Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

11 novembre 2009

Ca fait une semaine

Oui une semaine ! Que je ne me reconnais plus. Je m'horripile. Appelle-moi Ginette la Guimauve. Non, mais vas-y, fais-toi plaisir, pour une fois que je t'autorise à te foutre de ma gueule. Profites-en.

Non. Je ne suis pas amoureuse, c'est pas ça, mais il n'empêche que je suis un peu un choubidou. Ouais, j'invente mes petits noms débiles moi aussi. J'en ai beaucoup, si tu savais. Je pourrais faire 14 volumes d'Universalis avec mes petits mots ridicules.

Donc, qu'est-ce que je disais ? Ah ouais, trop la guimauve. Pourquoi, je ne sais pas. 
En ce moment, je ne peste pas. Les gens qui ne suivent pas leur ligne sur le trottoir et viennent chercher mon contact, je les contourne sans lever les yeux au ciel et les traiter de connards. Les valises à roulettes je serais tenter de leur dire bonjour en souriant sans les insulter d'invention de merde, les tarées psychopathes avec leur poussette qui veulent te tuer ou tuer leur bébé, je les évite en rigolant et même les parapluies dans Paris je les tolère aisément.

Mais le pire reste à venir : je propose gratuitement mon aide à mon prochain. Et vas-y que j'aide la petite vieille à monter les escaliers, et regarde moi porter le gros sac de cette jeune femme, écoute moi proposer mon siège à la femme enceinte, oui, là c'est encore moi qui aide un aveugle à trouver son chemin. Et j'en passe. Après ma bonne action, j'en suis toute étonnée, surtout quand on me dit "vous êtes gentille...c'est adorable...oh c'est chic..." Je me demande à chaque fois de qui ils parlent et je me rends compte que c'est de moi et j'ai envie de vomir.

Je ne me reconnais pas. Ca m'inquiète. Je réfléchis, je tente de trouver une raison. D'habitude je suis dans cet état un lendemain de nuit d'amour ou alors après la lecture d'un texto enflammé. Toi-même tu sais que ces choses là ne font pas partie de mon quotidien pour le moment. Tu penses bien que je t'aurais fait une annonce en Arial corps 72 pour t'annoncer la nouvelle. En plus, ça dure ce truc. Que je sois sympa 1h avec les inconnus, passe encore mais là...une semaine. C'est énorme. Où suis-je ? Moi grosse connasse et fière de l'être que suis-je devenue ? Je m'aime pas du tout comme ça. Il me manque ma hargne. Limite si bientôt je vais pas aimer le monde entier. Je médite longuement. Je vais bien trouver une raison à cet état lamentable...

Ca doit être ma semaine de solidarité. Ou alors c'est mon âme de super héroïne qui se révèle. Gigi la sauveuse d'un monde en perdition. En fait, je crois qu'on pourrait même me prendre comme emblème de l'identité nationale pendant qu'on y est ? Attends, laisse-moi rire, j'en peux plus. Ahahahahahahahah, ça y est j'ai ri, on peut reprendre. Ah, attends de nouveau...identité nationale ? Ah bah voilà, je suis plus du tout en mode choubidou. En 30 secondes, rien que d'écrire ça par mégarde, je deviens Ginette la grosse flippette. Ca me fait peur tout ça, tu sais. Mais je vais m'arrêter là, sinon on change sujet. Il est plus question de qu'est-ce que je suis en train de devenir mais de ce que la France va devenir. Et c'est pas drôle. Et c'est triste. Et du coup, je me suis mise en dépression en 2 mots : identité nationale. Gigi en mode choubidou, c'est terminé.   

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29 octobre 2009

Vulnérabilité

T'as remarqué que c'est quasiment l'hiver. Il fait nuit à 17h30 ! Tristesse.

Tu vois, c'est la période de l'année où je me sens vulnérable. Il fait frais, il fait gris, tout ceci ne me donne qu'une envie : me blottir à côté d'un corps chaud. Ne plus bouger. Rester dans mon lit, nue de préférence, avec une jolie demoiselle, nue aussi, c'est mieux ainsi.

Je sens bien que je suis tendue, que je ne pense quasiment qu'à ça. T'as pu te rendre compte que le monde est mal fait et que donc, de fille nue dans mon lit il n'y a point. Attends, je regarde, juste par acquis de conscience, on sait jamais...non, non, non, mon lit n'attend que moi. Désespoir.

Je vois bien que mon ordi me fait de l'oeil. Il me murmure de me connecter. Je lutte. Non, je n'irai pas sur Gayvox. Là tu te dis que je suis vraiment trop conne et c'est pas faux. Mais il y a une logique, bien à moi. Je sais que je suis dans mon état limite, par conséquent je m'abstiens. En effet, quand je suis comme ça, je perds toute lucidité, toute objectivité. Mauvais. C'est pas bon. Ca signifie que la première qui me dit bonsoir, je peux jeter mon dévolu sur elle. Danger. Qu'elle soit belle ou pas, conne ou pas, tarée ou pas, paumée ou pas, il est possible que mon envie de chaleur, m'amène à faire des mauvais choix. Tu comprends sans doute pourquoi j'hiberne avec moi-même. Je ne souhaite pas faire n'importe quoi avec n'importe qui.

Puis, bon, faut dire qu'hier un regard m'a bouleversée. Ca ne mènera à rien mais quand même. L'intensité du moment mérite d'être racontée.
Je rentrais chez moi. Il était minuit. Je vois une jeune fille qui entre dans mon immeuble. De dos, je pense que c'est une ado. Elle a une veste en cuir, un slim, des cheveux longs attachés un peu n'importe comment. Bref, je crois avoir à faire à une "teenager". Ouais, parfois, je peux te sortir un mot anglais !
Je la rejoins dans le hall, en attendant l'ascenseur je ne prête pas attention à elle. Nous montons. Elle va au 3e et moi au 7. Elle me demande si mon pass pour entrer dans l'immeuble fonctionne bien. Je lui réponds oui en cherchant mes clés dans mon sac et sans la regarder. Elle me dit que le sien ne fonctionne pas. Je réponds par un "ah" en cherchant toujours mes clés. Nous arrivons à son étage. Les portes s'ouvrent. Je relève la tête, elle se tourne vers moi. Je constate alors que ce n'est pas du tout une ado. Elle doit avoir mon âge. Elle a un regard magnifique. Elle est brune et tu sais que j'ai un faible pour les brunes. Ses yeux bleus fixent les miens et avec un charmant sourire elle me souhaite une bonne nuit. Le temps que je me remette de ma charmante surprise et que je bredouille un lamentable bonsoir, les portes se sont refermées.

Alors, je n'ai pas du tout de gaydar donc je suis incapable de te dire si cette demoiselle est potentiellement homo. Ce n'est pas ça l'important. C'est son regard. Il était franc et doux, il m'a transpercée et ça, c'est pas tous les jours que ça arrive. En ouvrant la porte de chez moi, je chantonnais "elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue blablabla" et c'est en ayant Marc Lavoine dans la tête que j'ai pensé ça y est, je suis encore amoureuse et c'est aussi à ce moment que je me suis dit que j'étais vraiment dans un état de manque pitoyable et donc une proie facile.
Tu comprends...ou pas (moi je me comprends c'est le principal) pourquoi je décide de me cloîtrer chez moi sans me connecter sur Gayvox. Je suis capable de tomber amoureuse d'un simple pseudo et peu importe qui est derrière ! Ouais, je sais, ça fait peur.

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21 septembre 2009

Ah ?

Ah oui ! J'ai un blog ! Je n'aime pas le délaisser ainsi. Donc, ce soir, je t'écris. Histoire d'embellir un peu ta soirée car ta vie est morne sans moi. Je sais.

Dans ma bonté, je fais l'effort. Mais l'effort pour te dire quoi ? Bah rien. Oh ! Déjà je te signale que j'existe toujours, je vais pas, en plus, trouver un vrai sujet ! On te donne un doigt et t'en veux deux ! (Grande classe je sais, mon dieu que c'est trash, pardonnez-moi, mais ça s'est écrit tout seul à l'insu de mon plein gré). Qu'est-ce qu'on rigole quand même ! Enfin, moi oui et c'est le principal.

Alors, comment combler ce creux, ce vide des mots. Bah je sais pas. Ma vie est un enfer. Ouais, si, je te jure. J'ai des soucis tu sais. 2 en fait. Tu choisiras par toi-même lequel est le plus problématique.

Le premier c'est que j'ai un bégonia transgénique. Parfaitement ! Il était tout minuscule il y a quelques mois. Il tenait dans un petit pot. Il était léger, transportable, avait 10 feuilles. Je l'aimais bien. Lui aussi et c'est tout mon problème. Pour me témoigner son adoration envers moi-même, qu'a-t-il fait ? Il a grossi. Mais quand je dis grossi, c'est un euphémisme. C'est comme si un bébé de 3kg arrivait à 300kg en 6 mois. Chaque jour au mois 3 nouvelles feuilles. Et vas-y que j'explose mon petit pot. Alors, j'ai été obligée de lui changer son pot. Un truc énorme de 30cm que j'ai du remplir de 12 litres de terreau. Avec ça, il a le pot adapté à sa taille. Mais j'ai peur. J'ai peur qu'il devienne encore plus énorme du coup. Donc, depuis 2 jours, je le supplie. Je le supplie d'arrêter de m'aimer toujours plus fort. Je lui demande d'arrêter sa croissance. Et comme ce bégonia est un peu con puisque c'est le mien bah aujourd'hui j'ai vu 5 nouvelles feuilles ! Une angoisse. C'est comme si, son but c'était d'envahir mon appartement pour que je ne vois que lui ! Tu peux constater que mon souci est énorme quand même !

Bon, le 2e, c'est que je suis célibataire. Ouais, ouais, ouais. Me demande pas pourquoi. Même moi je ne me l'explique pas très bien. C'est mon choix. Je me demande si j'ai pas un coeur de flippette en fait. Je sais pas. Toujours est-il que j'ai préféré arrêter parce que ça m'a fait peur. Quand j'aime pas assez ça va pas et quand j'aime trop bah ça va pas non plus. Ah ! Je suis bien une meuf ! Compliquée à souhait. Pourtant, ça me ressemble pas, je fais pas partie des angoissées et des flippées. Bah là si. Enfin, bref, tu vois, la vie c'est vraiment pas simple.

Voilà. Tu jugeras par toi-même quel est le drame de ma vie que je dois méditer en 1er. Tu me diras, le bégonia, je peux toujours le raser ou le jeter de mon balcon...avec mon coeur je peux pas faire ça. Crois-moi, des fois, je le regrette.

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17 août 2009

La suite

En connasse assumée, passons à mon activité favorite : la critique.

Avec Cat nous avons décidé d'aller voir le Mont Saint-Michel. On n'était pas à côté. Il a fallu 3 heures de route avec Jojo la Peugeot qui était belle, économe, silencieuse, nerveuse (limite si j'ai pas eu envie de la prendre pour femme) et qui d'ailleurs mérite une photo :

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Donc, qu'est-ce que je disais ? Ah ouais, on a fait 3 heures de route pour le Mont et nous sommes restées 15mn ! Pas du tout rentable, il est vrai, mais nous avons tout de même profité de la beauté du lieu en nous promenant autour du Mont et non pas dedans.
Mais pourquoi donc avons-nous quitté les lieux si vite? Du monde ! Une horreur. Pire que Disney Land. Quoi ? Oui, ça va, je sais que c'était pas la meilleure idée d'aller se promener là-bas durant les grandes vacances. On y a réfléchit, faut pas croire. On s'est dit que c'était maintenant ou peut-être jamais. Qui sait si nous aurons l'occasion d'y retourner ? Tu sais lire l'avenir toi ? Non. Bah voilà, nous non plus.

Bon, quand même, le Mont c'est beau. Quand tu le vois apparaître après un virage t'as l'impression d'être un peu dans Harry Potter. Une vision fantastique. Un truc qui s'élève de nulle part, qui s'impose au milieu du sable et te défie de loin, fier d'être ainsi planté. Tu contemples avec tes yeux brillants d'admiration, tu ouvres la bouche pour témoigner ton ébahissement et d'un coup tu la refermes en fronçant les sourcils. Plus tu t'approches, plus tu sens l'énervement monter. Que vois-tu au pied du Mont ? Un parking avec forcément des voitures. Ah, ça t'agresse la vue. Le Mont et sa grande étendue de sable violée par un immonde parking. Oui, faut bien que les gens viennent au Mont mais était-il nécessaire de foutre ce putain de parking à ses pieds ? Il y a beaucoup de champs autour du Mont, il aurait été facile de réserver un emplacement  aux bagnoles un peu plus loin. Ok, il aurait fallu ensuite marcher à pieds pendant 10mn pour entrer au sein du Mont et alors ?! C'est criminel tout ça, regarde comme t'as une vue toute moche :

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Tristesse. Mais ma critique n'est pas finie. Tu vas au parking, tu paies 4 euros et tu veux prendre une photo du Mont avant d'y entrer. Tu feras avec les touristes. Look, ces petits être ridicules, chiants et qui osent venir au même endroit que toi !

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Des gens, des vélos, des voitures...du coup t'arrives pas à apprécier la beauté du monument. Mais c'est pas fini. Que crois-tu ? Je t'ai dit que là je critiquais du coup, je m'éclate, je suis prolixe. J'exerce ma passion !
Tu entres enfin à l'intérieur du Mont et t'as qu'une envie c'est de te casser. Tu peux pas t'imprégner du lieu car tu ne vois rien, il n'y a aucune émotion. Des gens agglutinés autour des stands de gaufres et de la Mère Poulard ! D'un seul coup, tu sens que tu stresses, t'as qu'une envie c'est de t'enfuir. Cat et moi nous frayons un chemin avec notre air pas aimable. Nous recherchons les petits escaliers les moins fréquentés pour monter. Nous optons toujours pour ceux qui sont cachés et dons pas encombrés. On arrive à avoir quelques instants paisibles pour profiter du paysage.
Photos :

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Cat et moi étions très énervées de voir le Mont transformé en parc touristique. Alors, attends, je dis ça car je touche pas d'argent mais si je pouvais m'enrichir grâce au Mont je peux te dire que j'aurais fait pire : j'aurais fait un MacDo, une grande roue dans le sable, un manège pour les gosses, un Franprix, un crédit agricole, une société générale, une BNP, La poste, une télé-réalité Koh Michel avec pour règle traverser les alentours du Mont et comme récompense la vie pour les meilleurs et la mort pour les cons qui ont fini dans les sables mouvants dévorés par des petits crabes microscopiques...et même une tour Eiffel rebaptisée tour Poulard. Mais étant donné que le Mont n'est pas à moi (et tu te dis heureusement) bah je me révolte contre le capitalisme et notre société de consommation !

Ah, comme c'est bon de cracher sur quelque chose en ce lundi. Je commence bien ma semaine. Je me sens en forme. Tu sais, j'ai encore des photos. Oui, oui, j'avais dit que je te montrerai qu'encore une fois les Bretons ne manquent pas d'humour. T'as trop envie de voir ça, je te passionne, je sais ! Mais ce sera pas pour ce soir. Non, attends, faut pas déconner, mes photos je les rentabilise, je fais 3 posts avec ! Qu'est-ce qu'il y a ? T'as une réclamation ? T'en as marre de mes vacances en Bretagne ? Ouais bah tu fais avec, tu te tais et tu t'agenouilles devant ta reine (moi). 

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11 août 2009

Et j'ai crié...

... crié, Ginette pour qu'elle revienne.

Ouais bah t'aurais pu fermer ta gueule car j'avais pas vraiment envie de revenir !

Les vacances sont finies. Comme d'hab, c'est passé trop vite. Alors, je vais remonter le passé pour me donner l'illusion que j'y suis encore.

Est-ce que c'était bien ? Bien entendu. Nous étions perdues au milieu des champs dans une jolie maison MAIS Intermarché était à 300 mètres. Pratique et pas chiant car notre route n'était pas empruntée par les bagnoles.

Photos :

De face

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De dos :

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Ouais on avait une jolie véranda. Trop agréable.

Notre environnement :

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Bah ouais j'ai pas menti, au milieu des champs je t'ai dit !

Encore :

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Alors, quand t'es dans une maison dans la campagne, y'a forcément des bêtes. Beaucoup. Ca pourrait t'énerver mais Cat et moi étions dans de bonnes dispositions et nous avons décidé de considérer les intrus comme des invités, presque des amis. Tu devrais essayer tu sais, c'est une bonne technique pour ne pas t'énerver. Le mieux c'est encore de leur donner un nom pour lier connaissance. Nous avons donc connu Mouche la mouche qui nous aimait beaucoup car elle était souvent sur nous, Gaga l'escargot, Cloclo le cloporte (faudra que je te fasse une fiche détaillée sur cet insecte, il le mérite), Taupe la taupe. Quoi ? Attends c'était les vacances, tu crois pas qu'on allait réfléchir pendant 5 jours pour leur trouver un vrai nom.

A part ça ? Oui, oui, nous sommes sorties. Bon, nous aimions notre isolement et du coup quand on croisait 2 personnes dehors, on se disait qu'il y avait beaucoup de monde. Allez, regarde comme c'est beau le Finistère Nord :

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Oui, il faisait beau et nous avons pu profiter des plages. Elles étaient grandes, propres, avec peu de monde. Je me suis baignée grâce à l'insistance de Cat. Si l'eau était à 13°, c'était le grand maximum. T'entrais et tu sentais comme des petits aiguilles te transpercer le corps. Mais c'était bon quand même.

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Hè, la rentrée c'est dure. Alors, la suite plus tard. Au programme, je critiquerai le Mont Saint-Michel et te montrerai encore que les Bretons ont beaucoup d'humour. D'ci là, j'espère que tu survivras à ma courte absence.

Et parce que je t'aime, je vais te balancer une information capitale sur moi-même. Attention. T'es prête ? T'as envie de savoir ? T'y tiens plus. Allons, non, ne te mets pas à genoux pour me supplier...quoi que si, fais-le, j'aime assez. Oui, c'est bon, ce que t'es pressée quand même ! Bon, alors, je te l'annonce : je ne suis plus célibataire ! Et c'est grâce à elle que la rentrée a été plus douce. Oh merde, j'écris presque un truc romantique là, faut que je me reprenne !

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24 juillet 2009

La Bretagne...

... ça vous gagne.

C'est pas parce que je viens d'avoir 26 ans que je vais plus t'écrire. D'autant plus que tu le mérites. Ah mes petits saligauds ! C'est que j'ai eu le droit à des jolies photos, à de jolis mots. Ca m'a fait plaisir tu sais. J'avais le sourire aux lèvres. Limite si y'a pas de l'amour entre nous. Oh putain, ça y est je fais la mièvrie. La loose. Faut vraiment que je parte en vacances.

Ca tombe bien, c'est demain. Une semaine avec Cat. En Bretagne, comme d'hab. Cette année on explore le Finistère. Une maison, un jardin, une voiture. Que demander de plus ? Le beau temps ? Ouais, bon, c'est en option. Faut savoir que la Bretagne, sous la pluie, change de visage, elle devient mystique et sûrement plus charmante. Bref, qu'il pleuve ou non, on aura le plaisir des yeux et c'est tout ce qui compte.

Bon, hier j'ai regardé où on allait quand même. Car à part que notre train arrive à Morlaix. J'avais pas retenu grand chose. Donc, je cherche l'adresse de la maison...y'en n'a pas. Moment de solitude. Y'a un nom de maison, un code postale, un village. Mais ça me dit pas où on va. Tant pis, je me dis. On trouvera bien.

J'en parle à Cat quand même. Je lui dis mes incertitudes. Et là, sur son iphone, elle reçoit un mail. Elle me le fait lire. C'est la dame qui nous loue sa maison. "Merci de me dire à quelle heure vous arrivez. RDV au village machin, sur le parking Peugeot, en face de l'Intermarché".  Oh putain, ça c'est du RDV qui me fait dire que trouver la maison en question c'est pas si simple ! Hmm et le parking Peugeot c'est si romantique. Ca me donne déjà des idées. Cat veux-tu que je vérifie ta pression ? Une petite vidange ? Passe la première ! Oh oui desserre le frein à mains. Un petit coup d'accélérateur ? Tu vois, ça m'inspire. Ca ferait un bon scénario. Je vais tenter, je te dirai si ça marche. Ca va, ça va, Cat est farouche, je suis persuadée que c'est perdu d'avance mais j'ai besoin d'essayer quand même, c'est plus fort que moi.

Le sac est prêt. T'en fais pas, tu te taperas le compte-rendu de cette semaine. T'auras le droit d'admirer les photos et si ça te fait chier c'est pareil. T'auras quand même la version du journal intime de Ginette. En plus, je te fais même pas payer. Remercie mon narcissisme 

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17 juillet 2009

Pas faute d'essayer...

...de trouver une copine. Gayvox est mon ami. Ok, je dois dire que je ne suis pas très assidue. J'y vais un soir toutes les 3 semaines. Oui, je fais 3 semaines de diète pour me remettre de mes rencontres virtuelles.
Tu sais, depuis que j'ai changé de profil, j'attire les vieilles : 45 ans en moyenne. Que veux-tu que j'en fasse ? Et surtout, elles, que veulent-elles faire de moi ? Remarque, moi aussi à 45 ans, je voudrais sans doute me taper une petite jeunette. Sinon, j'attire aussi les filles qui habitent loin : Lyon, Poitiers, Marseille...pourquoi pas l'Australie pendant qu'on y est ! Evidemment, même avec mon nouveau profil j'attire toujours les tarées. Faut pas rêver. Ok, j'ai plus les kikoo, lol, PTDR mais quand même, la fille pas finie est inexplicablement attirée par moi. Va falloir que je me fasse une raison.

J'ai eu 2 cas en particulier. Du lourd, un grand moment.

Avec le 1e cas, nous avions échangé nos adresses msn avant de quitter gayvox. Le lendemain matin, j'ouvre mes mails et vois qu'elle m'a déjà envoyé un petit mot me disant qu'elle hâte de me recroiser et qu'elle pense beaucoup à moi. Bon, moi, ça, ça me fait peur. Je réponds pas. Le soir, encore un mail pour me demander si je vais me connecter car elle a très envie de me parler. Bah du coup ce soir là, elle m'a pas vue sur msn. Le lendemain j'ai eu le droit à un mail charmant : Ginette, je me demande ce que tu fais. Pourquoi je n'ai aucune réponse. J'espère te voir ce soir. Je ne vais pas attendre longtemps tu sais. Oh c'est limite menaçant là. Et bah vas-y, ne m'attends surtout pas ! que j'avais envie de crier. Bien entendu, j'ai fait la morte. J'ai eu le droit à un dernier mail rageur le lendemain et finalement elle s'est lassée pour mon plus grand bonheur.

Le 2e cas est un peu plus complexe. J'ai failli la rencontrer mais j'ai écouté mon intuition qui était, comme souvent, très bonne. Vois-tu, nous avons parlé sur msn, j'ai vu sa photo, elle était jolie. Nous avons joué un peu et j'en arrive à lui filer mon n° de tél. 30 secondes après ça sonne. Jolie voix. Elle me propose de boire un verre. Je suis faible, je dis OK et pourtant je sens que c'est trop tôt, je ne suis pas motivée plus que ça. On continue de discuter et là je comprends qu'elle n'a aucun ami. Ca, ça me perturbe. Pas de vie sociale ! Elle m'explique qu'elle n'est pas forte pour garder des gens autour d'elle. Hmm... le doute m'habite. Me demande pas pourquoi, ça ne me plaît pas. Mon cerveau me hurle : fuis !
Je me dis que je vais laisser passer la nuit pour voir ce que je décide. La rencontrer ou annuler. Le lendemain je me lève et pendant que je me lave les dents, mon téléphone sonne. Il est 8h et c'est elle ! La brosse m'en tombe. Je réponds pas. J'écoute son message : blabla blabla j'ai pensé à toi cette nuit...blabla...ta voix...blabla...très envie de...là j'ai pas continué à écouter le message. Je l'ai supprimé et j'étais très énervée. Ma décision était prise. J'annule donc le RDV en envoyant un texto : salut...blabla... je peux pas...blabla. 5 minutes après, la réponse qui tue : Ok passe une bonne soirée à draguer d'autres filles sur msn ! Oh putain, t'aurais dû voir ma tête en me disant mais pourquoi ça tombe toujours sur moi ? La stupeur passée je me suis auto-serrée la main, je me suis tapotée l'épaule. Bravo Ginette, t'avais bien senti la fille excessive et donc très chiante.

Bref, tu vois, avec tout ça, plus le temps passe et plus je me lasse. J'y arrive plus, je ne supporte plus. Je m'essouffle vraiment. J'ai de plus en plus de mal à désirer une relation. J'en arrive même à me demander à quoi ça sert d'être deux. Je suis bien seule avec mon indépendance, ma liberté. Bien entendu, il me manque la tendresse. Il me manque ces moments où je me repose à côté d'un corps. Mais. Oui, il y a un mais. Rebondissement à la fin de ma note. Ah comment je te fais un effet de surprise !
Je disais donc : MAIS. Il y a tout de même quelque chose. Une petite histoire qui commence je crois. C'est du grand n'importe quoi. C'est inattendu, totalement irrationnel et donc pas raisonnable. Le pire c'est que je sais tout ça. Je tente de me raisonner. Faut pas croire. Mais c'est plus fort que moi, je peux pas. Je peux pas tout arrêter, je peux pas revenir en arrière. J'ai envie d'aller jusqu'au bout et de voir. C'est une sorte de pulsion incontrôlable. Je me dis qu'il faut bien vivre ça au moins une fois dans sa vie. Ca fera peut-être mal mais je pense qu'il y a de belles sensations à découvrir.

Oh puis merde, j'ai envie et c'est tout. Pour une fois, je ne vais pas m'écouter, je vais laisser les choses se faire. Allez, je valide mon choix. Pour continuer je tape 1, ça coûte quelques questions et c'est tout. J'aurais pu taper 2 pour arrêter mais ça m'aurait coûté des regrets et ça, c'est pire que tout.      

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24 juin 2009

Pourquoi je tombe toujours amoureuse...

... des serveuses ? Voici la question existentielle que je me pose à moi-même ce soir.

Hier midi je suis tombée sous le charme d'une jeune femme. La vingtaine, une peau blanche, des cheveux châtain ondulés, un corps longiligne et un sourire indescriptible tellement il est beau ! Mon coeur a chaviré.
Si Cat avait été là, elle aurait deviné mon désir bien avant que je ne le formule. Elle m'aurait regardé avec son sourire amusé, attendant ma confession "ah je suis amoureuse". J'aurais usé de mauvaise foi, comme d'habitude, juste pour la faire rire, en lui disant : "attends, c'est pas tous les jours que je suis in love". Ce à quoi elle m'aurait répondu : "tu plaisantes ! Tu tombes amoureuse toutes les 5 minutes !"
Pas ma faute si je suis une faible femme.

Ah qu'elle est jolie cette serveuse. Et ce sourire ! Je ne sais pas si je vais m'en remettre. Vois-tu, j'ai pris sur moi cependant. J'ai ravalé mon sourire niais, j'ai tenté de camoufler mon regard qui brillait d'envie. Cela ne m'a tout de même pas empêchée de l'observer pour admirer sa fine silhouette. Ravissement, émerveillement.

Mais ne crois pas que je vais tenter quoique ce soit pour la séduire. Là, tu te dis que je suis une flippette, une petite joueuse. Tu as tort. Parfaitement. Sache que je ne vais rien faire tout simplement parce que j'ai déjà donné et je n'aime pas que les histoires se répètent. T'avais-je raconté mon audace avec une autre serveuse ? Non, je ne crois pas. A l'époque on ne se connaissait pas. Comme tu devais avoir une vie misérable sans moi ! Mais passons, il n'est jamais trop tard pour rigoler un peu de soi-même alors je vais te raconter.

C'était en 2005 je crois. J'ai eu un coup de coeur pour une serveuse dans une crêperie. Un beau sourire aussi, un doux visage angélique. Je l'imaginais très bien lovée dans mes bras. Elle m'obsédait un peu. J'en ai parlé à mon ex qui n'a rien trouvé de mieux que de me convaincre d'aller lui parler. Quelle fourbasse mon ex quand même. Donc un soir, mon ex se planta devant le resto en me donnant de bons arguments pour que j'ose. Bien. Juste pour lui faire fermer sa gueule, j'ai décidé de me lancer. J'ai trouvé un plan. Je lui ai passé mon foulard et je lui ai demandé de m'attendre.

Je suis entrée dans le resto. Il était très tôt, il n'y avait personne à part ma serveuse qui m'accueillit de son merveilleux sourire en s'approchant de moi. Etant donné que je l'avais vue le midi, j'ai sorti mon plan. "Bonsoir, j'ai perdu mon foulard. Je me demandais si vous ne l'avez pas trouvé". Ahahahahahah attends que je me remette de ce scénario de merde ! A l'époque je l'avais trouvé parfait. Aujourd'hui, je le trouve lamentable. Bref, donc elle cherche et bien évidemment elle trouve rien du tout. Là j'enchaîne sans transition en lui demandant son prénom car depuis le temps que je viens, ce serait sympa de savoir. Là, elle me le dit. Attention, t'es prête : Sidonie ! J'ai eu un temps d'arrêt. Je me demande même si je n'ai pas fait la grimace. En tous les cas, ce que j'ai répondu je m'en souviens : "ah ! C'est...particulier". Quelle conne !
Elle me retourna la question. J'étais contente de son intérêt. Ensuite, j'ai continué dans mon élan en lui demandant immédiatement son n° de tél. Là, je me disais que j'abusais un peu. A ma grande surprise elle a sorti un stylo et m'a noté son n° sur un bout de papier. J'en pouvais plus ! J'ai pris le papier tendu et je suis sortie en lui disant merci et au revoir.

Mon coeur battait fort et vite. J'ai aperçu mon ex et je me souviens parfaitement de ma fierté en lui montrant le bout de papier. J'ai vu toute son admiration. Elle m'a dit "c'est L-wordien ce que t'as fait". Bah ouais. J'avais les joues roses, mes jambes tremblaient un peu, à tel point que j'ai dû m'accrocher au bras de mon ex pour pouvoir marcher correctement.

Et la suite ? La suite c'est pas comme dans les films ! Je lui ai envoyé un texto le lendemain en lui disant je ne sais plus trop quoi. Elle m'a répondu qu'elle aimait bien faire la connaissance de nouvelles personnes mais qu'elle allait se marier ! Je lui ai renvoyé un texto en lui disant merci pour sa réponse. Il est évident que je ne l'ai jamais revue. Je ne voulais pas d'elle comme amie, quel intérêt ? J'ai ce qu'il faut de côté là.
Tu vois, dans un monde parfait, ça se serait passé comme dans les films ou les séries. Elle aurait été bouleversée par mon texto, elle m'aurait fixé rendez-vous, elle aurait succombé à mon charme en résistant un tout petit peu contre son attirance pour moi, et nous aurions fait l'amour passionnément.

La vie est mal faite, combien de fois je vais te le dire ! Mais bon, pour le coup, c'est pas le résultat qui compte quand j'y repense. Non. Ce qui compte c'est la fierté que j'en retire encore aujourd'hui. Quand j'y pense, je me dis "je l'ai fait !". Je suis heureuse d'avoir osé. J'ai fait preuve de courage car c'est bien du courage qu'il faut pour faire un truc comme ça. Je n'ai pas de regret. Je me souviens de ma peur, de mon audace. Je me souviens aussi du soulagement éprouvé quand je suis sortie de ce resto.
Bien entendu, je me dis que cette serveuse devait être mentalement limitée finalement car pour me refuser faut pas être très très intelligente tellement je suis magnifique !

Tu comprendras qu'avec ma serveuse actuelle je vais m'abstenir de réitérer. Se prendre un râteau dans sa vie c'est suffisant, on va pas non plus se faire complètement labourer dans son orgueil. Toujours est-il que, j'insiste, y'a que dans les films qu'une telle histoire peut se conclure au lit. Alors, attention, si toi tu as réussi à concrétiser avec une serveuse hétéro, t'es gentille de la fermer et de pas venir me narguer. Mon ego ne le supporterait pas. Je te remercie de ta compréhension ! Et aussi, le coup du foulard perdu faut croire que c'est pas un bon plan, vaut mieux pas que tu réutilises cette idée. Tu pourras tenter avec ton portable égaré, ce sera peut-être plus glamour, ça donnera peut-être plus envie.

Posté par Ginette parfaite à 21:57 - MOI - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2009

Pourquoi ?

Pourquoi quand je vais dans un bar pour les filles qui aiment les filles il n'y a que des moches ? C'est la question que je me pose, l'observation que je me fais.
Non, mais attends, quand je dis moche, c'est pas une question de style. Non, non, non. Vraiment. Ce n'est pas une histoire de goût. Tu comprendras pourquoi j'y vais qu'une fois par an, grand maximum. Tristesse et désespoir.
Puis, en plus, tu as des bouts de conversation qui te parviennent car faut qu'elles gueulent. Elles ont besoin que tu les remarques. "Un trans ne peut pas être lesbienne à 100%". Tristesse je t'ai dit. C'est quoi cette certitude à 2 balles ? Comme si je disais, une lesbienne ne peut pas coucher avec un homme. Dans l'idée c'est exact, dans les faits on sait pas. Ok, moi j'ai ne pourrai plus coucher avec un mec. Mais une autre homo ? Qu'est-ce que j'en sais ? Note que j'ai ma petite idée puisque j'ai déjà été trompée avec un mec et même plusieurs ! Je sais, j'ai beaucoup de chance. Bref, donc un trans il peut être lesbienne à 100%...ou pas. Un peu de nuance ne fait pas de mal.

Passons. Vois-tu, hier, j'étais avec Pas. Ouais, j'ai eu l'honneur de découvrir SA serveuse qui fait battre son coeur. T'as lu cette phrase, bah ne t'imagine pas que je suis romantique pour autant ! On a parlé de...filles principalement. J'ai bu des cocktails sans alcool. C'était bon. J'ai ri quand je voyais son regard quitter mes yeux pour diverger vers sa jolie serveuse. C'est arrivé souvent. Ah, l'amour...J'ai fait des blagues bien grasses, pas du tout délicates, je n'en reviens pas des horreurs qui peuvent sortir de ma bouche. Enfin, je ne vais pas me refaire. Nous avons refait le monde un peu. Comme 2 lesbiennes célibataires nous attendons LA femme. Bon, on ne fait pas que attendre, on cherche aussi. On se raconte nos entretiens sur Gayvox. Ca m'a rassurée. Pas aussi attire les tarées ! "On se connaît pas et elle me dit déjà qu'elle a bien dormi car elle a pensé à moi. Que je lui manque et tout..." Mon dieu ! Psychopathe !

C'est pas facile en fait. En même temps, si tu trouvais celle qu'il te faut de suite ce ne serait pas drôle et tu ne savourerais pas la chance que tu as. Oui, c'est bon, c'est ce que je me dis pour rester motivée, garder mon objectif et ne pas me contenter d'une relation sans saveur.
Je me dis aussi que la vie est des fois mal faite. Ca, j'y pense quand je m'endors en me rappelant de ma jolie brunette. Dommage. C'est toujours ce mot qui revient. Je ne suis pas triste mais je regrette juste qu'elle soit en couple. J'évite de refaire l'histoire avec des si...si elle avait été libre, si elle avait quitté sa copine, si je l'avais embrassée. Je ne finis jamais ces phrases qui ne sont que des hypothèses. Ca ne sert à rien. Je ne peux pas réécrire l'histoire. Ca ne m'aide pas. J'ai déjà tourné la page de toute façon mais parfois j'y reviens pour me rappeler ce que tu ressens quand on te bouleverse avec un regard, des mots, un geste.

T'as peur que ce post glisse vers la déprime ? Rassure-toi, ce n'est pas mon état d'esprit. Je ne déprime pas pour les filles. Enfin, pas souvent et peut-être même plus jamais. Non. Y'a des choses plus graves. Puis, en fait, c'est assez excitant cette quête. Limite si t'as pas l'impression d'être dans un livre de SF. Sauf que toi, tu cherches pas à trouver le moyen de combattre les forces du mal ou découvrir la clé de la vérité. Tu recherches juste celle qui s'emboîtera dans ta vie comme une évidence. Petite précision pour toi-même, le verbe emboîter n'a pas été choisi au hasard...S'emboîter je trouve ça pas mal et mon corps acquiesce. Qu'est-ce que je t'ai dit ? Je ne suis pas romantique bordel de merde.
Sur-ce, tu m'excuseras mais c'est le week-end et je ne suis pas une no life alors je t'abandonne mais je ne doute pas que tu survivras.

Posté par Ginette parfaite à 12:23 - MOI - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2009

Mon jour de la femme

Ouais c'était hier. Le jour de ma féminité. Faudra penser à l'inscrire dans le calendrier et à en faire un jour férié. Une belle commémoration pour moi car je le vaux bien. D'autant plus qu'il s'agit de l'Oréal. Parfaitement.

Je t'ai perdue adorable lectrice ? J'oublie souvent que tu n'es pas dans ma tête.
Sache que je me suis maquillée. Bon, c'est pas la 1e fois, je suis déjà passée par la spatule mais pour les grandes occasions, comme les mariages, le nouvel an...Bref, 5 fois dans ma vie au grand maximum.

J'avais prévu qu'à 25 ans, je participerais au massacre des baleines pour accentuer ma beauté. Tu savais pas que la graisse de baleine était parfaite pour que ton maquillage colle sur ta gueule ? Bah maintenant tu sais. Donc, j'ai bientôt 26 ans et il était temps que je passe à l'étape de base : le mascara. Noir. Pour faire ressortir mes yeux bleus.
Bien entendu, étant novice, Naboo me conseilla. Et j'ai envie de te dire heureusement. T'as le mascara pour les longs cils volume 3D, le regard de braise, le super waterproof que même si on te jette un seau d'eau dans la gueule ça coule pas, le méga long, le méga long super allongeant, le mascara à 7€, à 12 €, à 13,29 €, à 15€, à 26 €...le mascara double effect, le mascara double couleur... T'as envie de dire : je veux JUSTE du mascara.

Bref, j'ai pris mascara sans paquet. Tu sais, celui d'Eva Longoria. La loose. Mais d'après le test de Naboo qui a acheté le même, il est pas mal. Bon rapport qualité, prix. Il est évident que Naboo me fit un cours sur comment en mettre. C'est pas bien chiant en fait. Faut juste que j'ai un entretien individuel avec mes paupières pour fixer leur objectif de fin d'année : ne pas trembler quand j'usite (oui, ça va, je sais, usiter comme verbe n'existe pas mais on n'est pas à l'académie française alors j'impose ma liberté d'expression) le pinceau.
Alors attention, après essais, Naboo et moi avons convenu qu'il ne fallait pas que je m'attarde sur les cils du bas. Non car vois-tu, mes cils du bas sont petits et parsemés alors si je leur mets du mascara ça fait ridicule : t'as 3 cils qui se battent en duel et sont collés ensemble et t'as l'impression que je n'ai qu'un seul et unique poil. Le maquillage c'est fait pour t'embellir, pas pour t'enlaidir alors du coup les cils du bas, je les ignore.
Ce que je préfère c'est le crayon. Là aussi, il a fallu tester et la conclusion fut la suivante : je ne passe qu'un trait sur l'intérieur de ma paupière du bas sinon ça fait trop obscur, trop fardé. Pas facile d'être une femme quand même.
Tu sais, ce que je préfère c'est le crayon. Je sais pas pourquoi, c'est comme ça. J'aime ce moment où je trace un petit trait. C'est le geste final, l'ultime touche discrète et pourtant révélatrice de mon regard. Je suis tellement "in love" du crayon qu'il a trouvé sa place dans mon sac. Si, je t'assure. Pour en remettre quand ça disparaît. On sait jamais, une jolie femme peut se présenter devant moi à l'improviste et il faut donc que mon regard lui exprime toute mon adoration pour elle.

Bien. J'étais prévenue que ma 1e journée de maquillage ne passerait pas inaperçue. En effet. "Hè ! Ginette ! Tu t'es maquillée !", "T'as mis du mascara ! Ca te va super bien", "Mais t'as maquillé tes yeux ?! Ca te fait une regard !" Blablabla. C'était pas désagréable. Au moins, j'ai pu constater que je ne me faisais pas chier pour rien et que ça révélait encore plus ma beauté légendaire. Oui, je suis une connasse prétentieuse et je ne m'en lasserai jamais.

Mon regard justement, parlons-en. Durant quelques mois, j'ai évité de faire un face-à-face avec mon miroir. Je ne voulais pas croiser mes yeux. Ce que j'y voyais me rendait vulnérable. Il y avait de la rage, de l'agressivité, de la mélancolie, beaucoup, et de la douleur. Je devais donc m'éviter et laisser faire le temps.
Hier, je me suis admirée. J'ai soutenu mon propre regard. J'ai souri. Pas de doutes, j'ai une nouvelle vision sur moi et sur ma vie. Et je dois t'avouer que je n'en suis pas peu fière. I love me encore plus qu'avant.
Bon, faut pas déconner, faut pas penser que j'ai perdu mon regard de fille qui fait peur, je ne transpire toujours pas l'amabilité ! Mais on s'en fout, le principal étant que je me plaise.

Quel post futile, un vrai post de fille. Si ça continue, bientôt je vais m'habiller en rose et mettre des robes. Si cela arrive un jour, promis, j'irai dans ma baignoire pour faire une tentative de noyade. En attendant, vous m'excuserez mais faut que j'aille observer mes nouvelles chaussures pour m'habituer à elles...oui, j'ai acheté des espèces de ballerines ! Mon dieu, comme ça fait féminin, une vraie gonzesse. Je vire vraiment pétasse. De plus, une question m'obsède : déjà sans maquillage je ne faisais pas homo mais là c'est de pire en pire. Donc, comment veux-tu que la jolie lesbienne de la rue m'identifie et m'accoste ? C'est impossible. C'est le drame de ma vie.
Bon, j'ai toujours un espoir, je compte sur toi pour faire dans le social et me ramener ici même la femme de ma vie. Tu ne m'as servi à rien pour les petits chats (pour te faire culpabiliser : 5 ont été tués et il n'y a eu qu'un rescapé) alors j'espère bien que, pour me témoigner ta dévotion, tu vas partir en quête de la lesbienne jolie et célibataire et pas trop conne histoire que j'occupe mes nuits autrement qu'en lisant. Je compte sur toi, j'attends !

       

Posté par Ginette parfaite à 11:36 - MOI - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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