Femme parfaite

Le lieu de l'autodérision et du second degré

08 septembre 2009

Ma question

Ah, tu peux pas savoir comme ça me perturbe. J'y ai pensé avant de m'endormir et ça a continué toute la journée. C'est rare que mon cerveau soit si longtemps occupé.

J'ai réfléchi, médité, mais je ne trouve pas la réponse, je vois pas l'intérêt.
Je t'assure, j'ai tenté de me projeter, comme d'habitude, pour avoir plus de chances de comprendre. Mais rien. J'y arrive pas.
Non, non, non, vraiment...je me demande comme tu peux être motivé par ça.
Ca quoi ? Ah pardon ! J'oublie souvent que tu peux pas deviner de quoi je parle si je te détaille pas tout. J'adore faire languir tu sais. Limite si ça m'excite pas un peu. Oui, il m'en faut peu.

Alors, rentrons dans le vif du sujet. Assez de tergiversations (comme je te case des mots intellos des fois). Hier, je suis rentrée tard. Tu t'en fous et moi aussi. J'ai allumé ma télé et une cigarette. J'étais sur la 6, à la fin d'un dîner presque parfait. Et c'est à ce moment que j'ai été bouleversée au point de suspendre mon geste et de laisser ma cigarette se consumer.
Sais-tu que y'a un jeu auquel tu peux participer. Je sais plus ce qu'il faut que tu fasses et ce n'est pas ça l'important. C'est la récompense. Si t'as la chance de gagner, d'être l'élue, qu'est-ce que tu gagnes ? Tu sais pas ! Bah je vais te le dire. Attention, t'es toute ouie ? Assieds-toi. Tu vas pas t'en remettre. Finis ta clope (oh faute ! clope c'est masculin, pas féminin, mais je m'en fous, c'est plus joli de dire ça) avant de lire ce qui suit sinon elle va se fumer toute seule et ce sera de l'argent gaspillé. C'est bon, t'as écrasé le mégot.
Donc, si tu gagnes au jeu d'un dîner presque parfait tu auras le droit à : UN AN DE PRODUIT VAISSELLE ! Si ! Je te jure. Et comme ils disent, tu pourras essayer tous les parfums ! GENIAL ! Et ils disent ça avec tellement d'excitation que tu te demandes si tu vas pas te mettre à danser nue sur ton lit en balançant string et soutif.

Rassure-toi, je ne l'ai pas fait. Je suis restée enfumée, immobile et pensant. Qui ? Oui, qui pourrait se ruer sur ce jeu grâce aux produits vaisselle.
Déjà, c'est discriminatoire, ça élimine ceux qui ont une machine à laver et c'est dégueulasse ! Ensuite, imaginons que t'es comme moi. T'es seule. Ta vaisselle se résume donc bien souvent à 1 tasse, 1 assiette, des couverts et un verre. Ce qui signifie que ton produit vaisselle il te dure longtemps. Si t'en achètes 3 par an c'est le grand maximum alors qu'est-ce que t'en as à foutre de gagner 1 an de ça ? C'est pas ce qui va sauver ton pouvoir d'achat.
A la rigueur, 1 an de tampax bon ça pourrait être un peu plus intéressant et encore ça vire les hommes et c'est pas équitable ! Mais un an de produit vaisselle ! J'en reviens toujours pas. Quelle bande de radins. Je crois que c'est MIR qui propose ça et bah j'ai décidé de ne plus jamais en acheter ? Voilà. Ils m'ont perdue. Je déteste les avares. C'est comme ça. Une honte, une infamie, que dis-je ! Un scandale. Révoltant.
Et en plus, quand même, ça m'interpelle. Ca revient toujours. Qui, mais qui bordel de merde de bite à queue (là, tu noteras, c'est plus du tout intello) peut être motivé par ça !
J'aimerais savoir, vraiment. Je pense même à leur écrire pour savoir combien de gens ont participé. Allez, si t'as joué, dis-le moi et explique-moi pourquoi.

Tu vois, j'ai des questions existentielles. Je me demande si je vais réussir à surmonter cette pensée qui me taraude (pas mal comme mot aussi) l'esprit. Y'a des chances pour que ça m'empêche même de trouver le sommeil car je trouve pas la clé à cette réponse : qui peut désirer gagner 1 an de produit vaisselle ?

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06 juillet 2009

Savoir se taire

Depuis vendredi soir, mon ex occupe mon esprit. Sa voix exactement. J'ai décroché le téléphone et j'ai entendu "j'ai plus de copine". Logiquement, j'aurais dû sauter de joie, me mettre à genoux pour remercier le ciel, la terre, la mer et que sais-je encore, pour avoir mis fin à ce massacre. Seulement, je me suis contentée d'un "ah" et j'ai laissé le silence digérer ses mots.

Même si ça fait un moment qu'elle sait que cette histoire doit avoir une fin, même si elle était plus malheureuse qu'épanouie avec sa copine, il n'empêche qu'elle l'aimait. C'est bien là le problème. C'est d'ailleurs souvent ça le problème. C'est surprenant de voir ce que, par amour, tu es capable de supporter.
Ca doit faire 6 mois que je lui répète qu'il faut que ça s'arrête. Pourtant, l'autre soir, j'ai fermé ma gueule. Je lui ai épargné ces phrases qui font plus de mal qu'autre chose, tu sais ces banalités que tu sors histoire de te donner bonne conscience : "c'est mieux ainsi", "t'en trouveras une autre mieux", "ça va passer" et la pire de toute qui ne veut rien dire et ne sert strictement à rien, la célèbre "je suis désolée".

Je l'ai écoutée, je l'ai laissée me raconter sa rupture. J'entendais sa voix qui n'était pas celle de d'habitude. J'avais son désespoir collé à mon oreille. La longueur de ses silences sûrement accompagnés de larmes muettes. Je n'ai pas essayé de la réconforter, j'aurais échoué de toute façon. Ce n'est pas ça dont elle avait besoin. Il fallait qu'elle partage sa peine. Il fallait aussi qu'elle dramatise. Là, je lui ai interdit de se remettre en cause. J'ai refusé qu'elle pense que sa vie était pitoyable. Je lui ai rappelé toutes les fois où nous avons vécu cette situation avec diverses filles. Je lui ai montré que nous avons toujours réussi à oublier et à recommencer. Bien entendu, il est trop tôt pour qu'elle entende qu'elle aimera de nouveau. Ca prendra le temps qu'il faut et ça dépendra aussi des femmes qu'elle rencontre.

Pour le moment, elle est dans la phase déprime. La connaissant, rapidement, elle passera par la phase du grand n'importe quoi. Elle me dira qu'elle a passé la nuit en boîte, qu'elle a bu des tonneaux d'alcool et qu'elle a roulé des pelles à des mecs car elle tente de devenir hétéro pour oublier les femmes. J'en soupire d'avance. Mais j'attends avec impatience cette phase car, après, elle me dira qu'elle a envie d'une copine. A ce moment là, elle n'aura plus sa voix triste, elle aura retrouvé son énergie, son humour et son goût pour les femmes. Comme toujours quand on souffre il n'y aura que les jours qui passent qui lui feront du bien.

Il n'empêche qu'en raccrochant, j'ai pensé que j'avais pas dit grand chose. Mais les mots n'apaisent pas les maux. En raccrochant, je me suis dit qu'être célibataire c'est pas mal finalement. Ca t'évite les larmes, le sentiment d'abandon et de manque. Mais j'ai pas conclu ainsi avec moi-même : être célibataire c'est bien en attendant de trouver une femme qui te donne de nouveau envie d'être deux.

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04 juin 2009

La rencontre

Elle a eu lieu ce week-end. J'ai fait la connaissance de Camille. Petite fille de 4 ans.

Quand j'ai su qu'au barbecue familial et amical il y aurait une gosse, j'ai fait la moue. "Tu verras, elle est trop mignonne". Ouais, c'est ça ! A chaque fois c'est pareil : ils sont chiants, cons, insolents, inintéressants. Il est évident que je n'aime pas les enfants d'aujourd'hui, ces petits rois mal éduqués victimes de la cool attitude des parents. Un bon congélateur géant ça résoudrait le problème de l'humanité !

Bref, donc Camille. Je suis arrivée, elle était déjà là. Ah ! Je n'ai pas eu le temps de me préparer psychologiquement. Je me penche pour lui faire la bise. Elle tend son petit cou pour faire de même et sa voix aiguë me dit "bonjouuuuuuuuuur". Oh surprise ! Elle a les bases de la politesse. Ok, un bon point mais on va pas s'enflammer. Faut attendre pour se faire une vraie opinion.

Apéro. Pas un mot. Elle joue toute seule, demande poliment à ses parents quand elle a besoin, ne hurle pas, répond quand on lui pose une question. Bien. J'observe. Je vois bien qu'elle me regarde de temps en temps. Je détourne la tête. Faudrait pas qu'elle pense que je l'aime bien. Je joue avec les chiens. Elle s'approche et me fixe. Je sens que je vais craquer. Ses yeux bleus, sa coiffure hirsute qui lui donne l'air d'une petite sauvageonne...je lui envoie la balle. Un sourire et voilà, je suis foutue. Je joue 10mn avec elle avant de passer à table. Nous mangeons, elle ne me colle pas, fait sa vie et moi la mienne. Je m'isole fumer. Je savoure la chaleur sur ma peau, j'écoute les conversations lointaines, je contemple la nature. Je sens une main se glisser discrètement dans la mienne, avec douceur. Je referme mes doigts sur elle. Quelle main petite ! Elle me pose des questions, j'y réponds. Je l'emmène faire un tour dans le jardin en jouant avec les chiens. "Oh il fait son fou fou ! " "C'est mon amour !" Limite si j'ai pas été attendrie par ces exclamations enjouées. Elle ne s'impose pas. Quand nous retournons à table, elle ne me harcèle pas. Elle est juste attentive à mes occupations. Dès que je m'éloigne, elle vient, me prend la main.

Alors que j'étais accroupie dans l'herbe pour caresser le chien, elle me rejoint. Et, toujours avec délicatesse, elle s'assoit sur ma cuisse. Je l'enlace pour ne pas qu'elle tombe. Machinalement, je lui caresse le bras. Elle me caresse le dos. C'était doux, tendre. Elle frotte sa joue contre la mienne. Cette attention me touche. Je lui fais un bisou. Elle y répond toute contente en s'accrochant à mon cou. Je la soulève. Elle ne pèse rien, encore plus légère que le chien. Je la regarde et dis : "tu sais que tu es vraiment mignonne toi". Elle me répond par un grand sourire, me regarde droit dans les yeux. En fait, dès le début, j'ai apprécié son regard franc qui cherche les yeux de son interlocuteur et n'a pas peur de le soutenir. Elle est peut-être petite mais elle dégage quelque chose...je ne sais pas quoi exactement, une assurance, une confiance en elle, envers les autres ? Elle me fit face donc et me dit, un peu timide : "tu veux bien être ma copine ?". Sans réfléchir, je lui dis oui. Elle est toute heureuse de cette acceptation. Il lui en faut peu...ou beaucoup remarque car pour que j'accepte une amitié, faut avoir un haut niveau.

J'étais assez fière et flattée qu'elle recherche ma compagnie et mon affection. Je n'en reviens toujours pas. Comment, moi, j'ai pu me faire avoir ? Mon coeur a été atteint, ma sensibilité aussi. Elle m'a bien eue cette petite. Mais n'allez pas croire que j'aime les enfants. Camille est l'exception. J'aime déjà les femmes, c'est un handicap assez grand, je vais pas en rajouter avec les gosses.

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28 mai 2009

Ne pas juger

J'ai entendu des ragots, des rumeurs. Je n'y ai pas prêté attention au début. J'ai même combattu ce que je croyais être des divagations. "N'importe quoi !", "ça ne veut rien dire !" Puis, avec le temps, en constatant que plusieurs personnes différentes qui ne se côtoyaient pas me disaient la même chose, j'ai fini par douter.

J'ai donc observé, sans trop y croire. Je trouvais toujours des raisons pour tout expliquer. Enfin, il fut un jour où j'ai dû me rendre à l'évidence. Tout était vrai. J'ai été surprise évidemment. Elle, mère de famille, si aimante envers son mari (du moins c'était l'impression qu'elle donnait), si fragile aussi, ce n'était pas possible qu'elle arrive à gérer un amant. Je croyais qu'elle n'en avait pas la force ni l'énergie. Mais si. Elle l'a fait, elle le fait. Une double vie depuis 2 ans. Ses proches savent et ses collègues se doutent, en fait ils ne doutent plus, ils en sont persuadés. Son mari est au courant.
Bien. Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Ca ne change rien. Non, ce n'est pas une salope. Elle aime son mari et ses enfants. Elle aime aussi son amant. Bien entendu, comme ça, on se dit qu'elle doit faire un choix. C'est facile de déclarer cette évidence mais je suppose que c'est plus complexe que cela, qu'en le vivant, ce choix est impossible.

J'ai été obligée de lui en parler. De cela, je me suis dégoûtée. J'ai longtemps tergiversé avec moi-même. Qui étais-je pour lui balancer sa liaison dans la gueule ? Puis, elle ne s'est pas confiée à moi. A d'autres oui, pas les meilleurs d'ailleurs, mais à moi non. Alors, j'estimais que je n'avais pas l'autorisation de m'immiscer dans son histoire privée. Seulement je sentais la distance que j'installais dans notre relation. Je sentais que j'étais à 2 doigts de la rayer de mon existence. Pas parce qu'elle avait un amant mais parce que quand elle me parlait de sa vie en pensant que j'ignorais tout, je me demandais si elle ne me prenait pas pour une conne en me cachant certaines choses, en occultant certains événements.
Je n'ai pas voulu l'exclure de ma vie. J'ai réfléchi et je me suis dit que c'était sans doute aux personnes que tu aimes le plus que tu caches les choses car voir la désapprobation, la condamnation de tes actes dans les yeux de ceux que tu aimes, ça doit être difficile à supporter. Oui, mais comment a-t-elle pu imaginer que je faisais partie de ces gens qui condamnent ceux qu'ils aiment ? 

Bref, j'ai décidé de lui dire car, en plus de sentir que ce silence nous éloignait, j'entendais les allusions, les moqueries, les quolibets (joli ce mot, je suis contente de le caser). Je ne pouvais pas prendre sa défense. A quoi bon ? Mais je voyais qu'elle ne se doutait de rien, ne voyait pas la médisance. Et ça, je ne pouvais plus le supporter. Je me suis mise à sa place, j'aurais aimé être alertée. Je lui ai donc parlé. Les bras croisés pour empêcher mes mains de trembler. Non, j'étais pas fière. J'ai eu du mal à la regarder en face. J'avais l'impression de dépasser les limites qu'elle avait fixées.
Je lui ai dit "j'entends dire des choses. Ca te concerne." Je n'ai pas eu le temps de poursuivre car elle m'a demandé "tu veux une confirmation ?" Là, je l'ai regardée en face. Mon ton fût doux, enfin je crois. "Non, je ne te demande rien. Que tu me dises ou non, ce n'est pas pour ça que je t'en parle. Je veux que tu saches que les gens parlent et je préfère te le dire même si j'en ai pas envie. Je ne veux pas que ça se retourne contre toi, qu'ils s'en servent pour te faire mal". Elle a compris, a souri. Soulagée j'étais et elle aussi. Elle m'a raconté. Sa dépression, ses consultations depuis un an...Elle m'a demandé ce que j'en pensais. C'est sorti tout seul "que tu sois heureuse comme tu peux, enfin si c'est possible". Sa réponse "bah non, c'est ça le problème, je peux pas être heureuse". Bien entendu. Moi de poursuivre, me retrouvant, nous retrouvant : "et ça va à la maison, ton mari il te fait pas trop chier ?" Elle a ri, m'a dit merci de le prendre comme ça. Nous avons parlé. Sourire aux lèvres. Tout est redevenu comme avant, enfin presque.

Il y a mon orgueil. Oui, je sais, il a rien à faire dans cette histoire mais il s'invite pourtant et gueule. Je suis blessée. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle n'est pas venue chercher mon oreille pour y délivrer ses secrets. De ça aussi, il faudra que je lui parle, pour définitivement renouer notre lien. Je me doute bien de ses raisons. Il y en a 2 : la peur de mon jugement, de mon incompréhension et aussi le fait que j'ai 25 ans, que je n'ai jamais vécu en couple et que je n'ai jamais trompé. Mon "expérience" ne lui aurait été d'aucune utilité. Je n'ose pas imaginer la 3e option : le manque de confiance en moi. Non. Elle me connaît mieux que ça quand même !

Ce qui est surprenant aussi dans cette histoire c'est ma phrase  "et ça va à la maison, ton mari il te fait pas trop chier ?" Si elle avait été à la place de son mari, j'aurais sans doute dit : quel salaud ! J'aurais eu de la compassion pour elle. Là, j'en ai pas pour son mari. J'aimerais pas être à sa place, certes, mais je ne me soucie pas de sa souffrance, je n'y pense même pas. Tout ce qui m'importe c'est elle. Son bonheur, son bien-être. Ca doit être ça l'amitié : ne pas juger et toujours soutenir l'autre même si dans l'histoire et aux yeux des gens, il est coupable.

La vie est quand même compliquée des fois. Bon, je vais descendre une canette de coca pour méditer sur cette dernière phrase.

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09 mai 2009

US Air Force

J'aurais pu vous expliquer ma haine des limaces, surnommées par mes soins "triple salopes" car quand t'arraches l'herbe et que ces connes s'écrasent dans ta main c'est pas agréable.
J'aurais pu vous décrire la douleur de mes muscles à force de bêcher, tailler, couper. J'aurais pu vous dire le temps passé à nettoyer mes mains et mes ongles qui étaient sales, cassés, écorchés.
J'aurais pu vous parler de cette maison vide.  J'aurais pu vous raconter ma nostalgie. J'aurais pu vous faire partager mes souvenirs. J’aurais pu vous montrer tous les objets qui m’ont fait penser à elle. J’aurais pu remonter dans le temps pour la faire revivre durant quelques instants avec mes mots.
J’aurais pu vous expliquer que, ces derniers temps, je prends tout avec légèreté, comme avant. Je suis trop jeune pour faire dans la gravité. Je hausse les épaules quand des choses m’échappent. Je ne pense qu’à profiter des gens que j’aime et le reste n’a pas grande importance et donc me laisse indifférente. Je pourrais vous dire que j’aime ça.
Voilà, ça en fait des choses à dire. Mais faut se concentrer sur un thème. Par conséquent, je vais t’épargner tout ça et je vais te faire découvrir quelque chose. J’ai été émerveillée et oui, c’est en rapport avec mon titre. T’as cru que j’étais déstructurée ou quoi ! Alors, t’es gentille si tu connais déjà ce que je vais te montrer bah tu fais comme si t’avais jamais vu. Je ne t’autorise qu’à t’ébahir avec moi. C’est tout. Non, ce blog n’est pas démocratique, il est dictatorial puisque c’est le mien.

Oui, j’en viens à ma découverte. Figure-toi que je vais te montrer la ration de combat quotidienne d’un militaire. Ah, t’es ravie. Tu t’y attendais pas à celle là. Alors, tout tient dans une petite boîte. T’as tes 2 repas. Tu veux voir ce qu’on te propose au menu. Pas de problème, je te montre dans le détail car je me fous pas de ta gueule. Tu me diras merci après.

La petite gamelle du militaire. La voici

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Son contenu :

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Son contenu en beaucoup plus détaillé car je fais bien les choses. Tu peux admirer un petit sachet de lait. Y'a aussi du cacao et du café. Pour tous les goûts. N'oublions pas le sucre

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Du sucré : chewing-gum, nougat, pâte de fruit, bonbons, caramels

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Du salé : chili con carne, pâtes au saumon, soupe, fromage, sardines

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Des petits mouchoirs pour rester propre

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Et enfin, le truc qui a remporté toute mon admiration :

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Ouais, c'est un petit réchaud. Tu le déballes, tu plies comme il faut, t'allumes une petite pastille et voilà, t'as ton petit feu pour réchauffer ta bouffe. T'as même une petite pince pour pas te brûler ! Magique, bien fait.

Récapitulons, vue d'ensemble :

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Une petite boîte qui en contient des trucs. J'en ai mis du temps à tout bien re-ranger !
Alors, sur la petite boîte c'est bien écrit : sans porc. J'ai trouvé ça très bien. Ouverture d'esprit. Ok, c'est mis aussi octobre 2008 et là tu te dis qu'il faut jeter la boîte. Là, je réponds : FAUX ! Y'a que la pâte de fruit qui est périmée. Le reste c'est 2010. Est-ce que c'est bon ? A ce qu'il paraît oui. J'ai pas essayé. Non, je vais garder cette boîte quand j'inviterai une fille à manger à la maison. Je lui sortirai le chili, les sardines, les pâtes au saumon et je lui dirai : ouais j'ai été cuisinière dans une autre vie. Le dessert c'est moi. Pour me remercier de ce repas fais-moi l'amour.
Je pense que mon plan drague est au point. Aucune femme ne résisterait à la ration du militaire.

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03 avril 2009

Ikéa et moi

(Parce que ce que femme me demande, femme obtient)

Ouais je fais de la pub et j'ai pas honte. Figure-toi même que j'éprouve pour la 1e fois de ma vie une grande admiration pour un magasin. Si un jour on m'avait dit ça, je crois que je serais morte de stupéfaction.

Ikéa. Une découverte, un coup de foudre. J'y suis allée dimanche. Avec Cat. Est-il utile de te préciser que c'était en banlieue, que nous sommes parties de Paris en voiture et que nous nous sommes perdues ? Nous l'avons réalisé quand nous sommes de nouveau revenues sur le périph et que nous avons vu le magnifique panneau PARIS. Je te passe notre regard avec les yeux ronds et le fou rire qui a suivi.

Ikéa. Un magasin énorme, bien pensé et donc bien fait. Tu entres et là tu te sens pas perdue. Des panneaux te disent "sens de la visite". Au début, j'ai eu un petit sourire moqueur. C'est ça, ils croient qu'on entre dans un musée ces cons ! Bah ouais. Ils ont raison. C'est le musée de la consommation bien agencée. Il y avait du monde. Le parking était plein. Mais une fois à l'intérieur, tu n'as pas le sensation de foule. Les allées sont larges, tu circules tranquillement. Tu peux facilement contourner la mère avec son mioche qui hurle, le connard qui s'arrête brusquement devant les bols comme s'il avait eu une révélation, la poufiasse qui raconte sa vie au téléphone en criant pour être certaine que tout le monde l'entende. Même les couples, qui poussent le romantisme jusqu'à l'absurde en ne se lâchant pas la main et en flânant comme s'ils étaient au jardin du Luxembourg, ne te ralentissent pas.

Tu as tout ce que tu veux là-bas. Le plus impressionnant c'est que tu vois tout. Tu es au rayon salon et tout au bout tu aperçois les cuisines. Tu tournes la tête, tu situes facilement l'emplacement des produits. Tout est visible et accessible. Tout devient donc tentation. Ca te donne envie d'acheter des trucs dont tu n'as pas besoin. On m'avait prévenue. Mon frère m'avait dit de garder mes objectifs, de ne pas me disperser sinon je me retrouverais avec 46 bougies à 1 euro que je mettrais 10 ans à écouler, 37 boîtes qui resteront vides à prendre la poussière dans les placards, 98 mugs qui deviendront mon enfer quotidien car je ne saurais pas choisir dans lequel boire mon café tellement ils sont tous mignons. Je m'étais donc préparée psychologiquement et je n'ai pas cédé. Non. Je voulais une table basse et un putain de tapis que je n'arrivais à trouver et bien entendu, j'ai réussi ma mission. 59 euros fut l'addition totale. Je m'en sors plus que bien.

Ce qui est époustouflant avec Ikéa c'est que tes produits encombrants, comme ma table basse, se trouvent dans une sorte d'entrepôt qui est dans le magasin. Ainsi, tu notes la référence de ta table qui est en exposition, tu notes aussi l'allée et la place et tu y vas. Pas besoin d'attendre un vendeur qui est réquisitionné par 2 petits vieux qui veulent savoir si le marron ça va bien avec leur papier peint rose verdâtre. Efficacité, rapidité. C'est ça Ikéa. 

Je suis tombée amoureuse. On a visité Ikéa à fond tellement tout est bien fait. Nous avons vu la crèche. Là où les parents laissent les gosses jouer dans une salle de jeux pendant qu'ils font les courses. Nous avons découvert les toilettes où le sèche mains est un truc automatique dans lequel tu mets tes mains et qui te soufflent des jets d'air chaud. Ca te masse, ça te sèche, ça te fait du bien. Nous avons mangé aussi. Un self. Et là encore, admiration. Au centre, tu as un espace pour que les gosses puissent jouer et les parents s'installent autour, comme ça pendant qu'ils bouffent calmement ils peuvent voir les gamins faire les cons sans être dérangés. Ikéa a compris le concept des courses en famille et a réfléchi pour que les enfant ne soient plus un handicap dans la consommation des parents. Enfin, Ikéa, ça t'éduque un peu, ça hésite pas à te faire passer des messages. Ainsi au self, tu peux lire sur les murs : "en rangeant vos plateaux vous-mêmes cela réduit nos coups et c'est ce qui nous permet de vous proposer des produits au meilleur prix". C'est clair ça quand même. C'est limite citoyen un tel discours. A la sécu, ils devraient faire pareil : "si tu vas chez le médecin uniquement quand tu es vraiment malade, tes enfants connaîtront peut-être aussi les joies d'être soignés sans payer".

Ikéa. Si je pouvais trouver une femme aussi bien disposée, aussi réfléchie et aussi organisée que ce magasin, je l'épouserais. Mais aucune femme ne sera jamais Ikéa. Ca m'attriste. Et sinon, si tu sais pas quoi faire de ton dimanche, vas-y cours chez Ikéa, tu ne le regretteras pas. Ils devraient quand même m'embaucher dans leur service com' tellement je peux leur trouver des bons slogans pour attirer le client.

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02 avril 2009

Perdre et comprendre

Message : si tu es dépression ne lis pas, car vu le titre, je sens que ça va pas être super joyeux. Viens pas chialer après.

Y'a des moments où tu traverses des crises existentielles. Je ne te parle du petit coup de déprime d'une heure. Je te parle de semaines, de mois. Ta vie n'est pas mal faite, tu n'as pas à te plaindre et pourtant. Tu n'arrives pas à mettre les mots dessus, tu n'arrives pas à savoir ce qui ne va pas. Tu n'es pas là. Tu te sens profondément triste, incroyablement lasse. Ce qui est le plus énervant c'est de ne pas identifier le mal car, du coup, tu ne sais pas contre quoi lutter. Non, tu n'es pas en dépression. Tu changes tout simplement. Tu connais ce moment ? Tu sais, celui où tu sens que tu ne seras plus jamais la même, que tu es dans un tournant. Tu médites pour savoir quels choix tu vas faire, qui tu vas devenir.

Tu trouves cette période pénible. Tu aimerais ne rien ressentir. Plus jamais. Comme ça, tu ne connaîtras plus la douleur, l'absence. La vie c'est chiant, la vie c'est nul. Tu te le répètes.
Tu regardes les objets. Ultimes souvenirs des vies disparues. Tu trouves ces choses bien ironiques. Pourquoi ces trucs sans vie, sans âme, sans coeur survivent ? Pourquoi est-ce que ce sont les choses qui restent et pas les êtres ? Pourquoi ce sont ces objets qui deviennent le réceptacle de ton amour ? Tu te dis que ça sert à rien de s'attacher aux gens. Ca fait trop mal quand tu les perds. Alors tu penses te détacher de tout. C'est parfait. Comme ça, tu souffriras plus. C'est un choix à faire. Ne pas s'investir, se désengager pour que tout glisse sur toi sans t'atteindre. Devenir toi aussi une chose. Dure. Froide.

Oui mais seulement voilà, tu n'as pas envie de devenir cela même si c'est plus simple. Tu te trouves déjà suffisamment cynique, tu n'as pas envie de devenir, en plus, insensible. Tu veux trouver la force de croire que la vie est magnifique. Ok, ton esprit n'y est pas mais à force tu vas bien arriver à l'en convaincre. En attendant, tu restes dans l'expectative. Tu attends que tes peines passent. Elles finiront bien par s'en aller ces connes. Que vont-elles te laisser ? Non, la vraie question, en fait, c'est que veux-tu qu'elles te laissent ? Pas des regrets, pas des remords. Tu veux qu'elles t'éduquent. Qu'elles t'apprennent que la vie est réellement belle, qu'il faut savoir l'apprécier. Tu veux qu'elles te montrent que chaque instant passé avec les gens que tu aimes ne sont pas anodins. Ils ne durent pas toujours. Oui, c'est ça que tu souhaites, que tes tristesses te soient utiles pour goûter encore plus tes joies.

T'as remarqué notre faculté d'oublier que les bons moments ne sont pas éternels ? C'est quand tu vis quelque chose de douloureux que tu réalises comme tout est fragile. Tu t'aperçois alors que tu donnes trop d'importance pour des petits soucis futiles, quotidiens mais sans importance. Bien, alors ce que tu désires par dessus tout c'est de ne jamais oublier ça. Tu veux te rappeler que la vie est éphémère, que demain est incertain et que ce qui compte c'est de profiter d'aujourd'hui et des personnes qui te sont chères. Quand tu auras compris et accepté cette leçon de vie, là, tu deviendras celle que tu veux être. Bien entendu, quand tu seras enfin celle là, tu oublieras petit à petit ta leçon, jusqu'à la prochaine fois car prochaine il y aura et, comme tout le monde te le martèle, c'est ça la vie.

Allez, on va pas se laisser abattre, la prochaine fois je te parle d'Ikéa car, des fois, le monde semble très bien fait.

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03 mars 2009

Je m'interroge

Ca m'encombre l'esprit depuis ce matin. En m'habillant, mes yeux se sont focalisés sur ma petite culotte. Plutôt sur l'étiquette qui dépassait. J'ai regardé. Made in china. Par curiosité, j'ai vérifié celle de mon débardeur. Made in china. La quasi totalité de mes vêtements est fabriquée dans des pays asiatiques. Sûrement par des petits enfants, ou bien par des femmes ou des hommes qui ne gagnent rien.

En marchant, je me suis demandée comment argumenter mon innocence si demain, un petit chinois me demandait pourquoi j'acceptais de payer et de porter ces fringues alors que je sais qu'ils ont été fabriqués par des esclaves du temps moderne. Qu'est-ce que je dirai ? "Voyons, mon chou, ce n'est pas ma faute si tu n'es pas né dans le bon pays." Ou bien "ah, je ne savais pas !" Mais là ce serait mentir. Ou encore "que veux-tu que j'y fasse ?" Là, il me répondrait que je n'avais qu'à pas acheter, comme ça, son pays aurait été obligé de se développer autrement pour mériter sa grande puissance.

Bien entendu, ça m'étonnerait qu'un petit chinois m'interpelle un jour à ce sujet. Soulagement ? Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui vais changer le monde. Je ne vais pas faire un post démago sur l'inégalité des chances. Mais il n'en demeure pas moins que cela me perturbe.
Evidemment, je m'offusque devant ma télé de la façon dont les droits de l'homme sont bafoués. J'ai de beaux discours dessus. Je hausse le ton, m'insurge, lève le poing. Ca leur fait une belle jambe à tous ces gens exploités pour qu'on s'habille. Ils doivent tout de même se demander quels sont les connards qui portent ces vêtements qui ne coûtent 3 fois rien.

J'ai donc décidé de fermer ma gueule sur ce sujet. Je ne me révolterai plus. Ca ne changera rien mais au moins, je cesserai d'être hypocrite. D'avoir de bons mots inutiles, de me porter juge alors que je contribue, participe et accepte cet état de fait. Je me tais. Je ne dirai plus rien. Si je ne suis pas contente, dans ce cas, je peux toujours acheter des habits made in france même si cela signifie qu'ils sont rares et chers. Cela m'étant impossible, je suis bien heureuse de débourser 5 euros pour un tee-shirt, ou 30 euros pour un pantalon Made in china. Alors, il vaut mieux désormais que je garde le silence. Ces enfants, ces femmes, ces hommes travaillent pour que je m'habille à bas prix. Je le sais et par mes achats je cautionne.
C'est décidé, vraiment, je me tais. Les mots doivent aller avec les actes. Et puisque je n'ai décidé d'aucune action, l'absence de jugement me semble beaucoup plus approprié.

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24 février 2009

Le miroir

Des fois, en discutant avec des gens, j'aperçois un non-dit. Oui, le non-dit se voit il suffit juste d'être bonne observatrice et de saisir l'instant. Ce petit moment où tu sens que le silence en dit long, que ton interlocuteur se retranche en lui.
Ca m'arrive de temps en temps de voir cette chose si intime, si douce et souvent douloureuse.

Aujourd'hui, par exemple, c'était avec un collègue à la pause cigarette. On parlait famille et puis il y a eu ce regard qui s'est détourné du mien, a regardé le mur d'en face. Je n'ai rien dit. Je l'ai regardé. Il était de profil. A quoi pensait-il, ça je ne le sais pas car j'ai n'ai pas eu l'indélicatesse de le lui demander. Juste quelques secondes. C'était beau. Du moins, pour moi, qui le voyais partir ailleurs. Un souvenir ? Un visage ? Des mots ? Où s'est-il éloigné ? Vers qui, vers quoi ? Cet air sérieux, ce regard fixe. Il a regardé ses chaussures, comme si, soudain, elles avaient de l'importance. Puis, il est revenu là où il m'avait laissée.
La suite, j'aurais pu la raconter sans la voir. Le petit sourire qu'il m'adresse comme s'il voulait me faire croire qu'il n'était pas parti quelque part en lui. Et la blague vaseuse ou le bon mot qui le remet dans notre réalité, qui efface son absence momentanée.

Sommes-nous tous identiques pour que je me retrouve à ce point dans son comportement ? Combien de fois ai-je eu ce même regard, ce même décrochage lors d'une conversation ? Et combien de personnes ont été les témoins conscients de mes absences ?

J'avais envie de poser ma main sur son épaule. Déjà, parce que ce collègue je l'aime bien, ensuite parce que j'aimerais dans ces instants qu'on le fasse pour moi. Pas de mots. Ils ne servent à rien. Juste un geste. Un geste qui signifie beaucoup, qui témoigne une présence discrète, une attention particulière, une compréhension secrète.
Je n'ai pas osé ce geste avec lui et je le regrette. J'aurais dû tenter. Ce n'est pas parce que personne n'a eu ce geste envers moi que je dois m'abstenir. J'ai réalisé, en effet, que je n'avais jamais senti cette main bienfaisante sur mon épaule. Un jour, peut-être, je sentirai cette agréable présence, cette main désintéressée se poser sur mon corps.

Posté par Ginette parfaite à 23:52 - Vue sur le monde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2009

J'ai PAS envie de baiser

C'est une horreur. C'est dingue comme je suis froide. Ca me change. Même mon envie de moi est quasi inexistante, c'est vous dire si la situation commence à être préoccupante. Je me demande même si c'est pas une ménopause très, très précoce qui commence. Je me dis aussi que y'a bien une femme, un jour, qui va me redonner l'envie, me tordre le ventre, me brûler la peau, m'obséder l'esprit, m'éclater le coeur. Ce jour n'étant pas arrivé, je vais te parler d'autre chose.

Samedi, je regardais une série sur TF1. Ca s'appelle la vie est à nous. C'est bien un titre de série française ça ! Fallait bien remplacer sous le soleil. Bref, dans cette série y'a une lesbienne. Oh révolution ! TF1 ose.

Tu vois, c'est la mode des lesbiennes. Maintenant, t'as toujours une lesbienne dans une série ou bien un épisode où tu vois 2 femmes s'embrasser. Ca doit être vendeur, c'est tendance.
Au début, ça m'énervait. Je me disais que ces connards avaient trouvé le filon pour captiver les téléspectateurs. Et que merde ! Nous ne sommes pas des objets (le nous dans cette phrase est uniquement stylistique, n'allez pas croire que c'est un nous communautaire, car quand je penserai que je fais partie d'une communauté, j'irai à la Gaypride et ça, c'est pas pour demain!) Puis, j'ai réfléchi. Des fois, quand je suis trop catégorique, quand je me laisse emporter, je tente de prendre du recul pour analyser et voir les choses différemment. Comme on dit déjà ? Ah oui ! "Open mind".
Même si je ne doute pas que la lesbienne est vendeuse, je me dis aussi que la télé et les séries de merde peuvent faire avancer les choses. En effet, à force d'en voir à la télé, les gens voient que ce n'est plus une honte. Ca existe, c'est comme ça, la vie est normale.
Du coup, quand ils en croisent dans les rues, ils sont peut-être moins surpris, moins choqués. Etant donné que ça passe à la télé.

J'ai fait un parrallèle. Avant, c'était une honte de voir un noir avec une blanche. Puis, dans les films et les séries, le couple mixte a commencé à être vu. Désormais, un noir qui tient la main d'une blanche n'attire plus les regards réprobateurs. Bon, bien entendu, y'aura toujours des cons pour s'offusquer mais les cons étant cons, on s'en fout de leur avis.

Donc, vois-tu, pour les lesbiennes, je me dis que ça suit le même chemin. Le seul truc qui me gêne c'est que des mecs t'en vois jamais. J'ai toujours pensé qu'avouer son homosexualité pour une femme est beaucoup plus facile que pour un homme. C'est mieux accepté. Ne me demande pas pourquoi. Je n'en sais rien. Visiblement 2 femmes, c'est plus "beau", plus excitant. Je pense surtout que ce qui rend l'homosexualité féminine plus acceptable c'est qu'il y a toujours le mystère, cette douce interrogation : comment 2 femmes peuvent se faire l'amour ? Je crois que dans l'esprit de la plupart ça reste au stade des préliminaires et que donc, l'acte sexuel est plutôt de l'ordre des caresses et de la tendresse et c'est tout. Que les gens pensent cela, je m'en fous. Je ne vais pas mettre une vidéo pour montrer tout ce qui peut se passer quand 2 filles sont nues dans un même lit. Gardons le mystère...et si une jolie brune à forte poitrine veut le découvrir, je me dévoue pour lui ouvrir mes draps.
En revanche, pour les mecs, les gens n'ont aucun mal à s'imaginer ce qui se passe quand ils font l'amour et ça, ils aiment pas. Ca m'emmerde. Déjà, je ne crois pas que l'amour entre 2 hommes peut se résumer uniquement à un rapport annal ou à une sodomie si tu préfères (que ce mot est moche et pas du tout poétique!) En même temps, je n'y connais rien. Mais je ne vois pas ce qu'il y a de problématique. Je ne comprends pas pourquoi l'homosexualité du moment ne se résume qu'aux lesbiennes.

Bref, on va pas tout demander d'un coup et surtout pas à TF1. Déjà, les lesbiennes existent à l'écran. Pour les gays, on va attendre un peu...peut-être que dans 10 ans on les verra eux aussi avec des amis, des petits amis, un chien, des parents, un appartement et ils vivront une vie "normale". 

Posté par Ginette parfaite à 00:37 - Vue sur le monde - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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