qu'en fait, ces filles, veulent voir si elles peuvent trouver mieux que leur meuf actuelle. Ce sont donc des salopes. Et la Ginette, elle aime pas les salopes.
_ Les Kikoo, lol, PTDR, MDR à chaque fin de phrase.
Cette mode m'est devenue insupportable. Overdose. J'en veux plus. Ca me refroidit immédiatement.
_ Les messages abrégés. BSR tu fè koi ds la vi. Le langage texto c'est bien...pour les textos et encore.
_ Les obsédées qui demandent si tu aimes le sexe, quelles sont tes positions préférées, si tu es plutôt string ou caleçon.
Concernant celles là, tu peux supposer qu'elles sont moches car être aussi en chien ça signifie qu'elles n'arrivent pas à assouvir leurs phantasmes.
_ Les "je-suis-cultivée-et-il-faut-absolument-que-l'on-parle-art-ou-littérature-pour-que-je-te-montre comme-je-suis-intelligente".
Je ne le répèterai jamais assez, la culture ne veut pas dire intelligence. Alors, les intellos névrosées en soif de connaissances bah ça ne me fait pas rêver. Ca m'ennuie.
_ Les compliquées, les indécises. Là, faut les fuir absolument, ce sont les pires.
_ Les moches.
Bon, là, je suis un peu violente...on va mettre, les femmes trop masculines (notez que ça m'emmerde de mettre ça car il y a des femmes masculines très jolies et sexy mais je trouve pas mieux...ou je laisse les moches ?)
_ Les filles vénales qui a la 2e question, après le bonsoir d'usage, demandent ce que tu fais dans la vie et surtout combien tu gagnes.
Là, tu vois tout de suite, à quoi elles accordent le plus d'importance. L'argent. De ta personne, elles s'en foutent, elles veulent savoir si tu es un bon parti.
_ Les "Bonsoir sa va ?". Les fautes d'orthographe, je tolère mais il y a des limites tout de même !
Voilà. Je crois que c'est à peu près tout. Ok, ok, ok, ça fait un peu la fille asociale. Mais je préfère avoir moins de filles qui me parlent plutôt qu'une multitude de tarées. Je privilégie la qualité à la quantité.
Bon, quand même, je ne vais pas terminer mon profil ainsi. Je dois conclure : si tu ne fais pas partie de toute cette liste, il est possible que je daigne te parler. Non, là, je passe pour une vraie pétasse. Je reformule : si tu ne fais pas partie de toute cette liste, ce sera un plaisir de faire ta connaissance. C'est pas mal ça.
Je pense être claire sur ce que je ne souhaite pas. En ce qui concerne ce que j'attends, la jolie demoiselle le découvrira plus tard si je désire lui en faire part. Le mieux serait qu'elle le devine d'elle-même mais on va pas trop en demander. Restons un peu réalistes s'il vous plaît, on n'est pas dans un film où un simple regard suffit.
Sur-ce, je vais tenter avec ça et je vous tiens au courant de ce que je ramène dans mes filets même si vous vous en foutez. Je crois que je ne vais pas échapper aux boulets mais il faut quand même essayer. Puis, peut-être que ça va me manquer les tarées...toutes les crises de rire que j'ai pu avoir face à autant de bêtises, de manque de classe et de vulgarité. En fait, non, ça ne me manquera, ça m'évitera de me dégoûter et de désepérer
29 novembre 2008
Obsession encore
Non, j'ai pas fini de te faire chier avec mon célibat. T'es gentille, sois compatissante et pardonne-moi pour mes atermoiements.
Tu sais, je réfléchis beaucoup sur ma situation et je me dis que, quand même, je suis mal barrée. Ouais, je ne suis pas prête de trouver femme à mon coeur (ça remplace chaussure à son pied). Tu sais pourquoi ? Parce que je n'ai pas de gaydar. Parfaitement. Drame. Remarque, depuis le temps que je le sais, je ne m'enflamme plus. Quand une fille me plaît et que je commence à fantasmer sur nos nuits torrides, je me calme de suite en disant : "de toute façon c'est une hétéro". En effet, quand je pense qu'une femme pourrait être lesbienne, mon intuition me le dit, tu peux être sûre qu'elle est mariée et a 4 enfants. A l'inverse, des fois on m'apprend qu'une fille est homo alors que je pensais qu'elle était hétéro...Tu vois, c'est pas gagné. Sachant cela, je ne me prends même plus la tête à scruter les femmes autour de moi. C'est peine perdue, ça ne sert à rien, je ne trouverai jamais une lesbienne dans une meule de foin (ça remplace l'aiguille).
S'il n'y avait que mon gaydar défectueux, ça pourrait passer. Mais comme Cat me le faisait remarquer l'autre soir quand je disais que j'en avais vraiment marre d'être seule, elle remarqua "mais tu ne veux pas sortir dans les boîtes homo et tu ne veux pas tenter de draguer des hétéros alors c'est logique que tu sois seule". Que voulez-vous que je réponde à ça ?! J'ai tout de même tenté de répondre : "mais si les femmes étaient un peu observatrices, elles verraient mon pauvre sourire niais sur ma gueule et sauraient que je suis amoureuse d'elles". Là, Naboo fit une intervention : "mais non ! Elles se disent juste que t'as l'air con quand tu souris". Devant ma tête, elle continua "bah oui, ça existe les gens qui ont l'air très con quand ils sourient". Bon, du coup, j'ai fermé ma gueule. Elles avaient raison les bougresses...
Puis, c'est pas fini, mon désespoir augmente encore quand je repense à ce que Pas m'a dit : "mais tu ne fais pas du tout lesbienne !" Et merde ! Tu imagines, si ça se trouve, je croise une multitude de lesbiennes adorables qui ne me draguent pas car elles se disent "c'est une hétéro". Et comment je fais moi ?! J'achète un manteau arc-en-ciel pour être identifiée comme cible potentielle ?
Et mes amies qui n'ont aucun réseau homo ! Fallait bien entendu que je choisisse des amies qui ne connaissent aucune lesbienne dans leurs relations. La seule référence qu'ils ont c'est moi. Ok, ils en ont de la chance de m'avoir, c'est vrai...même si ces derniers temps, ils doivent se dire que ça fait peur une homo en manque..
Qu'est-ce que je vais devenir ? Ah, je sais pas. Je me demande si je ne ferais pas mieux d'entrer dans un couvent tout de suite. Au moins, je verrais des femmes tout le temps. Les temps sont durs pour moi, c'est vraiment la crise, la loose...
J'ai encore un espoir. Ce soir, on fête l'anniv de Claire et Nab...je compte leur offrir mon corps et ça ne se fait pas de refuser un cadeau. En plus, elles vont boire beaucoup de champagne donc, avec un peu de chance, elles seront un peu saoules...et pour bien mettre toutes les chances de mon côté, j'ai dit que je faisais des cookies. Si ça se trouve, ils seront tellement bons qu'elles vont succomber. Tu crois pas que je me mets aux fourneaux gratuitement, pour le plaisir de faire plaisir. Je ne suis pas Ginette altruiste ! Sur-ce, vous m'excuserez mais je vais cuisiner et c'est bien la 1e fois que j'écris ça sur mon blog.
24 novembre 2008
Obsession
T'as compris que la bête est là, qu'elle est réveillée. Quelle bête ? Tu vois pas de quoi je parle ? Mais de moi bien entendu ! Attends, c'est quand même mon blog et mon sujet de conversation préféré et le tien aussi je n'en doute pas, c'est moi ! Non, je ne suis pas bête ! Par contre, j'ai un corps...qui a des besoins. C'est horrible. Ca va faire plus de 2 mois que je vis dans l'abstinence et déjà je suis au taquet. Un truc de dingue et qui me fait peur. Je me sens vulnérable, prête à consentir n'importe quoi avec n'importe qui. Mais, ne t'en fais pas, j'écris ça mais dans les faits c'est impossible. Je suis beaucoup trop structurée dans ma tête et ça doit être ça mon handicap : on ne couche pas avec ses amies, on ne couche pas tout court d'ailleurs on fait l'amour, on peut baiser mais pas le 1e soir, on fait connaissance avant de se jeter sur sa proie, on ne sort pas avec une fille qui n'avoue pas son homosexualité, on ne tente pas de détourner des hétéros car c'est trop la galère après, on ne prend pas une moche, ni une conne, ni une trop sérieuse, on cherche l'amour et ensuite on peut envisager d'entreprendre un rapprochement physique. Bref, tu vois pourquoi je suis célibataire. Si je pouvais changer de cerveau et me lancer dans des aventures d'un soir, je le ferais.
Alors, pour les aventures d'un soir, je ne juge pas les filles qui les pratiquent. Je m'en fous. Je dis même tant mieux pour elles. Ouais, parce que, en ce qui me concerne, ça ne me fait pas du tout de bien. Même mon corps fait un blocage. Ca sert à rien d'insister, je m'abstiens donc. Puis, ça me déprime car ce n'est que du vide et du coup le lendemain, chez moi c'est le néant. Encore plus de vide que quand je dors seule...
Cependant, on m'aide pas. Non. C'est une infamie ! Je pense que je vais lancer une manifestation internationale pour me soutenir moi-même dans cette traversée du désert. Je vois des lesbiennes partout dans la rue qui se pavanent en couple. En plus, elles sont pas moches. Je pense que c'est un complot, qu'on se fout de ma gueule. Je les vois se tenir la main, se coller l'une à l’autre, montrer au monde entier qu'elles s'aiment. Putain, ça me fait pas du tout sourire. Ca m'agace, ça m'énerve. J'ai envie d'aller les voir pour les engueuler. J'ai envie de leur crier qu'il y a des hôtels pour ça, que ça devrait être interdit de m'inonder de ces images si douces, que la compassion ça existe, la solidarité aussi. Je veux, non, j'exige qu'aucune lesbienne ne soit en couple, qu'aucune lesbienne n'ait de relations sexuelles tant que moi je n'en ai pas ! Et je peux vous dire que c'est pas demain que je vais avoir une femme dans mon lit. Un cataclysme pour le lesbianisme. Quoi je suis égoïste ? Oui et j'assume. Le monde devrait tourner en fonction de moi.
Le pire c'est que y'a pas que dans la vie réelle qu'on me balance à la gueule les joies de la vie à deux. Ca me poursuit jusque sur le net. Ca s'immisce dans mon intimité. Je lis un blog et qu'est-ce que je vois ? "Avec ma copine gnagnagna", un autre "ma femme et moi gnagnagna", encore un autre "hier, j'ai rencontré une jolie demoiselle. On a baisé toute la nuit gnagnagna". Je me tape la tête contre les murs ! Tiens, exemple, prenons mes liens. Faisons le tour et voyons ce que ça donne (t'as le droit de les lire ces blogs puisqu'ils sont dans mes liens à gauche, ça veut dire qu'ils sont pas pourris) : sur 18 blogs, 11 racontent parfois leurs histoires de couple ! 11 !!! C'est énorme.
Si j'étais une vraie poufiasse de mauvaise foi, je te dirais que les 7 qui restent sont les meilleurs. Certes, je suis une poufiasse mais pas de mauvaise foi alors je ne le dis pas. En plus, faut que tu saches que les blogs que je lis quotidiennement ne sont pas tous dans mes liens. Bah, non, j'en ai dans mes favoris aussi. Tu sais quoi ? Non, tu sais pas mais je vais te le dire, sur les 5 blogs de mes favoris, 5 racontent eux aussi de temps en temps, la vie à 2.
C 'est une conspiration, je ne vois que ça. Je propose une révolte ou alors, t'es sympa et tu me fais une chaîne de l'amour. Y'a bien des chaînes pour sauver des enfants qui ont besoin d'une greffe de rien alors je ne vois vraiment pas pourquoi on ferait pas une chaîne pour me trouver une petite amie. Tu peux me promouvoir auprès de tes amies, en ce moment, je suis en réduction, une trop bonne affaire. Bon, Naboo est exemptée puisqu'elle l'a déjà fait il y a plusieurs mois et même si elle ne m'a rien ramené, l'effort mérite d'être cité.
Voilà, je compte sur vous, ne me décevez pas.
08 novembre 2008
Ceux qui disent...
...qu'il n'y a pas que la beauté extérieure qui compte mais qu'il y a aussi la beauté intérieure ne savent pas de quoi ils parlent.
Oui, je sais, tu l'as entendu combien de fois dans ta vie cette phrase ? Beaucoup trop. Dite comme ça, cette phrase est très belle bien qu'un peu niaise. Elle est pleine d'espoir. Et c'est ce qui m'énerve le plus. Cette phrase est fausse, elle n'est que mensonge.
Attention ! Je ne vais pas parler de la beauté, on va pas débattre sur qui est jolie ou non, quelles sont les mensurations parfaites, le poids idéal, la couleur des yeux, des cheveux. Non. La beauté est subjective, elle est selon chacun de nous. Ainsi, je vais trouver une femme jolie que tu trouveras moche et inversement. Là n'est pas la question.
Ce qui me gêne concernant la phrase citée plus haut c'est qu'elle est dite par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Ils trouvent que ça fait bien d'avoir cette conception, que cela témoigne sûrement d'une bonté d'âme ou d'une ouverture d'esprit. Cela montre surtout qu'ils sont ignorants.
J'ai entendu cette phrase aujourd'hui au boulot et j'ai eu envie de dire que manifestement, la situation n'avait pas été vécue pour dire une connerie comme ça. Or, moi Femme Parfaite, je l'ai fait et je me dois de vous livrer mon expérience pour que :
1. Vous ne disiez jamais cette phrase si vous ne savez pas de quoi vous parlez car si c'était le cas, vous ne la diriez plus.
2. Vous ne sortiez pas avec une fille qui ne vous attire pas du tout physiquement, qui ne plaît pas à votre regard.
Donc, quand j'avais 19ans, conne et naïve que j'étais, j'y croyais à cette phrase que j'entendais depuis toujours. Ainsi, quand on m'a mis en contact avec M., je ne m'en faisais pas. Nous nous sommes connues par téléphone. Sa voix était douce, avenante, chaleureuse. Nous avons parlé et nous nous sommes découvertes spirituellement. Nous avons ri et au bout de 2mois de conversations téléphoniques et de lettres journalières, nous nous sommes vues. Je l'avais vue en photo. Je n'avais pas été subjuguée par sa beauté, loin de là mais, par contre, j'étais séduite par sa personnalité, sa gentillesse, ses principes. J'avais envie de la voir, de la toucher, d'être avec elle. J'étais amoureuse de sa personne, le reste suivrait.
J'ai pris le train. Une semaine de vacances chez elle, du côté de Pau. Notre relation a duré 13 mois. C'est pas mal 13 mois. Mais comme je le dis souvent, s'il n'y avait pas eu la distance, cela aurait sans doute duré 1 mois. D'ailleurs, 1 mois, c'est à peu près le temps que nous avons passé physiquement ensemble en cumulant 1 week-end par ci, une semaine par là.
Le premier séjour s'est très bien passé. J'étais charmée par son être et donc nous avons fait l'amour. Mon désir d'elle était là, je voulais son corps car j'aimais son esprit. Puis, je dois le dire aussi, cela faisait un moment que j'étais célibataire (4 mois...c'était quand même énorme pour moi à l'époque. J'avais 19 ans et je souhaitais me perfectionner et découvrir le sport de chambre. Un vrai petit lapin fougueux). Aujourd'hui, je sais que je ne le ferai pas si l'occasion se présentait.
Ensuite...ensuite c'est pathétique. C'était horrible à vivre. J'étais amoureuse d'elle mais je n'aimais pas son corps. Mon cerveau tentait de motiver mon corps, de lui donner l'envie. Ce dernier, à chaque fois que je devais la voir, réagissait : mal de dos, mal de tête, mal de gorge, mal de ventre. Je suis certaine que c'était une à mon appréhension de lui faire l'amour.
J'avais envie de lui faire plaisir, de la faire jouir car elle le méritait. Je n'ai jamais rencontré une personne aussi clémente, patiente, simple et généreuse comme elle. Oui, je l'ai aimée pour ce qu'elle était moralement. Mais je ne l'ai jamais désirée. Très vite, j'ai eu du mal à faire semblant. Quand mon corps était en forme, je me forçais. Le terme n'est pas trop fort. Je faisais en sorte d'être performante, de lui donner le meilleur de moi. Combien de fois ai-je fermé les yeux pendant que je lui faisais l'amour ? Combien de fois lui ai-je demandé d'éteindre la lumière car j'avais mal aux yeux ? C'est dégueulasse, odieux, honteux...utilisez tous les adjectifs que vous voulez...je ne vous contredirai pas.
Précision, si un jour nous faisons l'amour vous et moi (sur un malentendu ça peut marcher) ne le prenez pas mal si je vous dis d'éteindre. Des fois, j'aime bien le noir, ça donne d'autres sensations, c'est une façon différente de faire l'amour je trouve. Tout passe par le toucher.
Forcément, au bout d'un moment, elle a commencé à se poser des questions. Ainsi, un matin, la question fatidique tomba : "est-ce que tu me désires ?". Je n'oublierai jamais ce moment, ce dégoût de moi. Que lui répondre. Lui dire oui c'était mentir, lui dire non c'était lui faire mal, très mal. J'ai esquivé, lâche que j'étais, j'ai pris la fuite en me plaignant : "putain. C'est quoi cette question dès le matin ?! Je vais me doucher". Un mois après, notre relation se termina. Je ne pouvais plus continuer à ignorer les réticences de mon corps.
C'était une femme bien. Elle n'avait pas de temps à perdre avec quelqu'un qui ne la trouvait pas jolie. J'espère qu'aujourd'hui elle est avec une femme qui prend soin d'elle et lui fait l'amour avec passion.
A part le fait que M. m'a donné beaucoup de belles choses dont son amour inconditionnel et qu'elle m'a permis de mieux me connaître , de me faire grandir...j'ai aussi compris, grâce à elle, qu'il ne fallait pas croire tout ce que les gens disent. Même si l'idée est bonne, la réalité peut être dure.
Désormais, quand je ne trouve pas la fille plaisante à regarder, je ne me demande même plus si, tout de même, je ne pourrais pas sortir avec elle car elle est super sympa. Je sais que le désir physique au départ doit être présent sinon ça ne sert à rien d'essayer.
Comme je l'ai dit, je ne parle pas de beauté en générale. J'insiste. Je me trouve très belle et vous, si ça se trouve, en me voyant vous vous diriez : "quel laideron !" Bon, si vous vous dites ça c'est que soit, vous avez des goûts de merde, soit vous êtes jalouse de ma perfection. Chacun ses goûts. De même, ce n'est pas parce que vous sortez avec quelqu'un que vos amis trouve moche, que vous n'avez pas le droit de le trouver beau. Mais, ne dites jamais : "il n'y a pas que la beauté extérieure qui compte mais il y a aussi la beauté intérieure." Le concept est parfait mais une fois dans le contexte c'est invivable.
03 juin 2007
THE QUESTION...
...elle vient de mon ex :
"est-ce que c'est normal que l'amour rend con au point que tu fais passer les intérêts de l'autre avant les tiens ?"
Ah ! Dire que c'est toi qui me poses cette question et que, malheureusement, je connais trop bien la réponse.
Tu es amoureuse d'une fille qui t'aime bien mais ne t'aime pas. Tu ne vois qu'elle. Tu ne veux qu'elle. Tu es là, à ses côtés. Tu es prête à tout lui donner. Mais ce sacrifice ne lui suffit pas. Peut-être même qu'elle ne le voit pas. Elle n'est pas faite pour toi. Seulement, tu ne peux pas le voir. Ton amour t'aveugle.
J'aimerais t'aider. Mais il n'y a rien à faire. Tu es seule. Tu souffres. Je sais exactement ce que tu ressens. Tu m'as fait vivre la même chose. Si je ne t'aimais plus, je rigolerai bien. Une petite voix dans mon cerveau me dirait : "bien fait pour elle". Seulement, tu restes à mon coeur une femme que j'ai aimée plus que tout, alors je ne peux que te soutenir.
J'aimerais te dire que bientôt tu ne l'aimeras plus... Je ne suis pas de ces amies qui mentent. Tu vas avoir mal. Tu vas verser beaucoup de larmes et le pire c'est que ça ne te soulagera pas. Tu voudras rester des journées entières dans ton lit à chialer. Tu auras même des envies de vomir tellement tes sanglots seront puissants. Tu continueras à vivre, à rire. Tu diras "très bien" quand on te demandera "ça va ?" Mais tu seras vide, triste. Ta peine sera invisible même pour les gens qui t'aiment. Entourée, tu te sentiras seule car elle n'est pas à tes côtés. Tu tenteras de devenir plus forte. Tu mettras des mois à vivre sans. Sans elle. Sans ses bras, sans sa voix, sans sa peau. Rien. Tu continueras d'espérer car c'est tout ce qui te fait tenir. Avant de t'endormir tu rêveras les yeux ouverts. Tu rêveras qu'elle sonne à ta porte pour te dire "c'est toi que j'aime. C'est toi que je veux." Tu sentiras alors la douceur de sa bouche sur tes lèvres. Puis tes larmes. Encore. Parce que, au fond de toi, tu sais que ce moment n'arrivera pas.
Ce que tu ressens est indicible tellement c'est douloureux. Des mois. Oui, pendant des mois, tu vas être bercée par sa voix au téléphone, par la chaleur de ses joues quand tu la reverras et qu'elle te dira bonjour. Des mois à ne penser qu'à elle. Des mois où tu vas arrêter de vivre. Sans elle, ça ne vaut pas la peine.
Puis, un jour lointain, tu te sentiras renaître. Tu auras changé. En mieux. Tu seras plus forte...car si on survit à ça, on peut survivre à tout. Crois moi, ce sera long, pénible mais tu t'en sortiras. Tu seras plus grande, plus fière, plus déteminée. Tu seras prête à recommencer. Avec une autre. Elle, elle gardera toujours une place particulière dans ton coeur car elle le mérite. Mais tu ne pleureras plus. Tu désireras une autre peau, une autre bouche, un nouveau "je t'aime".
Je te le redis. Ce sera long. Interminable. Mais, en ce qui me concerne, si c'était à refaire, je le referai. Mais je ne changerai rien. Non. Je laisserai la rupture...car c'est bien ainsi.
23 mars 2007
Ma fleur préférée
Elue hier à l'unanimité par moi-même, c'est le lys. Pourquoi me demandez-vous. Cette fleur est d'une beauté qui appelle à la contemplation. Puis, son parfum est doux et puissant à la fois. Enfin, c'est ma femme qui me l'a offerte.
Ce cadeau sans raison particulière, juste pour me faire plaisir, m'a touchée et émue. Je n'ai pas pu exprimer avec des mots à quel point j'étais surprise, ravie et tout simplement heureuse.
Cependant, j'ai tout de même remercié ma femme comme il se devait. Résultat, je l'ai épuisée la pauvre. J'ai tenté de cacher son cadavre sous le lit...
Jolies chaussettes n'est-il pas ?!
Mais, en fait, elle simulait la femme morte d'amour. Je répète, elle va bien. N'appelez pas la police !
Sans transition aucune, une petite photo pour ma Naboo car je pense qu'elle en a besoin avec le temps qu'il fait.
Voilà. C'était le post dégoulinant d'amour et de tendresse. Trop dégueu !
21 novembre 2006
Jeux de mains
J'ai vu un couple ce soir dans le métro. Je ne sais pas pourquoi, en regardant leurs mains enlacées, j'ai pensé à toi. Je me demande bien pour quelle raison le souvenir de notre brève histoire a ressurgi de façon si saugrenue. Les mains sûrement ont été l'élément perturbateur. Je me souviens encore de toi, encore de ça.
J'étais avec une de mes ex, dans l'instant post-rupture où j'essayais, comme une gourde, de croire que cette fille pouvait être mon amie même si je ne l'estimais pas et ne la respectais pas. Soirée chiante avec ses amis vraiment inintéressants. Tu es rentrée dans la pièce. Tu m'as plue immédiatement. Je me souviens avoir regardé ton jean intensément tellement il moulait parfaitement tes formes. Tu m'as saluée en posant tes joues sur les miennes. Ton regard vert qui a croisé le mien durant de trop brèves secondes. Cette envie de toi si forte. Mon désir intense.
On m'avait parlé de toi, te présentant comme quelqu'un de drôle, de sympa, d'ouverte. Tu es restée fermée toute la soirée. Tu as dû sortir deux, trois mots insignifiants. Quand je parlais, je sentais tes yeux sur moi. Je te regardais. Tu baissais la tête, tu me fuyais. Tu étais plus vieille que moi pourtant. Logiquement, c'était à toi d'agir. Tu ne faisais rien. Tu ne le pouvais pas. Tu as eu de la chance que je te connaisse si bien instinctivement. Tu peux remercier ma jeunesse, j'étais pleine d'audace. Oui, je savais que je te plaisais. C'est pour cela que tu restais dans ton mutisme. Tu ne savais pas quoi faire, ni comment. Tu avais envie de m'embrasser, sûrement, mais je t'attirais. Cela te paralysait.
Tu es partie. Je me suis levée et j'ai fait de même. J'ai fait un vague au revoir à l'assistance. J'ai planté mon ex sans regret. Les 3 étages que j'ai descendu avec une telle rapidité que j'avais l'impression de ne pas toucher les marches. C'était l'hiver. Il faisait froid. Nous étions dans une banlieue déserte et la rue était vide. Je n'ai eu aucun mal à t'apercevoir à 30 mètres de moi. J'ai marché vite. J'ai prononcé ton prénom avec assurance en te prenant la main. Tu as glissé tes doigts entre les miens et tu n'as rien dit. Je me suis laissée guider. Arrivée à la voiture, tu étais gauche. Je me suis retenue pour ne pas rire. J'ai attendu. Pas longtemps. Enfin, "ça te dit de venir boire un verre chez moi". J'ai dit oui. Je me suis abstenue de toute réflexion concernant cette vieille phrase que l'on entend dans tous les mauvais films. Tu n'as pas dit un mot durant le trajet. Moi non plus, le silence ne m'a jamais dérangé. Puis, je pensais à toi, nue.
Nous sommes arrivées chez toi. Tu m'as fait un café, comme si c'était vraiment pour cette raison que je venais. Les minutes se sont écoulées durant lesquelles tu as fait des efforts pitoyables pour trouver des choses à dire. Je me suis un peu amusée et j'ai mis fin à tes souffrances. J'ai posé une nouvelle fois ma main dans la tienne. Là, enfin, tu as pris tes responsabilités. Tu m'as embrassée. Avec douceur au début, puis avec violence. Je n'ai pas tout suivi. Tu as été d'une efficacité déconcertante. Tes bras étaient réconfortants, tes mains étaient douces et appliquées, ton corps était lisse et énergique. Tu m'as fait l'amour avec passion. Vraiment. Je t'ai remerciée en faisant de même. J'ai gardé ta main dans la mienne durant tout le temps de ton voyage.
Ce fût une belle nuit. Dommage que ,seulement quelques jours plus tard, tu as tenté de me changer pour que je sois, à tes yeux, parfaite. Arrêter de fumer pour faire plaisir à une autre personne que moi, c'était hors de question. C'était bête aussi que tu me parles de vivre ensemble. Mon indépendance fait partie de moi. Encore, si tu avais eu un appart avec 2 chambres, peut-être que j'aurais accepté. Non même pas.
La suite de notre histoire, en dehors de cette nuit, a été tout simplement sordide. Il n'empêche que je garde toujours le souvenir de la chaleur de tes mains.
15 octobre 2006
Elle
Combien de fois occupe-t'elle tes pensées ? Elle est toujours là. En toi. Tu la sens discrètement. Sa présence t'accompagne partout. Est-ce normal ? Sûrement oui, le coeur est un bagage pour ranger ses amours.
Elle. Ses yeux. C'est la seule personne que tu perces à jour. Son regard profond quand elle sourit mais que la joie n'y est pas. Ses peurs, ses craintes, son manque de confiance, ses doutes. Tout passe par ses yeux. Tu chavires souvent d'ailleurs. Tu sens qu'elle est pour toi. Pourquoi ? Avec elle, tu peux te laisser vivre. Tu comprends que des jugements elle n'en portera pas. Elle t'aime et t'accepte comme tu es. Jamais elle n'a osé te reprocher quoi que ce soit. Poutant, toi, tu sais qu'elle en aurait eu le droit.
La question qui a hanté longtemps tes nuits. Pourquoi n'est-elle plus avec toi ? Tu as cherché longtemps. Malheureusement tu as trouvé. Tu ne peux pas faire grand chose contre ça. Toi non plus tu ne t'aimais pas quand tu gueulais pour rien, quand tu l'accusais de choses dont elle n'était pas responsable. Toi tu l'as jugée. Idiote que tu es ! Elle avait besoin d'amour. Besoin de tes bras. Seulement, tu étais à côté de la plaque. Tu n'es pas responsable de tout. Mais tu n'es pas innocente non plus.
Avec le recul, tu vois que ce que tu lui donnes maintenant c'est ce qu'elle souhaite. Trop tard.
Tu as toujours clamé très fort qu'aimer quelqu'un c'est être là, supporter tout, être un soutien inébranlable. Plus facile à dire qu'à faire. Tu n'as pas été à la hauteur. Pourtant, elle méritait que tu mettes ta fierté, ton orgueil, tes exigences de côté. Bref, que ton bien-être passe après le sien. Elle en avait besoin. Mais tu n'as pas compris. T'es nulle. Depuis, les regrets parsèment tes sentiments.
Si seulement. Si seulement tu la rencontrais de nouveau pour la première fois. Si tu recommençais tout à zéro. Elle t'aimerait.
Tu la sens souffrir en ce moment. Tu sais qu'elle ne va pas bien. Son mal être elle le cache bien. Mais tu le vois, il t'agresse les yeux, te remue le coeur. Tu sens ta force. Tes bras sont là pour l'enlacer, la mettre à l'abri de ses dangers.
Je connaîs les choix qu'elle n'a pas fait mais qu'elle devra faire un jour. Je ressens son impuissance, sa peur. Je veux être là. Pas pour l'aider car dans ces moments là, elle ne peut être que seule. Mais pour l'accompagner, lui offir mon bras afinqu'elle s'y appuie. Elle aura froid. Mon coeur la réchauffera.
Un de ces jours, je vous parlerai d'elle. Vous la verrez avec mes yeux. Ce ne sera pas un point de vue objectif je vous préviens. Son portrait mérite d'être connu et admiré. Je n'utiliserai pas le "tu" pour la décrire. J'affirmerai le "je". Ainsi, j'assumerai ce qu'elle est pour moi.
12 septembre 2006
Un an c'est trop
Cela fait plus d'un an que je suis seule. Je n'ai envie que d'une chose : BAISER !!!
Est-ce trop demander ? A toi gros pervers qui a tapé dans google le verbe "baiser" tu peux aller te faire mettre. Je ne suis pas faite pour toi. Moi, je veux une femme. "Où sont les femmes....." allez, on chante avec Patrick Juvet ! Pour répondre à sa question : les femmes sont partout sauf dans mon lit. Et j'en ai marre, j'en peux plus. Encore, si j'étais moche, je comprendrais. Mais, la femme parfaite que je suis, ne peut pas être laide. Bah non. C'est ça qui est triste. Mon merveilleux corps est inutile. Le pauvre.
Je suis dans un état qui me fait peur. Du jamais vu ! Dans la rue, ça me prend. Je bave pour des filles moches, c'est pathétique. Quoi ? Ah bah pour les filles belles, je mouille !!!ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah qu'est-ce que je suis drôle en plus.
Redevenons sérieux 5mn. L'autre jour dans la rue, je marchais. Jusque là tout va bien. Il y avait une fille devant moi. Mes yeux pendant au moins 2mn sont restés fixés sur son postérieur et cette pensée occupait tout mon esprit "hmm, elle porte un string !" Puis, au bout de 2mn de cette réflexion intense, mon cerveau a pris le dessus : "Ginette, mais qu'est-ce-que tu fous ? Reviens à toi. Regarde comme il est moche son cul. Berk. Qu'est-ce qui te prend de fantasmer là-dessus". Je suis revenue à moi. J'ai eu peur. Je me suis dit que vraiment je n'allais pas bien, que j'avais atteint mon seuil d'abstinence.
Je suis en pleine révolte. Un vent d'injustice et de colère soulève mes draps. Pourquoi ??? Je ne recherche qu'une chose : l'amour. Mais c'est dur et ça ne mène à rien. Du coup, c'est l'insurrection en moi-même. A quoi ça sert d'attendre, d'espérer, d'être honnête, d'aimer si c'est pour se retrouver tous les soirs seule dans son lit ???
Du coup, mon côté obscur tente de profiter de mon désappointement. Mais écoutez plutôt :
Le diable mental dit : "on s'en fout de tes principes à la con. Prends la première fille venue, dis lui ce qu'elle veut entendre. Dis lui que tu l'aimes si c'est le seul moyen pour assouvir tes faims. Après, tu jettes, qu'est-ce-qu'on s'en fout ? Tu baises et c'est tout. Peu importe si elle a une copine, si elle est fragile, si elle croit en toi. Profite d'elle. Une nuit. Et puis, hop, salut, c'était cool, on s'appelle dès que j'ai de nouveau envie. Tu vois, c'est simple."
Ouais, le problème c'est que j'ai un coeur et un cerveau. Je les écoute toujours avant mon corps. Parfois, j'aimerais m'en passer. J'aimerais choisir la facilité. Mais non. Mon coeur contrôle mon corps et mon cerveau pense aux femmes qui mériteront d'être aimées de moi (elles sont pas nombreuses), il ne s'attarde pas sur des filles qui n'ont aucun intérêt intellectuel. Ouais, je sais, rien que ça !
En résumé : je me connaîs. La prochaine fille avec qui je ferai l'amour je l'aimerai. Autant dire que c'est pas demain que je vais rencontrer une fille qui va m'attirer et me tirer (ahah décidement je suis vraiment rigolote comme fille). Cela me déprime et me désespère. Le pire c'est que, si ça se trouve, je ne sais même plus comment faire l'amour. Bah oui, à force de pas pratiquer j'ai dû perdre la main.
Si ça continue, je vais être obligée d'acheter un canard. J'en ai trop marre.
Aux bonnes âmes qui souhaiteraient partager ma couche : bienvenues à vous si vous êtes jolies, drôles et intelligentes, fidèles aussi, passionnées...En plus, je suis exigeante. Je vais finir ma vie toute seule, c'est sûr !



