24 juillet 2009
La Bretagne...
... ça vous gagne.
C'est pas parce que je viens d'avoir 26 ans que je vais plus t'écrire. D'autant plus que tu le mérites. Ah mes petits saligauds ! C'est que j'ai eu le droit à des jolies photos, à de jolis mots. Ca m'a fait plaisir tu sais. J'avais le sourire aux lèvres. Limite si y'a pas de l'amour entre nous. Oh putain, ça y est je fais la mièvrie. La loose. Faut vraiment que je parte en vacances.
Ca tombe bien, c'est demain. Une semaine avec Cat. En Bretagne, comme d'hab. Cette année on explore le Finistère. Une maison, un jardin, une voiture. Que demander de plus ? Le beau temps ? Ouais, bon, c'est en option. Faut savoir que la Bretagne, sous la pluie, change de visage, elle devient mystique et sûrement plus charmante. Bref, qu'il pleuve ou non, on aura le plaisir des yeux et c'est tout ce qui compte.
Bon, hier j'ai regardé où on allait quand même. Car à part que notre train arrive à Morlaix. J'avais pas retenu grand chose. Donc, je cherche l'adresse de la maison...y'en n'a pas. Moment de solitude. Y'a un nom de maison, un code postale, un village. Mais ça me dit pas où on va. Tant pis, je me dis. On trouvera bien.
J'en parle à Cat quand même. Je lui dis mes incertitudes. Et là, sur son iphone, elle reçoit un mail. Elle me le fait lire. C'est la dame qui nous loue sa maison. "Merci de me dire à quelle heure vous arrivez. RDV au village machin, sur le parking Peugeot, en face de l'Intermarché". Oh putain, ça c'est du RDV qui me fait dire que trouver la maison en question c'est pas si simple ! Hmm et le parking Peugeot c'est si romantique. Ca me donne déjà des idées. Cat veux-tu que je vérifie ta pression ? Une petite vidange ? Passe la première ! Oh oui desserre le frein à mains. Un petit coup d'accélérateur ? Tu vois, ça m'inspire. Ca ferait un bon scénario. Je vais tenter, je te dirai si ça marche. Ca va, ça va, Cat est farouche, je suis persuadée que c'est perdu d'avance mais j'ai besoin d'essayer quand même, c'est plus fort que moi.
Le sac est prêt. T'en fais pas, tu te taperas le compte-rendu de cette semaine. T'auras le droit d'admirer les photos et si ça te fait chier c'est pareil. T'auras quand même la version du journal intime de Ginette. En plus, je te fais même pas payer. Remercie mon narcissisme
20 juillet 2009
Comme chaque année...
...on va fêter ma naissance. Je comprends toujours pas pourquoi cette date n'est pas devenue une fête nationale. On célèbre bien Jésus alors pourquoi pas moi ? Je suis aussi un messie, celui de la perfection. Malheureusement, je ne crois pas que cela soit reconnu de mon vivant.
Bien. Je suis en vacances donc. Oui donc car mes dates de vacances se font en fonction de mon anniversaire. Il est hors de question que je le passe au boulot. Je déteste ça. Devoir taper la bise aux collègues qui pensent à te le souhaiter. Du coup, solution : je brille par mon absence.
Et comme chaque année, que vais-je te demander ? Bah oui tu sais. Je te fais le coup 2 fois par an. A Noël et en juillet. T'as l'habitude à force. C'est mon marronnier à moi.
Je te veux nue ! En photo au moins. Après, si t'es vraiment bonnasse, peut-être que je te demanderai de venir dans mon lit. C'est possible ça.
Oh et tu fais pas ta timide ! Combien de fois vais-je te le répéter. Ca restera entre nous. Tu sais, y'en a qui, pour me témoigner leur amour, l'ont fait. Ouais. Alors toi aussi tu peux me faire plaisir. Je te demande pas de l'argent ni rien. Je suis pas si matérialiste que ça finalement. Je suis plutôt naturiste. J'ai confiance en toi, je ne doute pas de toi, je sais que tu y arriveras.
C'est bon, t'énerves pas sur ton appareil photo. T'as le temps. C'est jeudi. Je suis sympa je te prépare à l'avance pour que tu me fasses une superbe photo artistique.
A part ça, je suis assez contente de passer à 26 ans. Ma 25ème année était nulle à chier. Je vais pas la regretter mais je ne pourrai jamais l'oublier. J'ai remarqué que mes années symboliques : 18, 20 et 25 ans ont été éprouvantes. J'ai donc pas trop hâte d'arriver à 30 ans. Je suis certaine que ce sera une année de merde.
Enfin, on n'en est pas encore là. Je sais que t'es déjà en train de te déshabiller pour me donner satisfaction. Jeudi. Jour de la révélation de ton corps. J'attends.
17 juillet 2009
Pas faute d'essayer...
...de trouver une copine. Gayvox est mon ami. Ok, je dois dire que je ne suis pas très assidue. J'y vais un soir toutes les 3 semaines. Oui, je fais 3 semaines de diète pour me remettre de mes rencontres virtuelles.
Tu sais, depuis que j'ai changé de profil, j'attire les vieilles : 45 ans en moyenne. Que veux-tu que j'en fasse ? Et surtout, elles, que veulent-elles faire de moi ? Remarque, moi aussi à 45 ans, je voudrais sans doute me taper une petite jeunette. Sinon, j'attire aussi les filles qui habitent loin : Lyon, Poitiers, Marseille...pourquoi pas l'Australie pendant qu'on y est ! Evidemment, même avec mon nouveau profil j'attire toujours les tarées. Faut pas rêver. Ok, j'ai plus les kikoo, lol, PTDR mais quand même, la fille pas finie est inexplicablement attirée par moi. Va falloir que je me fasse une raison.
J'ai eu 2 cas en particulier. Du lourd, un grand moment.
Avec le 1e cas, nous avions échangé nos adresses msn avant de quitter gayvox. Le lendemain matin, j'ouvre mes mails et vois qu'elle m'a déjà envoyé un petit mot me disant qu'elle hâte de me recroiser et qu'elle pense beaucoup à moi. Bon, moi, ça, ça me fait peur. Je réponds pas. Le soir, encore un mail pour me demander si je vais me connecter car elle a très envie de me parler. Bah du coup ce soir là, elle m'a pas vue sur msn. Le lendemain j'ai eu le droit à un mail charmant : Ginette, je me demande ce que tu fais. Pourquoi je n'ai aucune réponse. J'espère te voir ce soir. Je ne vais pas attendre longtemps tu sais. Oh c'est limite menaçant là. Et bah vas-y, ne m'attends surtout pas ! que j'avais envie de crier. Bien entendu, j'ai fait la morte. J'ai eu le droit à un dernier mail rageur le lendemain et finalement elle s'est lassée pour mon plus grand bonheur.
Le 2e cas est un peu plus complexe. J'ai failli la rencontrer mais j'ai écouté mon intuition qui était, comme souvent, très bonne. Vois-tu, nous avons parlé sur msn, j'ai vu sa photo, elle était jolie. Nous avons joué un peu et j'en arrive à lui filer mon n° de tél. 30 secondes après ça sonne. Jolie voix. Elle me propose de boire un verre. Je suis faible, je dis OK et pourtant je sens que c'est trop tôt, je ne suis pas motivée plus que ça. On continue de discuter et là je comprends qu'elle n'a aucun ami. Ca, ça me perturbe. Pas de vie sociale ! Elle m'explique qu'elle n'est pas forte pour garder des gens autour d'elle. Hmm... le doute m'habite. Me demande pas pourquoi, ça ne me plaît pas. Mon cerveau me hurle : fuis !
Je me dis que je vais laisser passer la nuit pour voir ce que je décide. La rencontrer ou annuler. Le lendemain je me lève et pendant que je me lave les dents, mon téléphone sonne. Il est 8h et c'est elle ! La brosse m'en tombe. Je réponds pas. J'écoute son message : blabla blabla j'ai pensé à toi cette nuit...blabla...ta voix...blabla...très envie de...là j'ai pas continué à écouter le message. Je l'ai supprimé et j'étais très énervée. Ma décision était prise. J'annule donc le RDV en envoyant un texto : salut...blabla... je peux pas...blabla. 5 minutes après, la réponse qui tue : Ok passe une bonne soirée à draguer d'autres filles sur msn ! Oh putain, t'aurais dû voir ma tête en me disant mais pourquoi ça tombe toujours sur moi ? La stupeur passée je me suis auto-serrée la main, je me suis tapotée l'épaule. Bravo Ginette, t'avais bien senti la fille excessive et donc très chiante.
Bref, tu vois, avec tout ça, plus le temps passe et plus je me lasse. J'y arrive plus, je ne supporte plus. Je m'essouffle vraiment. J'ai de plus en plus de mal à désirer une relation. J'en arrive même à me demander à quoi ça sert d'être deux. Je suis bien seule avec mon indépendance, ma liberté. Bien entendu, il me manque la tendresse. Il me manque ces moments où je me repose à côté d'un corps. Mais. Oui, il y a un mais. Rebondissement à la fin de ma note. Ah comment je te fais un effet de surprise !
Je disais donc : MAIS. Il y a tout de même quelque chose. Une petite histoire qui commence je crois. C'est du grand n'importe quoi. C'est inattendu, totalement irrationnel et donc pas raisonnable. Le pire c'est que je sais tout ça. Je tente de me raisonner. Faut pas croire. Mais c'est plus fort que moi, je peux pas. Je peux pas tout arrêter, je peux pas revenir en arrière. J'ai envie d'aller jusqu'au bout et de voir. C'est une sorte de pulsion incontrôlable. Je me dis qu'il faut bien vivre ça au moins une fois dans sa vie. Ca fera peut-être mal mais je pense qu'il y a de belles sensations à découvrir.
Oh puis merde, j'ai envie et c'est tout. Pour une fois, je ne vais pas m'écouter, je vais laisser les choses se faire. Allez, je valide mon choix. Pour continuer je tape 1, ça coûte quelques questions et c'est tout. J'aurais pu taper 2 pour arrêter mais ça m'aurait coûté des regrets et ça, c'est pire que tout.
13 juillet 2009
Viens sur mon balcon
On boira un jus de citron.
Quelle rime ! Mon cerveau est en effervescence, comme tu peux le constater, ça doit être mon RTT imposé qui rend mon cerveau si efficace.
Je vous passe mon humour à 2 balles, qui ne fait rire que moi.
Sais-tu que dimanche je mettais les petits plats dans les grands. Bah non tu sais pas, tu partages pas ma vie, ni ma tête et encore moins mon lit, ça c’est vraiment dommage quand même.
Donc dimanche j’ai invité mon frère et ma belle-sœur à déjeuner. J’ai pas fait un menu pour les pouilleux. Non. T’avais entrée, plat, dessert. Un menu de A à Z. Et vas-y que d’abord tu te tapes le croustillant de chèvre aux olives, que tu poursuis avec des pates au gorgonzola (information capitale pour toi : le gorgonzola, quand tu le fais chauffer, ça sent l’étable, je te jure, on dirait que t’es devenue fermière propriétaire de 3 vaches, et que bientôt tu t’inscriras à l’amour est dans le pré), tu conclues avec une brioche perdue (que t’as retrouvée ahahahah mon dieu je me fais peur) accompagnée d’un coulis de framboise et d’une salade de fruits.
La classe. Comme dans un dîner presque parfait j’ai regardé s’ils avaient fini leurs assiettes, y’avait pas une miette.
Mais c’est pas ça mon sujet du jour. Bah non ! Ce qui est bien avec mon frère et ma belle-sœur c’est qu’ils arrivent jamais les mains vides. Et de quoi suis-je devenue propriétaire ? De plantes. Enfin, je devrais dire d’arbres plutôt. Ouais, parfaitement. Désormais mon balcon vide est devenu un balcon végétal. Tu y trouveras une lavande avec son doux parfum qui te rend heureuse de vivre, une fétuque (là tu penses à fœtus et tu remplaces le s par un c) qui est en fait comme de l’herbe bleue et le meilleur pour la fin : 2 bambous ! Tu peux pas savoir comme ils sont beaux et le bruit ! Oui, leurs murmures quand il y a un petit vent, ça te berce, ça t’emmène loin de Paris. Tu peux pas imaginer le bien que ça me fait d’être entourée de tout ça.
Seulement, maintenant, j’ai des idées forcément. Il faut embellir davantage mon balcon pour le rendre digne de mes plantes. Ainsi, j’ai décidé d’acheter des dalles de bois pour faire un joli plancher, je vais également investir dans une table suspendue, me doter d’un arrosoir et ne pas faire l’économie d’une chaise longue. A moi la lecture dans la fraîcheur des soirées, abritée par mes bambous, gardiens de ma tranquillité (c’est beau ce que je dis des fois). Mais faut faire vite. Ouais, je vais pas attendre 2 semaines pour faire ça. Non, je te rappelle que là, logiquement, c’est l’été et donc c’est maintenant ou l’année prochaine que t’aménages ton balcon. Moi c’est maintenant. Une fois que cela sera fait, je dormirai non plus dans mon lit mais sur mon balcon. Bah attends, il fait beau 20 jours par an, alors faut que je rentabilise. Tu me diras, j’aurais pu acheter un machine à laver…ouais c’est vrai mais c’était soit le balcon et mon plaisir, soit la machine et le repassage, j’ai donc opté pour ma satisfaction personnelle. Puis, ça a son charme aussi de te trimballer ton linge sale, de le laver en famille et de te taper le dimanche soir un sac de 15kg dans le train. Ca fait les muscles et ça te rappelle que t’es jeune, célibataire et qu’un jour viendra où t’auras une machine à laver comme une vraie femme.
En attendant, j’admire mon balcon. En regardant mes bambous, je me dis qu’au lieu d’attirer Gaston le pigeon, ils vont peut-être m’amener Gaga le panda. Laisse-moi divaguer, j’en ai besoin.
06 juillet 2009
Savoir se taire
Depuis vendredi soir, mon ex occupe mon esprit. Sa voix exactement. J'ai décroché le téléphone et j'ai entendu "j'ai plus de copine". Logiquement, j'aurais dû sauter de joie, me mettre à genoux pour remercier le ciel, la terre, la mer et que sais-je encore, pour avoir mis fin à ce massacre. Seulement, je me suis contentée d'un "ah" et j'ai laissé le silence digérer ses mots.
Même si ça fait un moment qu'elle sait que cette histoire doit avoir une fin, même si elle était plus malheureuse qu'épanouie avec sa copine, il n'empêche qu'elle l'aimait. C'est bien là le problème. C'est d'ailleurs souvent ça le problème. C'est surprenant de voir ce que, par amour, tu es capable de supporter.
Ca doit faire 6 mois que je lui répète qu'il faut que ça s'arrête. Pourtant, l'autre soir, j'ai fermé ma gueule. Je lui ai épargné ces phrases qui font plus de mal qu'autre chose, tu sais ces banalités que tu sors histoire de te donner bonne conscience : "c'est mieux ainsi", "t'en trouveras une autre mieux", "ça va passer" et la pire de toute qui ne veut rien dire et ne sert strictement à rien, la célèbre "je suis désolée".
Je l'ai écoutée, je l'ai laissée me raconter sa rupture. J'entendais sa voix qui n'était pas celle de d'habitude. J'avais son désespoir collé à mon oreille. La longueur de ses silences sûrement accompagnés de larmes muettes. Je n'ai pas essayé de la réconforter, j'aurais échoué de toute façon. Ce n'est pas ça dont elle avait besoin. Il fallait qu'elle partage sa peine. Il fallait aussi qu'elle dramatise. Là, je lui ai interdit de se remettre en cause. J'ai refusé qu'elle pense que sa vie était pitoyable. Je lui ai rappelé toutes les fois où nous avons vécu cette situation avec diverses filles. Je lui ai montré que nous avons toujours réussi à oublier et à recommencer. Bien entendu, il est trop tôt pour qu'elle entende qu'elle aimera de nouveau. Ca prendra le temps qu'il faut et ça dépendra aussi des femmes qu'elle rencontre.
Pour le moment, elle est dans la phase déprime. La connaissant, rapidement, elle passera par la phase du grand n'importe quoi. Elle me dira qu'elle a passé la nuit en boîte, qu'elle a bu des tonneaux d'alcool et qu'elle a roulé des pelles à des mecs car elle tente de devenir hétéro pour oublier les femmes. J'en soupire d'avance. Mais j'attends avec impatience cette phase car, après, elle me dira qu'elle a envie d'une copine. A ce moment là, elle n'aura plus sa voix triste, elle aura retrouvé son énergie, son humour et son goût pour les femmes. Comme toujours quand on souffre il n'y aura que les jours qui passent qui lui feront du bien.
Il n'empêche qu'en raccrochant, j'ai pensé que j'avais pas dit grand chose. Mais les mots n'apaisent pas les maux. En raccrochant, je me suis dit qu'être célibataire c'est pas mal finalement. Ca t'évite les larmes, le sentiment d'abandon et de manque. Mais j'ai pas conclu ainsi avec moi-même : être célibataire c'est bien en attendant de trouver une femme qui te donne de nouveau envie d'être deux.
26 juin 2009
Ma quête
Tu penses à la quête du Graal ? C'est que tu me connais mal. Ou alors tu penses à la quête d'une femme, là tu me connais déjà mieux. Ou bien tu penses pas du tout et c'est pas mal aussi.
De quoi vais-je parler ? D'une recherche bien spécifique. Aujourd'hui j'aurais dû être la plus heureuse du monde. Mais c'est pas le cas. Je suis frustrée. Enervée. Désespérée. C'est bon, tu situes mon état ?
Bon, ça va, je ne vais pas me pendre non plus. Ce fut une bonne journée. Déjà parce que j'étais en RTT. Joie. Attends, je prends pas des jours de repos pour mon plaisir. J'avais une obligation. Les soldes. Bah ouais, c'est important. Bon, je ne vais pas te parler de ma tranquillité dans les magasins pour acheter mes fringues qui était jouissive. Ok, j'ai claqué 200 euros mais c'était budgété, donc tout va bien, pas de drame bancaire. Ensuite, j'avais prévu de trouver Batwoman.
Batwoman ? Interrogation de toi-même. Ouais Batwoman lesbienne même. Tu comprends pourquoi je voulais tant la trouver. Mais de quoi je te parle bordel de merde ? Figure-toi, que j'ai lu dans un magazine que le N° de juin de Detective Comics était sur Batwoman et qu'elle était homo. C'est pas tomber dans les yeux d'une aveugle. J'ai noté dans mon petit cerveau cette information. Ca fait 3 mois que j'attends juin avec impatience. Et quel mois sommes-nous ? Bah ouais, juin ! Et tu crois que j'ai trouvé ce putain de comics ? Bah non ! Ca m'agace. Pas faute d'avoir cherché mais que dalle. Bon, ok, en comics j'y connais rien alors peut-être que j'ai mal cherché, c'est possible.
Oui, j'avoue les comics et moi on se connaît pas. Pas parce que j'ai des préjugés dessus mais y'a tellement de trucs que je ne sais par quoi commencer. C'est important la 1e fois tu sais, quand tu découvres un nouveau genre. Si tu choisis une merde, t'auras du mal à vouloir continuer l'initiation. Par exemple, ça m'a fait ça pour la SF. A 15 ans j'ai lu un truc pourri. J'ai donc pensé que SF = merde. Oui, mon cerveau aime faire des raccourcis très rapides. Il a fallu attendre 4 ans plus tard pour qu'on me fasse découvrir les perles de la science-fiction. Depuis, c'est l'amour fou.
Donc, pour les comics, me suis dit qu'en commençant par Batwoman lesbienne je partais déjà bien. J'étais trop ravie de pouvoir m'identifier à Batwoman. Batwoman s'envole. Batwoman se bat avec des méchants. Batwoman sauve une jolie fille. Batwoman récolte sa récompense, la fille se met nue. Batwoman fait l'amour. Batwoman se transforme en chauve-souris...ah ouais, là non, c'est pas possible car Batwoman n'est pas un vampire.
Tu vois, je me voyais déjà vivre par procuration la vie mouvementée et sexuelle de Batwoman. Que la fiction remplace ma réalité, c'était mieux que rien. Même ça, on me le refuse. Je suis certaine qu'il y a complot contre moi-même c'est pas possible. Je suis trop énervée après le monde entier qui conspire contre moi. Je me dis aussi que si ça se trouve c'est un signe. Ouais, ouais, ouais. Je me dis que si j'avais trouvé ma Batwoman bah en ce moment je serais en tête à tête avec elle. Au lieu de ça, qui va me tenir compagnie ? Mais si tu sais, réfléchis un peu...T'as trouvé ? Oui, ce sont mes adresses excel de merde. J'ai décidé de me cloîtrer chez moi ce soir pour avancer un peu car c'est trop le désastre.
Du coup, tu m'excuses, je te laisse. Je vais remplir mon petit tableau en fantasmant sur ma Batwoman, ça me fera peut-être avancer plus vite.
24 juin 2009
Pourquoi je tombe toujours amoureuse...
... des serveuses ? Voici la question existentielle que je me pose à moi-même ce soir.
Hier midi je suis tombée sous le charme d'une jeune femme. La vingtaine, une peau blanche, des cheveux châtain ondulés, un corps longiligne et un sourire indescriptible tellement il est beau ! Mon coeur a chaviré.
Si Cat avait été là, elle aurait deviné mon désir bien avant que je ne le formule. Elle m'aurait regardé avec son sourire amusé, attendant ma confession "ah je suis amoureuse". J'aurais usé de mauvaise foi, comme d'habitude, juste pour la faire rire, en lui disant : "attends, c'est pas tous les jours que je suis in love". Ce à quoi elle m'aurait répondu : "tu plaisantes ! Tu tombes amoureuse toutes les 5 minutes !"
Pas ma faute si je suis une faible femme.
Ah qu'elle est jolie cette serveuse. Et ce sourire ! Je ne sais pas si je vais m'en remettre. Vois-tu, j'ai pris sur moi cependant. J'ai ravalé mon sourire niais, j'ai tenté de camoufler mon regard qui brillait d'envie. Cela ne m'a tout de même pas empêchée de l'observer pour admirer sa fine silhouette. Ravissement, émerveillement.
Mais ne crois pas que je vais tenter quoique ce soit pour la séduire. Là, tu te dis que je suis une flippette, une petite joueuse. Tu as tort. Parfaitement. Sache que je ne vais rien faire tout simplement parce que j'ai déjà donné et je n'aime pas que les histoires se répètent. T'avais-je raconté mon audace avec une autre serveuse ? Non, je ne crois pas. A l'époque on ne se connaissait pas. Comme tu devais avoir une vie misérable sans moi ! Mais passons, il n'est jamais trop tard pour rigoler un peu de soi-même alors je vais te raconter.
C'était en 2005 je crois. J'ai eu un coup de coeur pour une serveuse dans une crêperie. Un beau sourire aussi, un doux visage angélique. Je l'imaginais très bien lovée dans mes bras. Elle m'obsédait un peu. J'en ai parlé à mon ex qui n'a rien trouvé de mieux que de me convaincre d'aller lui parler. Quelle fourbasse mon ex quand même. Donc un soir, mon ex se planta devant le resto en me donnant de bons arguments pour que j'ose. Bien. Juste pour lui faire fermer sa gueule, j'ai décidé de me lancer. J'ai trouvé un plan. Je lui ai passé mon foulard et je lui ai demandé de m'attendre.
Je suis entrée dans le resto. Il était très tôt, il n'y avait personne à part ma serveuse qui m'accueillit de son merveilleux sourire en s'approchant de moi. Etant donné que je l'avais vue le midi, j'ai sorti mon plan. "Bonsoir, j'ai perdu mon foulard. Je me demandais si vous ne l'avez pas trouvé". Ahahahahahah attends que je me remette de ce scénario de merde ! A l'époque je l'avais trouvé parfait. Aujourd'hui, je le trouve lamentable. Bref, donc elle cherche et bien évidemment elle trouve rien du tout. Là j'enchaîne sans transition en lui demandant son prénom car depuis le temps que je viens, ce serait sympa de savoir. Là, elle me le dit. Attention, t'es prête : Sidonie ! J'ai eu un temps d'arrêt. Je me demande même si je n'ai pas fait la grimace. En tous les cas, ce que j'ai répondu je m'en souviens : "ah ! C'est...particulier". Quelle conne !
Elle me retourna la question. J'étais contente de son intérêt. Ensuite, j'ai continué dans mon élan en lui demandant immédiatement son n° de tél. Là, je me disais que j'abusais un peu. A ma grande surprise elle a sorti un stylo et m'a noté son n° sur un bout de papier. J'en pouvais plus ! J'ai pris le papier tendu et je suis sortie en lui disant merci et au revoir.
Mon coeur battait fort et vite. J'ai aperçu mon ex et je me souviens parfaitement de ma fierté en lui montrant le bout de papier. J'ai vu toute son admiration. Elle m'a dit "c'est L-wordien ce que t'as fait". Bah ouais. J'avais les joues roses, mes jambes tremblaient un peu, à tel point que j'ai dû m'accrocher au bras de mon ex pour pouvoir marcher correctement.
Et la suite ? La suite c'est pas comme dans les films ! Je lui ai envoyé un texto le lendemain en lui disant je ne sais plus trop quoi. Elle m'a répondu qu'elle aimait bien faire la connaissance de nouvelles personnes mais qu'elle allait se marier ! Je lui ai renvoyé un texto en lui disant merci pour sa réponse. Il est évident que je ne l'ai jamais revue. Je ne voulais pas d'elle comme amie, quel intérêt ? J'ai ce qu'il faut de côté là.
Tu vois, dans un monde parfait, ça se serait passé comme dans les films ou les séries. Elle aurait été bouleversée par mon texto, elle m'aurait fixé rendez-vous, elle aurait succombé à mon charme en résistant un tout petit peu contre son attirance pour moi, et nous aurions fait l'amour passionnément.
La vie est mal faite, combien de fois je vais te le dire ! Mais bon, pour le coup, c'est pas le résultat qui compte quand j'y repense. Non. Ce qui compte c'est la fierté que j'en retire encore aujourd'hui. Quand j'y pense, je me dis "je l'ai fait !". Je suis heureuse d'avoir osé. J'ai fait preuve de courage car c'est bien du courage qu'il faut pour faire un truc comme ça. Je n'ai pas de regret. Je me souviens de ma peur, de mon audace. Je me souviens aussi du soulagement éprouvé quand je suis sortie de ce resto.
Bien entendu, je me dis que cette serveuse devait être mentalement limitée finalement car pour me refuser faut pas être très très intelligente tellement je suis magnifique !
Tu comprendras qu'avec ma serveuse actuelle je vais m'abstenir de réitérer. Se prendre un râteau dans sa vie c'est suffisant, on va pas non plus se faire complètement labourer dans son orgueil. Toujours est-il que, j'insiste, y'a que dans les films qu'une telle histoire peut se conclure au lit. Alors, attention, si toi tu as réussi à concrétiser avec une serveuse hétéro, t'es gentille de la fermer et de pas venir me narguer. Mon ego ne le supporterait pas. Je te remercie de ta compréhension ! Et aussi, le coup du foulard perdu faut croire que c'est pas un bon plan, vaut mieux pas que tu réutilises cette idée. Tu pourras tenter avec ton portable égaré, ce sera peut-être plus glamour, ça donnera peut-être plus envie.
17 juin 2009
Excel...
... ça pourrait rimer avec sexuel, sensuel. Mais en fait non. Y'a consensuel aussi. Ca, ça peut aller à la rigueur, surtout le con qu'il y a dans ce mot.
Oh si je vais te parler de ce magnifique logiciel. Oh oui tu vas te faire chier en me lisant. Poufiasse je suis et donc je partage avec toi mon malheur. Mais quel est-il ? J'aime croire que tu te poses la question.
Vois-tu, j'ai accepté une mission familiale. Ma belle-soeur a un fichier d'adresses qui sont très confidentielles. Elles sont sur papier. Faut les saisir pour faire un publipostage. Elle ne veut pas les sous-traiter car ça vaut de l'or. A qui elle a pensé ? A moi. Une personne de confiance. Une personne qui a besoin d'argent. Une personne pas trop conne qui sait comment faire un beau fichier utilisable. J'ai accepté. La famille passe avant tout, on ne dit jamais non. Seulement voilà, je savais pas. Je savais pas qu'il y avait des centaines de feuilles ! En plus, il est hors de question que j'accepte son fric. La famille je te dis !
Bon, je suis assez enthousiaste comme fille. Si, je t'assure. Quand j'ai vu ces centaines de feuilles, j'ai pas eu peur. J'étais heureuse de rendre cet immense service. Je le confesse, j'étais même assez excitée en ouvrant Excel. Pleine d'énergie, le sourire aux lèvres.
Avec dynamisme j'ai préparé mon document. J'ai fait mes petites colonnes : civilité, nom, prénom, adresse, complément d'adresse, boite postale, code postal, ville, téléphone.
Heureuse j'étais. J'ai commencé à remplir les lignes.
Ligne 1 à 50 : 10 minutes. Efficacité.
Ligne 51 à 100 : 15 minutes. Comme je vais vite !
Ligne 101 à 120 : 15 minutes. C'est fou comme Excel c'est répétitif.
Ligne 121 à 139 : 20 minutes. C'est dingue comme Excel c'est chiant.
Ligne 140 à 152 : 25 minutes. Quand tu tapes les adresses tu penses à rien. Surprenant. Pas besoin de réfléchir, c'est mécanique. Tu es juste devenue des doigts qui tapent.
Ligne 153 à 160 : 10 minutes. Ah putain, Excel ça te fait réaliser que t'as quand même une vie pas passionnante.
Ligne 161 à 165 : 10 minutes. Il faut que tu fasses une pause car là tu penses que ta vie c'est de la merde.
30 minutes après.
Ligne 165 à 170 : 5 minutes. Là, tu te dis que la famille c'est pas si bien que ça.
Ligne 171 à 173 : 5 minutes. Tu rajoutes aussi que t'es vraiment trop conne de dire oui à tout.
Ligne 173 à 174 : 5 minutes. Tu réalises que tu as énormément envie de smarties. Faut que t'ailles en prendre dans le placard.
15 minutes après car finalement t'en as profité pour pisser, te laver les mains, boire, te démaquiller, t'admirer et...prendre tes smarties.
Ligne 174 à 175 : 5 minutes. T'as décidé de t'enfiler toute la petite boite de smarties d'un coup. En basculant la tête en arrière pour recevoir tous les bonbons dans la bouche, tu te dis que limite tu simules un suicide en avalant des petites pilules.
Ligne 175 à 177 : 5 minutes. C'est bon les smarties mais ça te fait pas avancer plus vite.
Ligne 178 à 180 : 5 minutes. Tu regardes ton lit. Il est vide.
Ligne 180 à 180 : 4 minutes. Là tu bloques. Tu tapes plus. Tu regardes l'écran sans le voir. Ton lit est vide. Comme tous les soirs depuis, depuis...bien trop longtemps ! Tristesse.
Ligne 181 à 183 : 5 minutes. Tu penses toujours. Les filles c'est nul de toute façon. Sert à rien.
Ligne 183 à 184 : 10 minutes. Ta pensée s'intensifie. Pfff, être en couple, c'est nul. Sert encore plus à rien à part à baiser. Ouais, ça c'est bien. Faire l'amour aussi. Bref, fille = lit pas vide.
Ligne 185 à 187 : 15 minutes. Tu sombres. Faut que tu te trouves une femme. Pas conne, pas chiante, jolie, qui t'admire, t'idolâtre, se prosterne devant ton corps nu.
Ligne 187 à 188 : 10 minutes. T'as une idée, d'un coup, la solution. Faut que tu te clones. Ouais, ça ce serait parfait. Toi avec Toi. L'amour fou. Une dévotion sans faille pour toi-même.
Ligne 189 à 190 : 5 minutes. Oh putain ! Ca te fait de plus en plus chier cette merde ! Il est temps que tu ailles chercher une cannette de coca.
Ligne 191 à 194 : 5 minutes. Le coca qui pétille ça réveille un peu. Tu penses que c'est bien dommage de ne pas aimer l'alcool. Là, tout de suite, t'aimerais bien avoir une bouteille de Whisky pour te bourrer la gueule. Ca te ferait oublier toutes ces lignes, toutes ces colonnes, tout ces noms, ces numéros, ces villes !
Ligne 195 à 196 : 1 seconde. Un doublon ! Tu es la plus heureuse du monde ! Ca te fait une adresse en moins à taper. Là, t'es pas loin de penser que dieu existe réellement.
Ligne 194 à 200 : 15 minutes. Tu conclues que finalement dieu n'existe pas du tout. Il est 1h du matin. C'est l'heure d'arrêter. Ta vie est pourrie. Toi, t'es nulle. T'es bonne à rien. T'es lente en plus, tu peux pas taper sans penser. Vas-y tu peux rejoindre ton lit VIDE ! Du coup, cette nuit, t'es trop une rebelle. Tu vas dormir nue. Ouais, parfaitement. T'aimes pas d'habitude mais là, tu te révoltes. Faut dire aussi que t'as pas la force d'aller mettre ton pyjama. Tu te lèves. Tu retires tout, tu jettes n'importe où tes fringues car tu t'en fous et tu te jettes NUE sur ton lit VIDE. Avant de t'endormir, t'as quand même le temps de conclure que tu n'es qu'une larve insipide, inutile et que ta vie est un enfer.
Voilà. C'est ça Excel. Je pourrais t'en faire un poème bien dépressif ou alors une rime du style "sur Excel j'excelle" mais non, je vais m'abstenir. Tu crois que j'ai fini avec mes adresses ? Tu rêves ! Des centaines de feuilles je t'ai dit, j'ai même pas fait un dixième ! Faut pas que j'y pense sinon je tombe en dépression. Je vais y passer des semaines. Le mieux serait que je trouve un esclave. Je vais regarder sur E-bay. Attends, on trouve bien des gosses et des femmes, j'ai le droit de rêver quand même, ne brise pas mes illusions !
10 juin 2009
Affaire d'Etat
Ah tu le sens rien qu'à mon titre que la prise de la Bastille n'est pas un événement du passé. Tu sais que ce soir c'est le coup d'Etat sur mon blog. Mais tu sais pas pourquoi et t'aimerais bien savoir car ma vie t'importe.
Alors, déjà, faut que tu saches que je vais pas te cracher le morceau de suite. Non, ce serait nul, trop simple. Tu me connais maintenant, j'aime bien mettre du suspens, que tu me supplies mentalement de tout te révéler, t'as même envie d'aller immédiatement à la fin de mon article pour tout savoir. Non ? Non ! Je te déteste, t'as le chic pour casser l'ambiance. Merde, putain, puisque c'est ça, ce soir on fait pas l'amour. Quoique, en fait, si t'as envie, je peux passer outre. Non ? Encore non ! Bah tu m'emmerdes. Puisque c'est ça, il suffit de mots inutiles, j'arrive dans le vif du sujet.
Ca m'est venu vendredi soir cette révolte et j'ai pas eu le temps depuis de l'écrire, tu m'excuseras. Mieux vaut tard que jamais.
Donc, vendredi soir, je passais une soirée avec mes amies. Dans l'ordre on a fait un bar PMU car ça a son charme, faudrait que t'essaies. Non, c'est pas moins cher mais c'est bien pourri. A tel point que, finalement, c'est pas mal. Ensuite une crêperie et enfin, un café en face de la comédie française pour oublier le bar PMU.
Durant cette soirée où Calorine était présente, son blog est venu plusieurs fois dans les conversations. Son arrêt aussi. C'est pas la 1e fois qu'on s'insurge de cela. Non.
Faut que tu saches que nous, les amies réelles de Calorine, on a découvert en même temps que toi sa décision. Je me revois, stupide, devant mon écran. J'avais envie de l'appeler pour l'engueuler : "quoi ?! T'arrêtes et tu préviens même pas ! C'est ça pour toi notre amitié ? Tu prends des décisions personnelles sans nous consulter maintenant ! Tu nous laisses découvrir ça en même temps que tout le monde ! Je te hais, te déteste, t'es plus mon amie, on n'a jamais fait l'amour et je peux te dire, qu'avec ce que tu viens de faire, on le fera jamais. Quoi, t'en es bien contente ! Je te re hais et re déteste. A jamais !" Voilà. Ca aurait pu donner ça. Mais j'ai pris sur moi, je me suis dit que j'étais un peu psychopathe sur ce coup là. Je pensais que j'étais la seule à mal le vivre.
Mais.
Quelques jours plus tard, Naboo s'insurgea également. Elle tempêta son mécontentement auprès de Calorine. A côté d'elle, je me fis écho, Ciloo aussi. Ah ah ah ! Je ne suis pas si psychopathe que ça finalement. Je suis même plutôt normale. Enfin, je me compare à Naboo et Ciloo alors je ne garantis pas la normalité...normale.
Bien, peu de temps après, Cat, qui ne lit pas nos blogs, en apprenant cette nouvelle, n'était pas contente non plus. Ok, elle lit pas donc t'as envie de dire "qu'est-ce qu'elle s'en fout ?" mais c'est le fait de ne pas avoir été consultée. Ouais, on a nos sensibilités quand même. Et enfin, vendredi, Anne fit part aussi de son incompréhension à l'intéressée, si t'as toujours pas compris je me répète : Calorine. Et ouais, je fais des liens partout parce que ça me fait rire, on s'amuse comme on peut.
Donc, vendredi soir, place du Louvre, entourée de mes amies et écoutant un air de violoncelle charmant, j'ai regardé Calorine et j'ai su. J'ai su qu'elle n'allait pas s'en tirer si facilement. Genre, je vais pas gueuler en public ma tristesse. Attends, on la gueule bien pour une rupture, je peux bien la dire pour la mort d'un blog. De plus, il faut dire que ces derniers temps CALORINE (ouais je peux mettre en lien même quand c'est en majuscules, je m'éclate trop ce soir) me cherche.
Non contente de ne pas avoir émis un avis à ses amies pour les préparer psychologiquement, elle ose spammer mon blog. D'abord avec les petits chats. Alors, que je tentais péniblement de caser les miens (t'as pas aidé : 5 sont morts je te le redis pour que tu te détestes), elle arriva en disant : "gnagnagnagna moi aussi gnagnagnagna 5 chats gnagnagnagna on les tue pas nous gnagnagnagna je t'en donne un si t'en veux gnagnagnagna..." Fourbasse.
Mais elle persiste en postant des commentaires désobligeants avec des sous-entendus comme quoi je ferais une mauvaise marraine, que ce serait la catastrophe. Franchement, je ne vois pas pourquoi. Je lui ai bien dit que, pour ses enfants, je m'en occuperai en leur apprenant toutes les insultes à balancer à leur mère quand elle sera chiante, en leur expliquant comment on importe des filles dans son lit et aussi comment on les exporte mais pas avant 40 ans car je veux pas être la marraine d'une catin ou d'un gigolo.
Quelle saloperie quand j'y pense. Elle est insolente, ne fait pas profil bas. Le pire c'est que ce fameux vendredi elle nous sort "mais depuis que j'ai arrêté je me rends compte que j'ai trop de choses à raconter". Bah voilà ! Elle a arrêté sans nous demander. Erreur. Nous aurions pu lui dire qu'il y a des périodes avec et des périodes sans.
Donc, moi je dis, attention, tu lis bien ce que j'écris : un blog ça s'ouvre n'importe comment. Mais ça ne ferme pas sans un minimum de classe. Et surtout, surtout, ça ne se ferme pas sans prévenir ses vraies amies ! C'est une règle qui vient d'être faite pas moi, ce soir. Donc, étant donné que cette règle n'a pas été respectée, la fermeture du blog de Calorine est nulle et non avenue.
Voilà. Je mets le tampon : REFUS. Hop, on fait comme si elle nous avait pas dit adieu. Oui, je dis "on" car t'es d'accord avec moi. D'ailleurs, t'es gentille, tu laisses un com pour le dire. Ce sera la pétition web 2.0. Au lieu d'une signature tu dis que t'es pour moi. Quoi ? Tu lisais pas le blog de Calorine ? On s'en fout ! Tu mets juste "Je suis d'accord avec Ginette". Tu vois, t'as juste à faire copier/coller en plus. Calorine a un grand coeur. Je t'assure. C'est bien pour ça que je fais ça. Elle va pas résister. Au pire, si ça lui suffit pas, je vais chialer devant elle et là, c'est certain, elle craque. Mais bon, j'aimerais bien garder un minimum de dignité alors si je pouvais éviter ce serait bien.
J'ai écrit ce truc hier à minuit. N'étant pas fraîche spirituellement, j'ai attendu maintenant pour le publier. Et qui a envoyé un mail ce midi juste pour me faire chier ? Calorine ! Et elle disait quoi dans ce mail, bah lis : "Bon, comme je me suis faite engueuler la dernière fois, je voulais vous prévenir qu'à cause de ma chef, j'ai rouvert mon blog. Parce qu'un blog, c'est mieux qu'une psychanalyse...Et c'est moins cher."
Quand je te dis que c'est une fourbasse ! Je mens pas et genre c'est à cause de sa chef ! Ouais, c'est ça, c'est surtout parce que c'était une mauvaise décision.
Du coup ma révolte est avortée, enfin presque...je garde une certaine rancune, faudra me faire un truc à bouffer pour que j'oublie ! Sinon, la pétition web 2.0, elle tient toujours mais on l'adapte : "Ginette tu as raison (comme toujours). Calorine a fait une erreur, elle te doit un gâteau".
Calorine : oui, je t'aime encore, ça va !
04 juin 2009
La rencontre
Elle a eu lieu ce week-end. J'ai fait la connaissance de Camille. Petite fille de 4 ans.
Quand j'ai su qu'au barbecue familial et amical il y aurait une gosse, j'ai fait la moue. "Tu verras, elle est trop mignonne". Ouais, c'est ça ! A chaque fois c'est pareil : ils sont chiants, cons, insolents, inintéressants. Il est évident que je n'aime pas les enfants d'aujourd'hui, ces petits rois mal éduqués victimes de la cool attitude des parents. Un bon congélateur géant ça résoudrait le problème de l'humanité !
Bref, donc Camille. Je suis arrivée, elle était déjà là. Ah ! Je n'ai pas eu le temps de me préparer psychologiquement. Je me penche pour lui faire la bise. Elle tend son petit cou pour faire de même et sa voix aiguë me dit "bonjouuuuuuuuuur". Oh surprise ! Elle a les bases de la politesse. Ok, un bon point mais on va pas s'enflammer. Faut attendre pour se faire une vraie opinion.
Apéro. Pas un mot. Elle joue toute seule, demande poliment à ses parents quand elle a besoin, ne hurle pas, répond quand on lui pose une question. Bien. J'observe. Je vois bien qu'elle me regarde de temps en temps. Je détourne la tête. Faudrait pas qu'elle pense que je l'aime bien. Je joue avec les chiens. Elle s'approche et me fixe. Je sens que je vais craquer. Ses yeux bleus, sa coiffure hirsute qui lui donne l'air d'une petite sauvageonne...je lui envoie la balle. Un sourire et voilà, je suis foutue. Je joue 10mn avec elle avant de passer à table. Nous mangeons, elle ne me colle pas, fait sa vie et moi la mienne. Je m'isole fumer. Je savoure la chaleur sur ma peau, j'écoute les conversations lointaines, je contemple la nature. Je sens une main se glisser discrètement dans la mienne, avec douceur. Je referme mes doigts sur elle. Quelle main petite ! Elle me pose des questions, j'y réponds. Je l'emmène faire un tour dans le jardin en jouant avec les chiens. "Oh il fait son fou fou ! " "C'est mon amour !" Limite si j'ai pas été attendrie par ces exclamations enjouées. Elle ne s'impose pas. Quand nous retournons à table, elle ne me harcèle pas. Elle est juste attentive à mes occupations. Dès que je m'éloigne, elle vient, me prend la main.
Alors que j'étais accroupie dans l'herbe pour caresser le chien, elle me rejoint. Et, toujours avec délicatesse, elle s'assoit sur ma cuisse. Je l'enlace pour ne pas qu'elle tombe. Machinalement, je lui caresse le bras. Elle me caresse le dos. C'était doux, tendre. Elle frotte sa joue contre la mienne. Cette attention me touche. Je lui fais un bisou. Elle y répond toute contente en s'accrochant à mon cou. Je la soulève. Elle ne pèse rien, encore plus légère que le chien. Je la regarde et dis : "tu sais que tu es vraiment mignonne toi". Elle me répond par un grand sourire, me regarde droit dans les yeux. En fait, dès le début, j'ai apprécié son regard franc qui cherche les yeux de son interlocuteur et n'a pas peur de le soutenir. Elle est peut-être petite mais elle dégage quelque chose...je ne sais pas quoi exactement, une assurance, une confiance en elle, envers les autres ? Elle me fit face donc et me dit, un peu timide : "tu veux bien être ma copine ?". Sans réfléchir, je lui dis oui. Elle est toute heureuse de cette acceptation. Il lui en faut peu...ou beaucoup remarque car pour que j'accepte une amitié, faut avoir un haut niveau.
J'étais assez fière et flattée qu'elle recherche ma compagnie et mon affection. Je n'en reviens toujours pas. Comment, moi, j'ai pu me faire avoir ? Mon coeur a été atteint, ma sensibilité aussi. Elle m'a bien eue cette petite. Mais n'allez pas croire que j'aime les enfants. Camille est l'exception. J'aime déjà les femmes, c'est un handicap assez grand, je vais pas en rajouter avec les gosses.
